RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un sondage de trop peu, une lentille d'argile ou un remblai ancien qui échappent à la campagne de reconnaissance, et c'est la maison entière qui fissure trois ans plus tard. Le bureau d'études géotechnique ne construit rien, mais son rapport commande la cote d'ancrage, le type de fondation et le mode de soutènement : l'erreur reste invisible jusqu'au premier désordre, puis se chiffre au prix d'une reprise en sous-œuvre. Le jour de l'expertise, entre le maître d'ouvrage, le constructeur et l'assureur dommages-ouvrage, c'est votre rapport que l'expert ouvre en premier.
La responsabilité civile professionnelle du géotechnicien couvre les conséquences pécuniaires des dommages que vos missions causent à des tiers : maître d'ouvrage, acquéreur, constructeur, voisin. Elle vise les dommages matériels (fissuration, tassement différentiel, désordre sur un ouvrage mitoyen, réseau enterré sectionné pendant un sondage), les dommages corporels (effondrement d'une fouille, accident lié à l'implantation d'une machine de forage) et les dommages immatériels : surcoût de reprise des fondations, retard de chantier, immobilisation ou perte d'exploitation nés de votre erreur. Sont visées vos fautes d'étude comme vos fautes de conseil : campagne de reconnaissance insuffisante, interprétation erronée d'un essai, hypothèse de portance mal retenue, omission d'alerte, livrable hors délai. La garantie prend aussi en charge vos frais de défense dès qu'un expert judiciaire est désigné, y compris lorsque votre responsabilité finit par être écartée. Elle se distingue de l'assurance décennale, qui répond des désordres compromettant la solidité de l'ouvrage sur vos missions de conception.
Prenez un pavillon en secteur argileux : votre étude conclut à des semelles filantes ancrées à 1,20 m, sur la base de trois sondages qui ont manqué une poche de remblai. Quatre ans après la réception, la maison présente des fissures traversantes et l'expert judiciaire retient un défaut de reconnaissance et une cote d'ancrage insuffisante. Reprise en sous-œuvre par micropieux, réfection du second œuvre et relogement de la famille : l'addition tourne autour de 120 000 €, ordre de grandeur courant sur ce type de sinistre, à comparer aux quelques milliers d'euros d'honoraires de la mission. Sans assurance, ce montant, les frais d'expertise et vos honoraires d'avocat sortent de votre trésorerie, et de votre patrimoine personnel si vous exercez en nom propre. Avec la RC Pro, l'assureur missionne un expert à vos côtés, discute votre part de responsabilité avec le constructeur et l'entreprise de gros œuvre, et règle l'indemnité dans la limite des plafonds souscrits. Concrètement, vous continuez à répondre aux appels d'offres et à facturer pendant les trois ans que dure la procédure, au lieu d'y engloutir votre résultat.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Nombre, profondeur ou maillage de sondages trop justes : une poche compressible, un remblai ancien ou une cavité passent au travers de la campagne. Le désordre apparaît des années plus tard et l'expert remonte directement au programme de reconnaissance que vous avez défini.
Argiles sensibles mal caractérisées, essais inadaptés ou prescriptions trop légères face aux épisodes de sécheresse. Les fissures de dessiccation touchent l'ouvrage entier et la reprise se compte en dizaines de milliers d'euros.
Portance surestimée, cote d'ancrage trop haute, tassements différentiels non anticipés, blindage de fouille ou paroi sous-dimensionnés. La correction impose micropieux, injections ou reprise en sous-œuvre, souvent avec arrêt du chantier et surcoûts en cascade.
Niveau de nappe mal évalué, rabattement mal anticipé, désordres sur le bâti mitoyen ou instabilité d'un talus pendant les travaux. Le voisin agit contre le maître d'ouvrage, qui se retourne aussitôt vers l'auteur de l'étude.
Rapport muet sur ses réserves, sur son domaine de validité ou sur la nécessité d'une mission complémentaire de suivi d'exécution, puis réutilisé pour un autre projet ou un autre implantation. Le manquement au devoir d'alerte est l'un des reproches les plus fréquents retenus par les experts.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Bureau d'études géotechnique : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 26,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Des deux, selon la mission. Dès que votre étude est commandée pour concevoir un ouvrage et que vous êtes lié au maître d'ouvrage par un contrat de louage d'ouvrage, vous êtes traité comme un constructeur : la présomption de responsabilité de l'article 1792 du Code civil s'applique et l'assurance décennale est obligatoire. Une étude préalable vendue au propriétaire d'un terrain, sans lien avec une construction en cours, relève au contraire de votre responsabilité contractuelle, donc de la RC Pro. Un bureau d'études géotechnique a besoin des deux volets, correctement articulés.
Oui, bien plus souvent qu'on ne le croit. Depuis le 1er octobre 2020, la loi ELAN impose au vendeur d'un terrain non bâti constructible situé en zone d'exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles de fournir une étude géotechnique préalable, annexée à l'acte et transmise aux constructeurs successifs. Votre rapport circule donc bien au-delà de votre client d'origine. Écrivez noir sur blanc son objet, ses limites et la nécessité d'une étude de conception avant travaux : c'est votre première ligne de défense, la RC Pro étant la seconde.
C'est le volet exploitation de votre responsabilité civile qui joue : dommage matériel au réseau ou au bâti voisin, dommages immatériels liés à l'interruption de service (gaz, eau, fibre), voire dommage corporel en cas d'incident grave. Le respect des déclarations de travaux et d'intention de commencement de travaux (DT-DICT), le repérage préalable et le marquage-piquetage pèseront lourd dans l'appréciation de votre faute. Vérifiez que votre contrat couvre bien les interventions sur chantier et le matériel de forage, pas seulement la prestation intellectuelle.
Tout dépend du mode de déclenchement de la garantie. En RC Pro, la plupart des contrats fonctionnent en base réclamation : c'est l'assureur du jour de la réclamation qui intervient, à condition que le fait générateur soit postérieur à la date de reprise du passé prévue au contrat. Après résiliation, une garantie subséquente d'au moins cinq ans prend le relais pour les réclamations tardives (Code des assurances, L.124-5). Ne changez jamais d'assureur sans avoir fait écrire noir sur blanc reprise du passé et durée subséquente.
C'est une exigence contractuelle de donneur d'ordre, pas une obligation légale, et elle se négocie avant signature. Promoteurs, bailleurs sociaux et marchés publics fixent souvent un plafond par sinistre et demandent que l'attestation liste précisément les missions couvertes : reconnaissance, étude de conception, supervision d'exécution, diagnostic d'ouvrage existant. Le piège classique consiste à accepter une mission de suivi ou de diagnostic qui ne figure pas dans vos activités déclarées. Faites élargir votre contrat avant d'accepter la commande, jamais après le sinistre.
Un contrat souscrit pour les besoins de votre activité n'ouvre ni délai de rétractation de quatorze jours ni résiliation à tout moment de type loi Hamon : ces droits sont réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (Code des assurances, L.113-12). En cas de changement de situation modifiant le risque, comme une cessation d'activité, une résiliation anticipée est possible dans les conditions prévues à l'article L.113-16. Signalez aussi toute nouvelle mission en cours de contrat : c'est une déclaration obligatoire, pas une option.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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