RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un plat du jour envoyé à cinquante couverts, des cafés brûlants portés entre des tables serrées, un comptoir où l'on sert debout jusqu'à la fermeture : dans un bistrot, le risque n'est pas dans les murs, il est dans ce que vous servez et dans les gestes de votre équipe. Une salmonellose sur une préparation aux œufs, un sol fraîchement lavé sans panneau, un allergène oublié sur l'ardoise — et c'est vous, exploitant, qui répondez du dommage subi par le client. La responsabilité civile professionnelle est la garantie qui paie ce que vous devez à ce client, pas ce que vous perdez vous-même.
La RC Pro d'un bistrot couvre les dommages que votre établissement cause à des tiers dans le cadre de son exploitation : clients, livreurs, fournisseurs, passants, voisins. Elle intervient sur les trois familles de dommages : corporels (une intoxication, une brûlure, une chute en salle ou sur la terrasse), matériels (une carafe renversée sur l'ordinateur d'un client, un manteau brûlé, un vêtement taché par un plat) et immatériels consécutifs (les jours de travail perdus par un client malade, les frais engagés par une entreprise dont la tablée a été intoxiquée). Elle joue pour votre faute personnelle comme pour celle de vos salariés dans leurs fonctions et pour les choses que vous avez sous votre garde — mobilier de salle, plancha, machine à café, store de terrasse (Code civil 1240 et 1242). Elle couvre également les dommages causés par les plats et boissons que vous servez, y compris ceux préparés à partir de produits achetés en l'état, au titre de la responsabilité du fait des produits que vous mettez en circulation. Attention en revanche : elle indemnise les victimes, elle ne répare jamais votre propre local, votre cuisine, votre stock ni votre chiffre d'affaires perdu — c'est l'objet d'un contrat de dommages distinct.
Prenez un samedi de septembre : une tablée de douze salariés d'une entreprise voisine commande le plat du jour. Trois jours plus tard, neuf sont malades, deux sont hospitalisés, l'ARS ouvre une enquête de toxi-infection alimentaire collective et remonte à une préparation à base d'œufs crus laissée trop longtemps à température ambiante. Il faut alors additionner les frais médicaux que l'Assurance maladie vous réclame au titre de son recours, les arrêts de travail, les préjudices personnels des victimes et les honoraires d'expertise : à titre d'exemple, ce type de dossier se situe couramment dans un ordre de grandeur de 40 000 à 80 000 euros, et ce montant illustratif n'a évidemment rien d'un tarif. La RC Pro indemnise les victimes dans la limite des plafonds de votre contrat, mais elle change surtout la nature du combat : un expert est mandaté, le lien de causalité est discuté — était-ce vraiment votre plat, ou le repas de la veille ? — et la garantie défense-recours, lorsqu'elle est incluse, prend en charge votre défense si l'affaire part devant le tribunal. Sans elle, vous négociez seul face à neuf familles, leur avocat et la caisse d'assurance maladie, en payant sur votre trésorerie pendant que la salle reste fermée.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
C'est la mise en cause reine du bistrot : rupture de chaîne du froid sur un plat du jour, mayonnaise ou tiramisu maison, tartare préparé trop en avance, coquillages mal tracés. Un seul service peut contaminer une tablée entière, et l'enquête de l'ARS remonte au producteur du plat, c'est-à-dire vous.
L'information sur les allergènes présents dans vos plats est une obligation réglementaire, et le plat du jour à l'ardoise est le maillon faible : une sauce liée à la crème, une friture au même bain qu'un poisson, un serveur qui répond « non » sans vérifier en cuisine. Un choc anaphylactique chez un client prévenu constitue un dossier corporel lourd, avec faute caractérisée.
Sol détrempé pendant le coup de feu, marche du comptoir, tapis relevé, plateau de cafés renversé sur une épaule ou sur un enfant : la chute et la brûlure sont les sinistres les plus fréquents en volume dans un établissement recevant du public. Une fracture du col du fémur chez une cliente âgée transforme un incident de service en dossier corporel à cinq chiffres.
Servir un mineur ou une personne manifestement ivre est interdit, et la responsabilité de l'exploitant peut être recherchée quand le client cause ensuite un dommage à un tiers. S'y ajoutent les bagarres de fin de soirée au comptoir, où l'on vous reprochera un défaut de surveillance de l'établissement.
Vous répondez de vos serveurs, cuisiniers, extras et apprentis : plat renversé sur un ordinateur portable, porte de réserve refermée sur un livreur, vêtement de client abîmé au vestiaire. Le risque monte d'un cran quand l'équipe intervient à l'extérieur, pour un buffet ou des plateaux-repas livrés dans les locaux d'une entreprise voisine.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Bistrot : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 25,90€/mois* | dès 26,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. La restauration n'est pas une profession réglementée soumise à une obligation légale d'assurance, contrairement au bâtiment ou aux professions du conseil réglementé. En pratique, vous serez quand même sommé de produire une attestation : par votre bailleur commercial (le bail l'impose presque toujours), par la mairie pour l'autorisation d'occupation du domaine public de votre terrasse, par une entreprise qui vous commande des plateaux-repas. Ce sont des exigences contractuelles ou administratives, pas la loi. Et surtout, l'absence d'obligation ne supprime rien : votre responsabilité envers un client intoxiqué existe assuré ou non. À noter : le contrat est professionnel, donc ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon ; vous le résiliez à l'échéance annuelle avec 2 mois de préavis (L.113-12) ou lors d'un changement de situation (L.113-16).
Ne reconnaissez jamais votre responsabilité par écrit, même pour calmer la situation : c'est à l'expert d'établir le lien de causalité, et beaucoup de plaintes isolées ne résistent pas à l'analyse (délai d'incubation incompatible, autres repas pris ailleurs). Déclarez le sinistre à votre assureur sans tarder — le délai contractuel est en général de 5 jours ouvrés. Puis gelez les preuves : plats témoins si vous en conservez, relevés de température des chambres froides, bons de livraison et numéros de lot des fournisseurs, plan de nettoyage, attestation de formation hygiène de l'équipe. Un geste commercial sur l'addition ne vaut pas aveu, mais un mail où vous écrivez « c'est de notre faute », si.
Oui : vos salariés, y compris les extras, les saisonniers et les apprentis, sont assurés en tant que préposés pour les dommages qu'ils causent à des tiers pendant leur service. Si votre serveur renverse un plateau de cafés sur une cliente ou si l'apprenti coince la main d'un livreur dans la porte de la réserve, c'est votre RC Pro qui répond. Deux réserves. La première : la faute intentionnelle d'un salarié n'est pas garantie. La seconde, plus fréquente : déclarez un effectif et une masse salariale réalistes, coups de main du samedi compris. Un établissement déclaré « exploitant seul » qui fait tourner trois extras chaque week-end s'expose à une réduction d'indemnité.
C'est le risque propre à un bistrot par rapport à un restaurant classique. La loi vous interdit de servir de l'alcool à un mineur et à une personne manifestement ivre, et le manquement peut être reproché à l'exploitant si un accident survient ensuite. Distinguez bien deux plans. Le plan pénal : les amendes, la fermeture administrative et la suspension de licence vous frappent personnellement et ne sont jamais assurables — aucun contrat ne paie une amende pénale. Le plan civil : les indemnités réclamées par la victime peuvent, elles, relever de votre garantie. En pratique, une consigne écrite d'arrêt de service et un personnel formé au permis d'exploitation restent votre meilleure protection.
Ils doivent l'être, et c'est un point à vérifier ligne par ligne. Un parasol mal lesté qui bascule sur un passant, un chauffage extérieur qui brûle un enfant, une chaise empilée qui glisse, un câble d'éclairage qui traverse le trottoir, une plaque de gras devant l'entrée : ce sont des sinistres de terrasse, pas de salle, et ils touchent des gens qui ne sont même pas vos clients. Déclarez précisément la surface exploitée et la présence de chauffage ou de plancha extérieure. La mairie qui vous délivre l'autorisation d'occupation du domaine public réclame en général l'attestation avant de signer le renouvellement annuel.
Pas automatiquement. Un plat consommé en salle et un plat emporté qui reste trois heures dans un sac à 25 degrés n'exposent pas au même risque, et un buffet servi dans les locaux d'un client vous fait sortir de votre établissement. Ces activités doivent figurer noir sur blanc dans les activités déclarées, sinon l'assureur peut refuser de prendre en charge le sinistre correspondant. Trois précisions utiles : si vous livrez vous-même en scooter, c'est l'assurance du véhicule qui joue pour l'accident de circulation, pas la RC Pro ; et une fermeture administrative décidée après un contrôle relève de la perte d'exploitation, garantie qui n'appartient pas à la RC Pro.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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