Réglementation 3 septembre 2026 ⏱️ 8 min de lecture

Cabinet de shiatsu : 7 obligations du local à ne pas rater

Registre de sécurité, accessibilité, protections contre le vol, franchise catastrophe naturelle : voici ce que la réglementation impose au local d'un praticien shiatsu, ce que l'assureur exige en plus, et ce qui se joue au moment du sinistre.

Par l'équipe Insurio Courtier responsable · ORIAS 22001730
⚡ L'essentiel
  • Dès qu'un client franchit la porte, le cabinet est un établissement recevant du public : registre de sécurité, registre public d'accessibilité (obligatoire dans tous les ERP depuis 2017), moyens d'extinction et dégagements libres.
  • Recevoir chez soi ne transforme pas la multirisque habitation en contrat professionnel : le matériel de travail et la clientèle reçue en sont exclus ou plafonnés, sauf extension écrite au contrat.
  • Déclarer un capital « contenu » inférieur à la valeur réelle déclenche la règle proportionnelle de capitaux (article L.121-5 du Code des assurances) : sur un sinistre, l'indemnité est réduite dans le rapport capital garanti / valeur réelle.
  • Le contrat est professionnel : ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon. Le régime applicable est l'échéance annuelle avec 2 mois de préavis (L.113-12), le changement de situation (L.113-16) et le défaut de paiement (L.113-3).

Votre cabinet reçoit du public : il est donc un ERP

Dès qu'une personne extérieure franchit la porte pour une séance, le local devient un établissement recevant du public (ERP). Ce n'est pas une question de surface : une pièce de 18 m² avec un futon au sol relève des mêmes principes qu'un centre de bien-être de 300 m². Ce qui change, c'est la catégorie. Un praticien seul, qui reçoit un ou deux clients à la fois, relève en pratique de la 5e catégorie, la plus légère. Le classement précis (type et catégorie) est arrêté par l'autorité compétente au vu de l'activité déclarée et de l'effectif admissible : ne l'auto-proclamez pas dans un dossier d'assurance, faites-le confirmer.

Avant d'ouvrir ou d'aménager, une demande d'autorisation de travaux ERP se dépose en mairie ; elle porte à la fois sur la sécurité incendie et sur l'accessibilité. Beaucoup de praticiens sautent cette étape parce qu'ils reprennent un local déjà classé. Dans ce cas, réclamez au bailleur le dossier existant et le dernier avis de commission de sécurité s'il en existe un : c'est la première pièce que l'expert demandera après un incendie.

  • Registre de sécurité : obligation ERP. Il consigne les vérifications, les travaux, les consignes. Un cahier suffit, mais il doit exister et être tenu à jour.
  • Registre public d'accessibilité : obligatoire dans tous les ERP depuis 2017, tenu à disposition du public à l'accueil.
  • Accessibilité : la loi du 11 février 2005 impose l'accès des personnes handicapées. Une dérogation reste possible (impossibilité technique, contrainte de bâti, disproportion économique), mais elle se demande — elle ne se présume jamais.
  • Moyens de secours : moyens d'extinction appropriés, consignes affichées, dégagements dégagés en permanence, signalétique d'interdiction de fumer et de vapoter.

Domicile, local loué, salle partagée : le statut d'occupation change tout

Trois configurations dominent chez les praticiens shiatsu, et chacune produit un montage d'assurance différent.

À domicile. Dans les grandes villes, le Code de la construction et de l'habitation encadre l'exercice d'une activité professionnelle dans un logement : c'est possible dans sa résidence principale, sans nuisance pour le voisinage, avec des règles plus strictes dès que l'on reçoit de la clientèle ailleurs qu'au rez-de-chaussée. Vérifiez aussi le règlement de copropriété, qui interdit parfois toute activité recevant du public. Côté assurance, le piège est plus lourd : une multirisque habitation couvre un logement occupé à titre privé. Le matériel professionnel, la clientèle reçue et l'activité exercée en sont exclus ou plafonnés très bas. Il faut soit une extension « activité professionnelle » écrite au contrat habitation, soit un contrat professionnel distinct. Ne rien dire expose à la sanction de l'article L.113-9 du Code des assurances : déclaration inexacte de bonne foi découverte après sinistre, l'indemnité est réduite dans le rapport des primes.

En local loué. Le bail professionnel ou commercial impose presque toujours au preneur d'assurer les locaux et d'en justifier chaque année. Lisez la clause de renonciation à recours : elle redistribue la charge entre vous, le bailleur et leurs assureurs. Le locataire répond par ailleurs de l'incendie devant le propriétaire, sauf à démontrer qu'il n'a pas commis de faute (articles 1733 et 1734 du Code civil).

En salle partagée ou en cabinet pluridisciplinaire. Le matériel commun n'appartient à personne en particulier. Écrivez noir sur blanc qui assure la table, les tatamis, le paravent, et vérifiez que votre contrat couvre bien vos biens dans un local dont vous n'êtes pas l'occupant exclusif. Une convention d'occupation précaire n'exonère de rien.

Ce que l'assureur vérifie avant de couvrir le cabinet

Un contrat multirisque professionnelle n'est pas signé sur la seule adresse. L'assureur pose des questions sur le bâti, les protections et les usages, et vos réponses deviennent des conditions de garantie. Il faut distinguer trois natures d'exigence, jamais interchangeables : l'obligation légale (elle s'impose même sans assurance), l'exigence de l'assureur (elle conditionne l'indemnisation) et la bonne pratique (elle réduit le risque et pèse dans la discussion après sinistre).

Point vérifiéNatureAttendu dans un cabinet de shiatsuSi ce n'est pas fait
Installation électriqueObligation légale dès qu'il y a un salarié ; exigence contractuelle sinonVérification périodique par un organisme compétent, rapport conservé (les assureurs se réfèrent souvent à un référentiel de vérification électrique type Q18)Discussion sur l'indemnité si le feu est d'origine électrique et le défaut connu
ExtincteurObligation ERP (moyens d'extinction appropriés)Règle de dimensionnement usuelle : un appareil pour 200 m², au minimum un par niveau, maintenance annuelleManquement opposable et clause de prévention non respectée
Porte d'accès et serrureExigence d'assureurPorte pleine, serrure de sûreté ; fermeture certifiée exigée au-delà d'un certain capitalVol non indemnisé faute des moyens de protection déclarés
Alarme ou télésurveillanceExigence d'assureur au-delà d'un capitalMise en service hors consultations, contrat d'entretien à jourFranchise majorée, voire garantie vol inopérante
Bougies, encens, moxa, chauffage d'appointDéclaration obligatoire (L.113-2)Flamme nue et appareils mobiles signalés, distance de sécurité, extinction contrôlée avant fermetureAggravation non déclarée : réduction proportionnelle (L.113-9)
Registres sécurité et accessibilitéObligation légale ERPTenus, à jour, immédiatement présentablesSanction administrative et dossier fragilisé au sinistre
Capitaux « contenu » et « aménagements »Déclaration contractuelleInventaire chiffré, en valeur de remplacementRègle proportionnelle de capitaux (L.121-5)
Point d'eau et évacuationsBonne pratiqueRobinet d'arrêt repéré et accessible, flexibles et joints remplacés périodiquementFuite détectée tard, dommages aggravés

Conservez ces justificatifs dans un dossier unique, papier ou numérique. Après un sinistre, c'est la présence des pièces — pas la bonne foi — qui accélère le règlement.

Faites l'inventaire chiffré de votre contenu : il vaut plus que vous ne le croyez

Le réflexe du praticien est de sous-estimer son cabinet : « je n'ai qu'une table et des tatamis ». Reconstituez-le à neuf et le chiffre grimpe. Table fixe ou pliante, futon, tatamis, zabuton et coussins de posture, paravent, banquette d'attente, linge en quantité (draps, serviettes, kimonos de prêt), huiles et consommables, chauffage d'appoint et humidificateur, enceinte et éclairage d'ambiance, ordinateur ou tablette avec l'agenda et la facturation, éventuellement un stock de revente. À titre d'ordre de grandeur, un cabinet équipé correctement se reconstitue souvent entre 4 000 et 12 000 € — davantage si les tatamis sont de qualité et le local aménagé sur mesure.

Le poste le plus souvent oublié n'est pas le mobilier, ce sont les aménagements et embellissements : cloison créée, isolation phonique, revêtement de sol, peinture, plomberie ajoutée pour le point d'eau. En location, ils vous appartiennent au sens de l'assurance et doivent figurer dans un capital dédié.

Pourquoi ce chiffrage compte : l'article L.121-5 du Code des assurances pose que si la valeur des biens excède la somme garantie, l'assuré reste son propre assureur pour l'excédent. Exemple simple, donné à titre d'illustration : contenu déclaré 3 000 €, valeur réelle 9 000 €, dommage de 3 000 € après un dégât des eaux. L'indemnité est calculée au prorata, soit environ 1 000 € avant franchise. La déclaration coûte cinq minutes, l'erreur coûte deux tiers de l'indemnité.

Dernier point : vérifiez si le contrat indemnise en valeur d'usage (vétusté déduite) ou en valeur à neuf, et si les capitaux sont indexés. Photographiez le cabinet une fois par an et conservez les factures d'achat hors du local.

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Quatre sinistres qui ferment un cabinet, et les délais qui comptent

Le dégât des eaux reste le sinistre numéro un des petits locaux professionnels. L'origine est souvent chez le voisin ou dans une partie commune. Réflexes : couper l'eau, photographier avant d'éponger, faire signer un constat amiable dégâts des eaux au tiers, ne pas jeter les tatamis gorgés d'eau avant le passage de l'expert. Vérifiez que la garantie « recherche de fuite » figure au contrat : la casse pour trouver l'origine coûte parfois plus cher que le dommage lui-même.

L'incendie vient de l'électricité, du chauffage d'appoint ou de la flamme nue. Si vous utilisez du moxa, de l'encens ou des bougies, c'est une information à donner à l'assureur, pas un détail décoratif : une source de combustion dans une pièce où l'on stocke du linge change la nature du risque. En tant que locataire, vous répondez de l'incendie devant le propriétaire sauf preuve contraire (article 1733 du Code civil), d'où l'intérêt des garanties « risques locatifs » et « recours des voisins et des tiers ».

Le vol suppose presque toujours une effraction caractérisée. Déposez plainte, ne remettez pas la porte en état avant le constat, et vérifiez que les moyens de protection déclarés étaient bien en service. L'article L.113-2 du Code des assurances impose de déclarer le vol dans les 2 jours ouvrés, contre 5 jours ouvrés pour les autres sinistres.

La catastrophe naturelle relève de l'article L.125-1 : la garantie ne se déclenche qu'après publication d'un arrêté au Journal officiel, la déclaration se fait dans les 30 jours qui suivent. Pour les biens professionnels, la franchise légale est de 10 % du montant des dommages, avec un minimum de l'ordre de 1 140 € — un plancher qui absorbe une bonne partie d'un sinistre de cabinet.

Enfin, pensez à l'après : un praticien seul dont le local est inutilisable trois semaines perd trois semaines de chiffre d'affaires. Regardez les garanties de frais supplémentaires d'exploitation ou de relogement provisoire, plus adaptées à un cabinet individuel qu'une perte d'exploitation classique.

Hygiène, affichage, sécurité des personnes : ce qui est obligatoire et ce qui ne l'est pas

Le shiatsu n'est pas soumis à un protocole d'hygiène codifié comme l'alimentaire l'est par la méthode HACCP, ni à une réglementation sanitaire spécifique nationale. Cela ne signifie pas qu'il n'y a rien à faire : en cas de litige ou de contrôle, c'est la démonstration d'une pratique sérieuse qui vous protège.

  • Obligation légale : l'information du consommateur sur les prix des prestations (code de la consommation, articles L.112-1 et R.112-1 et suivants). L'arrêté du 3 décembre 1987 relatif à l'information du consommateur sur les prix, toujours en vigueur, impose à son article 13 d'afficher le prix de vos séances sur un document unique exposé à la vue du public et parfaitement lisible depuis l'endroit où la clientèle est habituellement reçue. L'affichage lisible depuis l'extérieur n'est imposé que selon des modalités fixées par arrêtés sectoriels (coiffure, restauration, hôtellerie, auto-écoles, dépannage automobile), qui ne visent pas le shiatsu : ne le présentez donc pas comme une obligation générale. Une note écrite est par ailleurs due dès 25 € TTC, et en dessous à la demande du client (arrêté n° 83-50/A du 3 octobre 1983 relatif à la publicité des prix de tous les services). Sont également obligatoires la signalétique d'interdiction de fumer et de vapoter et les consignes de sécurité de l'ERP.
  • Exigence d'assureur : les mesures de prévention inscrites au contrat — extincteur maintenu, alarme enclenchée, vérification électrique, absence de stockage inflammable près d'une source de chaleur.
  • Bonne pratique : protocole écrit de nettoyage, linge changé entre chaque client, housses lavées à température, aération entre les séances, traçabilité des produits utilisés. Les chartes des fédérations de shiatsu vont souvent plus loin que la loi ; s'y conformer se plaide très bien.

Attention aussi à ce que vous écrivez sur la vitrine, la plaque et la porte : le shiatsu est une technique de bien-être, pas un acte de soin. Employer un vocabulaire médical ou annoncer un « massage thérapeutique » vous expose à l'exercice illégal de la médecine (article L.4161-1 du Code de la santé publique) et empiète sur le périmètre réservé aux masseurs-kinésithérapeutes. C'est aussi, plus prosaïquement, une source de désaccord avec l'assureur sur l'activité réellement déclarée au contrat.

Enfin, la sécurité physique dans le local mérite deux minutes d'attention : marche non signalée, tapis qui glisse, câble d'enceinte au sol, éclairage tamisé et client qui se relève d'un futon. Ce sont les circonstances de chute les plus banales, et les plus fréquentes.

Un contrat professionnel, pas un contrat de particulier

Deux idées reçues circulent chez les praticiens et il faut les écarter clairement. Le délai de rétractation de 14 jours est un droit du consommateur : il ne s'applique pas à un contrat souscrit pour les besoins de votre activité. La loi Hamon, qui permet de résilier à tout moment après un an, vise les contrats des particuliers sur certains risques ; elle ne concerne pas la multirisque d'un cabinet.

Le régime applicable est celui du Code des assurances pour les risques professionnels :

  • Article L.113-12 : résiliation à chaque échéance annuelle, moyennant un préavis de 2 mois, par vous comme par l'assureur. Notez la date d'échéance dans votre agenda et non celle de la signature.
  • Article L.113-16 : en cas de changement de situation modifiant le risque — déménagement du cabinet, changement d'activité, cessation — la résiliation est possible dans les 3 mois de l'événement, avec effet un mois après notification.
  • Article L.113-3 : à défaut de paiement, l'assureur adresse une mise en demeure ; la garantie est suspendue 30 jours plus tard et le contrat peut être résilié 10 jours après. Un cabinet non garanti pendant une suspension pour impayé est un cabinet nu.
  • Article L.113-2 : au-delà de la souscription, vous devez déclarer en cours de contrat les circonstances nouvelles — agrandissement, nouvelle adresse, nouvelle prestation, installation d'un point d'eau.

Pour un cabinet individuel de shiatsu, le budget d'une multirisque professionnelle se situe fréquemment autour de 13,90 € par mois — un ordre de grandeur indicatif, jamais un tarif garanti : la prime dépend de la surface, des capitaux déclarés, des protections en place et de la zone. Comparez à couverture égale, capitaux et franchises en main, plutôt que sur la seule cotisation affichée.

Questions fréquentes

Oui. Le statut d'établissement recevant du public tient à la réception de personnes extérieures, pas à la surface. Un cabinet individuel relève en pratique de la 5e catégorie, la plus légère : registre de sécurité, registre public d'accessibilité, moyens d'extinction appropriés, dégagements libres et consignes affichées. Le classement exact (type et catégorie) est arrêté par l'autorité compétente. Avant d'ouvrir ou d'aménager, une demande d'autorisation de travaux ERP se dépose en mairie et couvre à la fois la sécurité incendie et l'accessibilité.

Non. Une multirisque habitation garantit un logement occupé à titre privé. Le matériel professionnel, les aménagements dédiés et la clientèle reçue en sont exclus ou plafonnés très bas. Il faut soit une extension « activité professionnelle » écrite au contrat habitation, soit un contrat professionnel distinct. Ne pas déclarer expose à l'article L.113-9 du Code des assurances : en cas de déclaration inexacte de bonne foi découverte après sinistre, l'indemnité est réduite dans le rapport des primes. Vérifiez aussi le règlement de copropriété et, dans les grandes villes, les règles du Code de la construction et de l'habitation sur l'activité en logement.

Cela dépend de la clause d'indemnisation du contrat. Certains contrats règlent en valeur d'usage, vétusté déduite, d'autres proposent une valeur à neuf sous conditions de délai et de remplacement effectif. Deux précautions : chiffrer le contenu à sa valeur de remplacement réelle, sinon la règle proportionnelle de capitaux de l'article L.121-5 réduit l'indemnité au prorata ; et conserver factures et photos hors du cabinet, car un incendie détruit aussi les justificatifs rangés dans le tiroir du cabinet.

Oui, et par écrit. Toute source de flamme nue ou de combustion dans un local où l'on stocke du linge et des huiles modifie le risque incendie. L'article L.113-2 du Code des assurances impose de déclarer les circonstances nouvelles qui aggravent le risque. Une aggravation non déclarée peut entraîner une réduction proportionnelle de l'indemnité (L.113-9). Sur le plan pratique, prévoyez un support ininflammable, une distance de sécurité par rapport aux textiles et un contrôle systématique de l'extinction avant de fermer le cabinet.

Pour un dégât des eaux ordinaire, le délai est de 5 jours ouvrés (article L.113-2), et la franchise est celle prévue au contrat. Si l'événement est reconnu catastrophe naturelle au titre de l'article L.125-1, la garantie ne joue qu'après publication de l'arrêté au Journal officiel et la déclaration se fait dans les 30 jours suivants ; la franchise légale applicable aux biens professionnels est de 10 % du montant des dommages avec un minimum de l'ordre de 1 140 €. Dans les deux cas, photographiez avant de nettoyer et ne jetez pas les tatamis ou le mobilier endommagés avant le passage de l'expert.

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Article rédigé et vérifié par l'équipe Insurio — Tutassûr, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.

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