Réglementation 3 septembre 2026 ⏱️ 8 min de lecture

Cabinet de thérapie systémique : 7 obligations du local

Recevoir une famille entière transforme un simple bureau en local accueillant du public, avec ses obligations propres. Voici ce que la loi impose, ce que l'assureur exige en plus, et ce qui se joue réellement le jour du sinistre.

Par l'équipe Insurio Courtier responsable · ORIAS 22001730
⚡ L'essentiel
  • Un cabinet ouvert au public relève en pratique de la 5e catégorie des établissements recevant du public : accessibilité au titre de la loi du 11 février 2005 et registre public d'accessibilité à tenir à disposition depuis le 30 septembre 2017.
  • Le locataire répond de l'incendie sauf preuve contraire (article 1733 du Code civil) et des dégradations survenues pendant le bail (article 1732) : la garantie risques locatifs n'est pas une option décorative.
  • Une déclaration inexacte du risque de bonne foi entraîne la règle proportionnelle de prime (article L.113-9 du Code des assurances) ; une sous-évaluation du mobilier et du matériel entraîne la règle proportionnelle de capitaux (article L.121-5).
  • Le vol se déclare sous 2 jours ouvrés et les autres sinistres sous 5 jours ouvrés au minimum (article L.113-2) ; une violation de données personnelles se notifie à la CNIL sous 72 heures (article 33 du RGPD).

Recevoir une famille entière : le local devient un risque à part

La thérapie systémique se pratique rarement en tête-à-tête. Une séance familiale réunit couramment quatre à six personnes dans la même pièce, parfois trois générations, souvent des enfants en bas âge, et il n'est pas rare qu'un second groupe patiente pendant ce temps dans l'entrée. Ce simple fait déplace le cabinet d'une catégorie à une autre : ce n'est plus un bureau, c'est un lieu qui accueille du public.

Les conséquences sont très concrètes. Un local où l'on reçoit de la clientèle relève, dans la très grande majorité des cas, de la 5e catégorie des établissements recevant du public : il doit être accessible, dégagé, équipé de moyens de secours élémentaires et tenir un registre de sécurité. Le nombre de personnes reçues simultanément, la largeur du couloir, la présence d'une seule issue ou l'existence d'un étage sans ascenseur ne sont plus des détails de confort mais des paramètres réglementaires.

Le mobilier suit la même logique. Une bibliothèque non fixée au mur, un tapis qui glisse, une prise non protégée à hauteur d'enfant, une table basse à angles vifs : ce sont les causes réelles des dommages corporels survenant dans un cabinet, et le volet responsabilité civile exploitation du contrat multirisque en fait sa matière première. Rien à voir ici avec le contenu de la séance : on parle du bâti, du matériel et de l'accueil.

Enfin, la thérapie systémique embarque un équipement que d'autres praticiens n'ont pas : dispositif de supervision derrière un miroir sans tain, caméra sur trépied, écran de retour, matériel de médiation, jeux et figurines. Autant de biens à inventorier, et autant de traitements de données à sécuriser.

Bail, copropriété, usage : vérifier ce que le local a le droit d'être

Avant toute question d'assurance, il faut que le local ait le droit d'abriter des consultations avec réception de public. Trois documents commandent tout : le bail, le règlement de copropriété et, dans les grandes agglomérations, les règles relatives au changement d'usage des locaux d'habitation prévues à l'article L.631-7 du Code de la construction et de l'habitation.

Le point de friction le plus fréquent concerne les praticiens installés dans une pièce de leur logement. Exercer chez soi sans recevoir de clientèle est une chose ; faire monter deux familles par demi-journée dans une cage d'escalier commune en est une autre. Le règlement de copropriété peut réserver l'immeuble à l'habitation bourgeoise exclusive, interdire les plaques professionnelles en façade, ou encadrer les allées et venues. Un voisin qui obtient gain de cause devant le juge peut faire cesser l'activité : aucune assurance de biens ne répare cela.

Le bail commercial ou professionnel, lui, fixe la destination des lieux et la répartition des travaux. Il impose presque toujours une assurance à la charge du preneur et la remise annuelle d'une attestation au bailleur. Ce n'est pas une formalité : en application de l'article 1733 du Code civil, le locataire répond de l'incendie à moins de prouver qu'il a eu lieu par cas fortuit, force majeure, vice de construction ou communication du feu par une maison voisine. L'article 1732 le rend responsable des dégradations survenues pendant sa jouissance, et l'article 1735 des dommages causés par les personnes de sa maison.

Traduction assurance : la garantie des risques locatifs et le recours des voisins et des tiers doivent figurer noir sur blanc dans le contrat, avec des capitaux cohérents avec la valeur de reconstruction de l'immeuble et non avec celle de votre mobilier.

Accueil du public : accessibilité, sécurité incendie et affichage

L'accessibilité découle de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances. Elle vise l'entrée, le cheminement, la salle d'attente, la salle de consultation et les sanitaires mis à disposition. Lorsque la mise en conformité est techniquement impossible, disproportionnée ou refusée par la copropriété, une dérogation motivée doit être demandée et conservée. Depuis le 30 septembre 2017, tout établissement recevant du public, toutes catégories confondues, doit par ailleurs tenir un registre public d'accessibilité : le décret n° 2017-431 du 28 mars 2017, publié au Journal officiel le 30 mars 2017, laissait six mois aux exploitants pour l'établir, et l'arrêté du 19 avril 2017 en fixe le contenu et les modalités de diffusion et de mise à jour. C'est un document simple, qui décrit les prestations, l'état de conformité, les dérogations obtenues et la formation du personnel d'accueil ; il doit pouvoir être consulté au principal point d'accueil accessible de l'établissement, le cas échéant sous forme dématérialisée (articles L.164-1 et R.164-6 du Code de la construction et de l'habitation, anciennement L.111-7-3 et R.111-19-60).

Côté sécurité, la réglementation applicable aux établissements de 5e catégorie impose des principes stables : dégagements libres en permanence, éclairage permettant l'évacuation, moyens d'extinction adaptés, consignes affichées et registre de sécurité tenu à jour. En pratique, l'inspection se résume souvent à trois questions : l'extincteur a-t-il été vérifié dans l'année ? Le couloir est-il encombré ? Les consignes sont-elles lisibles ?

L'affichage mérite une attention particulière dans ce métier. Le titre de psychothérapeute est un titre protégé depuis la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique : son usage suppose une formation et une inscription conformes aux textes. Une plaque, une vitrophanie ou une enseigne qui l'emploie sans y avoir droit expose à une action pénale et, sur le plan assurantiel, crée un écart entre l'activité affichée et l'activité déclarée à l'assureur. À cela s'ajoute la réglementation applicable à l'information du consommateur sur les prix : les tarifs des prestations doivent être portés à la connaissance du public de manière lisible, y compris avant l'entrée dans le cabinet.

Loi, assureur ou bonne pratique : qui exige quoi

La confusion la plus coûteuse consiste à traiter toutes les exigences sur le même plan. Une obligation légale expose à une sanction administrative ou pénale mais ne conditionne pas forcément l'indemnisation. Une exigence d'assureur, inscrite aux conditions particulières, conditionne au contraire directement la garantie : c'est elle qui produit une déchéance ou une réduction d'indemnité. Une bonne pratique n'engage que votre tranquillité, mais elle pèse lourd dans une expertise contradictoire.

Élément du cabinetNature de l'exigenceCe qui est concrètement demandéEffet au sinistre ou au contrôle
Entrée, cheminement, sanitairesObligation légale (loi du 11 février 2005)Mise en accessibilité ou dérogation motivée conservéeSanction administrative ; sans effet direct sur l'indemnité
Registre public d'accessibilitéObligation légale depuis le 30 septembre 2017 (décret n° 2017-431 du 28 mars 2017)Document tenu à disposition au principal point d'accueil accessible, le cas échéant sous forme dématérialiséeDemandé en cas de contrôle ou de réclamation
Extincteur et consignesObligation légale (établissement recevant du public)Vérification annuelle, registre de sécurité à jourPièce examinée par l'expert après un incendie
Serrure et points de fermetureExigence d'assureurSerrure de sûreté, souvent certifiée A2P, ouvrants accessibles protégésVol sans effraction caractérisée : refus ou réduction possible
Installation électriqueObligation légale dès un salarié (Code du travail), sinon exigence d'assureurVérification initiale puis périodique annuelle par un organismeRapport réclamé après un incendie d'origine électrique
Alarme ou télésurveillanceExigence d'assureur au-delà d'un certain capital contenuMise en service à chaque fermeture, attestation de raccordementNon-enclenchement : déchéance prévue au contrat
Activité, surface et effectif déclarésObligation contractuelle (article L.113-2)Activité réelle, surface, public reçu, matériel vidéo signaléRègle proportionnelle de prime (article L.113-9)
Capitaux mobilier et matérielObligation contractuelleInventaire chiffré, daté, actualisé chaque annéeRègle proportionnelle de capitaux (article L.121-5)
Sauvegarde des dossiersObligation légale (article 32 du RGPD) et bonne pratiqueChiffrement du poste, sauvegarde conservée hors du cabinetConditionne la garantie reconstitution de médias

Conservez ces preuves dans un dossier unique, papier et numérique : facture d'entretien de l'extincteur, rapport électrique, contrat de télésurveillance, inventaire photographié. Ce dossier vaut, le jour venu, plus que n'importe quelle argumentation.

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Protections vol et installations : ce que l'assureur vérifie avant d'indemniser

Un cabinet de thérapie systémique n'attire pas les cambrioleurs pour son stock, mais pour ce qui se revend vite : ordinateur portable, caméra, écran, matériel audio, parfois un fonds de caisse. Or la garantie vol est presque toujours subordonnée à des conditions de protection décrites aux conditions particulières. Elles portent sur la porte d'accès (serrure de sûreté, nombre de points de fermeture, souvent une certification A2P), sur les ouvrants accessibles depuis la voie publique ou une cour, et sur l'existence d'une alarme au-delà d'un certain capital assuré.

Deux pièges reviennent systématiquement. Le premier : la fenêtre du rez-de-chaussée laissée entrebâillée entre deux séances. Sans trace d'effraction, l'assureur peut refuser la garantie, car le vol assuré est celui commis par effraction, escalade, usage de fausses clés ou menace, et non le vol par entrée facilitée. Le second : l'alarme non enclenchée. Une clause de mise en service est une condition de garantie, pas un conseil.

Les installations techniques suivent la même logique de preuve. Dès qu'un secrétaire ou un assistant est salarié, le Code du travail impose une vérification initiale puis périodique de l'installation électrique, réalisée par un organisme compétent, avec un rapport conservé et les observations levées. Un praticien seul n'y est pas tenu par le Code du travail, mais son assureur peut l'exiger et, surtout, ce rapport devient sa meilleure défense après un incendie dont l'origine électrique est suspectée. Même raisonnement pour un poêle ou une chaudière : le certificat de ramonage et le contrat d'entretien annuel se demandent en dix minutes et se réclament pendant des mois après le sinistre.

Vérifiez enfin comment vos biens sont indemnisés : valeur d'usage avec application d'une vétusté, ou valeur à neuf pendant un délai limité. Sur du matériel vidéo et informatique, l'écart entre les deux se compte en milliers d'euros.

Génogrammes, notes et vidéos de supervision : les biens qu'on ne rachète pas

Une caméra volée se remplace en une après-midi. Dix ans de notes de séance, de génogrammes et d'enregistrements de supervision, non. C'est la spécificité de ce métier : les biens les plus précieux du cabinet ne sont pas les plus chers.

Ces supports contiennent des données à caractère personnel qui relèvent des catégories particulières visées à l'article 9 du RGPD, et ils présentent une singularité propre à l'approche systémique : le génogramme documente des personnes qui ne sont pas vos clientes et qui n'ont jamais été informées de quoi que ce soit — un grand-parent décédé, un frère absent, un conjoint qui refuse de venir. Un vol de matériel devient donc immédiatement une question de conformité, pas seulement de patrimoine.

Trois obligations structurent la protection du local sur ce point. L'article 32 du RGPD impose des mesures techniques et organisationnelles adaptées : armoire fermant à clé pour le papier, chiffrement du disque du poste, session verrouillée, sauvegarde conservée ailleurs que dans la pièce où se trouve l'ordinateur. L'article 33 impose de notifier une violation de données à la CNIL dans les 72 heures dès lors qu'elle présente un risque pour les personnes — le vol d'un ordinateur non chiffré contenant des dossiers entre pleinement dans ce cas. Enfin, l'enregistrement des séances derrière un miroir sans tain suppose une information claire et un consentement écrit de chaque participant, y compris pour les mineurs via leurs représentants légaux, avec une durée de conservation annoncée et tenue.

Côté contrat, deux garanties méritent d'être lues ligne à ligne : la reconstitution de médias et d'archives, souvent plafonnée assez bas et subordonnée à l'existence d'une sauvegarde externalisée, et la perte d'exploitation, qui compense la baisse d'honoraires pendant les semaines où le cabinet est inutilisable. Un local sinistré, pour un praticien seul, c'est une activité arrêtée net.

Au sinistre et pendant la vie du contrat : délais et règles à connaître

Les délais de déclaration sont fixés par l'article L.113-2 du Code des assurances : au minimum cinq jours ouvrés pour un sinistre ordinaire, deux jours ouvrés pour un vol. Le même article impose de déclarer, dans les quinze jours de leur connaissance, les circonstances nouvelles qui aggravent le risque : agrandissement du cabinet, ajout d'une seconde salle, installation d'un poste vidéo, embauche d'un salarié, accueil d'un public plus nombreux. Une aggravation non signalée ouvre à l'assureur les options de l'article L.113-4, résiliation ou proposition de nouvelle prime.

Deux sanctions encadrent la déclaration du risque. L'inexactitude de bonne foi déclenche la règle proportionnelle de prime de l'article L.113-9 : l'indemnité est réduite dans le rapport entre la prime payée et celle qui aurait été due. La fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat au titre de l'article L.113-8, sans remboursement des primes. À cela s'ajoute la sous-assurance : si vos capitaux mobilier et matériel sont inférieurs à la valeur réelle, l'article L.121-5 permet de réduire l'indemnité dans la même proportion. Rappelons aussi le principe indemnitaire de l'article L.121-1 : l'assurance répare une perte, elle n'enrichit pas.

En cas de catastrophe naturelle, le régime des articles L.125-1 et suivants s'applique après publication d'un arrêté interministériel au Journal officiel, avec une franchise légale non rachetable ; pour les biens à usage professionnel, elle correspond à un pourcentage des dommages avec un plancher, de l'ordre de 1 140 € à titre indicatif.

Enfin, la vie du contrat. Vous êtes un professionnel : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, ils sont réservés aux particuliers. Le régime applicable est celui de l'article L.113-12, résiliation à chaque échéance annuelle avec un préavis de deux mois, complété par l'article L.113-16 en cas de changement de situation professionnelle, de déménagement ou de cessation d'activité, et par l'article L.113-3 pour le non-paiement de prime, qui déclenche une mise en demeure, une suspension trente jours plus tard puis une résiliation dix jours après. Pour un cabinet libéral de petite surface, une multirisque professionnelle démarre à des niveaux modestes — de l'ordre de 13,90 € par mois à titre d'exemple —, mais ce chiffre ne vaut que sous réserve de l'étude du risque réel.

Questions fréquentes

Non. Une multirisque habitation couvre un usage privatif ; dès que vous recevez de la clientèle, l'activité professionnelle et le matériel qui lui est dédié sortent du périmètre garanti, et la responsabilité liée à l'accueil du public n'est pas prise en charge. Il faut déclarer l'usage mixte à l'assureur habitation et souscrire une multirisque professionnelle pour la partie cabinet. Vérifiez en parallèle que le règlement de copropriété autorise la réception de clientèle et, dans les communes concernées, les règles de changement d'usage prévues à l'article L.631-7 du Code de la construction et de l'habitation.

Pas nécessairement. La loi du 11 février 2005 impose l'accessibilité, mais la réglementation prévoit des dérogations lorsque la mise en conformité est techniquement impossible, disproportionnée au regard de son coût, ou refusée par l'assemblée générale de copropriété. Ces dérogations se demandent, s'obtiennent et se conservent : elles ne se présument pas. Vous devez par ailleurs tenir le registre public d'accessibilité, obligatoire dans tous les ERP depuis le 30 septembre 2017 (décret n° 2017-431 du 28 mars 2017), en y décrivant la situation réelle du local, les dérogations obtenues et les mesures de substitution proposées, par exemple une consultation dans un local accessible partagé.

Deux problèmes distincts. D'abord un problème de déclaration : la présence d'un poste vidéo, d'un écran et d'un dispositif de supervision augmente le capital matériel et l'attractivité du local pour un cambrioleur, ce qui doit être signalé au titre de l'article L.113-2 sous peine de règle proportionnelle de prime. Ensuite un problème de conformité : l'enregistrement suppose une information claire et un consentement écrit de chaque participant, une durée de conservation définie, et des mesures de sécurité conformes à l'article 32 du RGPD. Le vol d'un support non chiffré contenant des séances filmées déclenche l'obligation de notification à la CNIL sous 72 heures prévue à l'article 33.

Ils sont perdus, sauf si une copie existe ailleurs. La multirisque professionnelle peut comporter une garantie de reconstitution de médias et d'archives, mais elle est généralement plafonnée à un montant modeste et souvent subordonnée à l'existence d'une sauvegarde conservée hors du cabinet. Elle finance un travail de reconstitution, pas la restitution d'un contenu unique. La seule protection réelle consiste donc à chiffrer le poste, à sauvegarder à l'extérieur du local, et à ranger les supports papier dans une armoire fermant à clé. Pensez également à la garantie perte d'exploitation, qui compense la baisse d'honoraires pendant l'indisponibilité du cabinet.

Vous n'êtes pas un consommateur : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon ne s'appliquent à ce contrat. En revanche, l'article L.113-16 du Code des assurances permet la résiliation en cas de changement de situation affectant le risque, notamment un changement de lieu d'exercice ou une cessation d'activité, à condition d'agir dans le délai prévu par le texte et de notifier l'assureur, la résiliation prenant effet un mois après. Hors de ce cas, le régime de droit commun est celui de l'article L.113-12 : résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois. Dans tous les cas, déclarez la nouvelle adresse et la nouvelle surface avant l'installation, car le tarif et les conditions de protection dépendent du local.

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Article rédigé et vérifié par l'équipe Insurio — Tutassûr, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.

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