RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Entre le coup de ciseau irréversible et le conseil donné au comptoir, votre métier engage votre responsabilité plusieurs fois par jour. Un métrage coupé de travers, un jacquard vendu pour recouvrir un fauteuil qui lâche en six mois, une teinture qui provoque un eczéma : à chaque fois, c'est un tiers qui subit le préjudice, et c'est vous qu'il vient chercher. La RC Pro couvre précisément cette zone-là — les dommages que vous causez aux autres en exerçant, pas ceux que vous subissez.
La RC Professionnelle d'un commerce de tissu au mètre prend en charge les conséquences financières des dommages causés à vos clients, visiteurs ou partenaires dans l'exercice de l'activité : vente de coupons d'habillement et d'ameublement, mercerie, coupe sur mesure, conseil technique et, lorsqu'ils sont déclarés au contrat, les services associés (ourlets, confection de rideaux, pose à domicile). Elle intervient sur les trois familles de dommages. Les dommages corporels : un client blessé par un rouleau qui bascule, une réaction cutanée provoquée par une étoffe que vous avez vendue. Les dommages matériels : un vêtement, un patron ou un tissu confié que vous abîmez, un canapé taché par un textile qui déteint. Les dommages immatériels enfin, souvent les plus lourds dans ce métier : la collection d'une créatrice décalée, une commande de rideaux entièrement à refaire, l'ouverture d'un établissement bloquée par un tissu non conforme. Dans chaque cas, la garantie finance l'indemnisation due au tiers et votre défense, dans les limites du contrat.
Un restaurateur vous commande 90 mètres d'un velours d'ameublement pour refaire ses banquettes. Vous livrez sans réclamer à votre grossiste le procès-verbal de réaction au feu, et le tissu se révèle non classé pour un établissement recevant du public. La commission de sécurité relève la non-conformité : banquettes à re-garnir intégralement, tapissier à repayer, salle fermée trois semaines. Entre la matière, la main-d'œuvre de reprise et la perte d'exploitation réclamée, l'addition tourne autour de 30 000 à 50 000 € — un ordre de grandeur, pas une facture type, mais un montant qu'aucune trésorerie de commerce de proximité n'absorbe. Avec une RC Pro, l'assureur mandate un expert, discute pied à pied le chiffrage de la perte d'exploitation, prend en charge vos frais d'avocat et règle ce qui reste dû. Sans elle, vous encaissez seul le recours de l'assureur du restaurateur, et vous le négociez sans personne en face pour porter votre version.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un métrage faux, une coupe de biais ou un fil tiré sur une pièce délicate rend le projet du client irréalisable, et il ne reste plus assez de la même laize. Le préjudice qu'il subit — rachat en urgence, ouvrage compromis, date manquée — engage votre responsabilité de prestataire, car la coupe est un acte professionnel, pas une simple vente.
Vous orientez une cliente vers un coton qui rétrécit de plusieurs centimètres au premier lavage, ou vous vendez pour un siège un tissu dont la résistance à l'abrasion ne tient pas une saison. Le professionnel du textile est présumé savoir : la faute de conseil se retourne contre le comptoir, pas contre le fabricant.
Colorants azoïques, formaldéhyde des apprêts infroissables, résidus de teinture mal rincés : rien ne se voit ni ne se sent au moment de la vente, et une dermatite de contact médicalement constatée suffit à engager la responsabilité du fait des produits, sans faute de votre part. Sans facture permettant d'identifier le producteur, c'est le vendeur qui est traité comme tel.
Un tissu destiné à l'agencement d'un restaurant, d'un hôtel ou d'un EHPAD doit répondre à un classement de réaction au feu justifié par un procès-verbal d'essai. Livrer une référence non classée expose au refus de la commission de sécurité, puis, si un incendie survient, au recours subrogatoire de l'assureur de l'exploitant.
Un rouleau de trente kilos qui bascule d'un présentoir, une chute sur des chutes laissées au sol, un enfant qui attrape des ciseaux de coupe : le dommage corporel causé à un visiteur relève de votre responsabilité d'exploitant. Frais médicaux, arrêt de travail et souffrances endurées sont réclamés directement à la boutique.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Vente de tissu au mètre et ameublement : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 11,90€/mois* | dès 18,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, potentiellement. La responsabilité du fait des produits défectueux (articles 1245 et suivants du Code civil) pèse d'abord sur le producteur, mais le vendeur qui ne désigne pas rapidement son propre fournisseur est traité comme le producteur et indemnise à sa place. Le régime est sans faute : la cliente prouve le dommage, le défaut et le lien entre les deux, souvent par un patch-test. Votre meilleure protection reste la traçabilité de chaque rouleau — facture, composition, numéro de lot — doublée d'une RC Pro incluant la responsabilité du fait des produits livrés.
Tout dépend de qui subit la perte. Si votre erreur cause un préjudice au client — il doit racheter la même laize ailleurs, son ouvrage est compromis, ou vous avez abîmé un tissu qu'il vous avait confié —, c'est un dommage à un tiers et la RC Pro l'indemnise, sous déduction de la franchise. Si vous gâchez un coupon de votre propre stock avant la vente, c'est un dommage à vos biens : la RC Pro n'a pas vocation à intervenir. La règle tient en une phrase : préjudice du client, RC Pro ; marchandise à vous, autre garantie.
Oui, et votre devoir de conseil est renforcé dès que l'acheteur aménage un établissement recevant du public. Le textile de mobilier doit y répondre à un classement de réaction au feu (M1 ou M2 selon le local et la catégorie d'établissement), justifié par un procès-verbal d'essai d'un laboratoire agréé. Réclamez ce PV à votre grossiste, remettez-le avec la facture, et notez sur le devis la destination annoncée par le client. Une mention « fire retardant » ou un référentiel étranger ne vaut rien devant une commission de sécurité française.
Seulement si ces prestations figurent dans vos conditions particulières. La RC Pro ne couvre que les activités déclarées : dès que vous confectionnez et posez chez le client, il faut une extension pour les dommages causés pendant l'intervention — tringle qui arrache une cloison, tache sur un parquet — et une garantie « biens confiés » pour les tissus, rideaux et pièces que le client vous laisse en dépôt. Une activité ajoutée en cours d'année doit être signalée à l'assureur, sinon la garantie sera discutée le jour du sinistre.
Non. Le commerce de détail de tissu n'est pas une profession réglementée soumise à une obligation légale d'assurance, contrairement aux métiers du droit, de la santé ou du bâtiment. En pratique, elle est difficilement contournable : les bailleurs de galeries marchandes exigent l'attestation à la signature du bail, les marchés publics et les acheteurs professionnels la réclament au dossier, et le premier dossier corporel ou de non-conformité se règle sur votre trésorerie. Distinguez bien les trois niveaux : obligation légale (absente ici), exigence contractuelle d'un donneur d'ordre (fréquente), et simple bonne gestion.
Un contrat professionnel ne relève ni du droit de rétractation de quatorze jours ni de la loi Hamon, réservés aux particuliers : on ne résilie pas quand on veut. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En cas de changement de situation — cessation d'activité, changement de profession, fermeture du magasin —, l'article L.113-16 ouvre une résiliation en cours d'année, à demander dans les trois mois de l'événement. Vérifiez au passage votre garantie subséquente : une mise en cause peut arriver des années après la vente.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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