RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous arrivez dans une entreprise qui brûle de la trésorerie chaque semaine, avec des comptes peu fiables, un dirigeant sous pression et des banques prêtes à couper les lignes. Vos recommandations déclenchent des décisions irréversibles : céder une filiale, arrêter un site, signer un moratoire, déposer ou ne pas déposer le bilan. Si le retournement échoue, l'actionnaire, le repreneur ou les créanciers remonteront la chaîne pour savoir qui a bâti le plan — et votre nom est en haut de la note.
La RC Pro du turnaround manager couvre les conséquences financières des dommages que vous causez à un tiers dans vos missions : audit flash, diagnostic de trésorerie, plan de retournement, accompagnement en mandat ad hoc ou en conciliation, préparation d'un plan de sauvegarde ou de continuation, direction opérationnelle temporaire. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels, si vous blessez quelqu'un lors d'une visite de site industriel ; matériels, si vous endommagez un équipement ou détruisez des fichiers du client ; et surtout immatériels purs, c'est-à-dire la perte financière subie sans aucun dommage physique préalable — l'essentiel du risque dans ce métier. Sont visées l'erreur d'analyse, l'omission dans un diagnostic, la préconisation fautive, le retard d'exécution de la mission et le manquement à la confidentialité. Le contrat prend aussi en charge les frais de défense : expertise judiciaire, honoraires d'avocat, procédure, qui démarrent dès la mise en cause même si votre responsabilité n'est finalement pas retenue. Attention à la frontière : ce contrat garantit le prestataire de conseil, pas le dirigeant de droit ou de fait qui accepte un mandat social.
Prenez une PME industrielle de 12 M€ de chiffre d'affaires que vous accompagnez en conciliation. Votre plan de trésorerie s'appuie sur des encours clients fournis par la société, sans que vous ayez retraité une créance douteuse ni intégré une échéance de crédit-bail : le comité bancaire accorde un moratoire sur cette base, la trésorerie décroche six semaines plus tard, la conciliation échoue et le tribunal ouvre un redressement. Le fonds actionnaire, qui a réinjecté des comptes courants sur la foi de votre plan, vous réclame sa perte : à titre d'exemple, une réclamation de ce type se situe couramment entre 300 000 et 800 000 €, auxquels s'ajoutent 30 000 à 60 000 € d'expertise judiciaire et d'honoraires d'avocat, sortis de votre poche dès les premiers mois. Avec une RC Pro, l'assureur prend la main : il mandate et paie l'avocat, finance l'expertise, discute le lien de causalité et indemnise si votre responsabilité est retenue. Sans elle, vous financez seul plusieurs années de procédure avant même de savoir si vous avez commis une faute. En conseil de retournement, où le patrimoine personnel du consultant est souvent la seule contrepartie visible face à des demandeurs professionnels, c'est cette avance de frais qui fait la différence entre un dossier que l'on tient et une activité qui s'arrête.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une créance douteuse non retraitée, une échéance de crédit-bail oubliée, une hypothèse de reprise du chiffre d'affaires jamais atteinte : le plan à 13 semaines s'effondre et les décisions prises sur sa base deviennent des pertes sèches. C'est la mise en cause la plus fréquente, car votre modèle est écrit, daté et facile à disséquer a posteriori.
Vous recommandez de céder rapidement un actif industriel, une filiale ou un fonds de commerce pour reconstituer la trésorerie, et le prix obtenu est ensuite jugé bradé au regard de la valeur réelle. L'actionnaire, le repreneur ou un créancier chirographaire vous reprochent une perte de valeur qu'ils chiffrent sur la différence.
Vous poursuivez un plan de redressement amiable alors que les indicateurs imposaient d'alerter le dirigeant sur l'état de cessation des paiements et ses obligations déclaratives. L'aggravation du passif pendant cette période est le préjudice le plus simple à chiffrer contre un conseil.
Le dossier de restructuration que vous rédigez pour un comité bancaire ou un protocole de conciliation contient un chiffre faux, une garantie oubliée ou un engagement hors bilan passé sous silence. Les créanciers qui ont abandonné une partie de leur créance ou accordé un rééchelonnement sur cette base se retournent vers vous.
Vous détenez des données ultra-sensibles : carnet de commandes, marges par client, projet de plan social, data room de cession. Une diffusion mal maîtrisée, un salarié informé avant l'heure ou une mission acceptée pour un concurrent ou un repreneur pressenti déclenchent une réclamation en manquement à la confidentialité et en déloyauté.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Turnaround management : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 29,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Pas au-delà du conseil. Tant que vous intervenez comme prestataire extérieur, c'est votre RC Pro qui répond. Dès que vous acceptez un mandat social (président, directeur général, gérant de transition), les fautes commises dans l'exercice de ce mandat relèvent de la responsabilité des dirigeants, garantie par un contrat RC des mandataires sociaux souscrit le plus souvent par l'entreprise cliente. L'action en comblement de l'insuffisance d'actif prévue par le Code de commerce vise précisément les dirigeants de droit ou de fait. Exigez l'attestation avant d'accepter le mandat et vérifiez que vous y êtes nommément inclus.
Non. Vous êtes tenu d'une obligation de moyens, pas de résultat : personne ne garantit le sauvetage d'une société déjà exsangue. Pour vous condamner, il faut prouver une faute (diagnostic bâclé, hypothèse invraisemblable, absence d'alerte), un préjudice, et un lien direct entre les deux. C'est pourquoi la traçabilité vaut de l'or : lettre de mission délimitant précisément le périmètre, réserves écrites sur la fiabilité des données transmises, comptes rendus de comité datés et diffusés. Votre assureur s'appuiera d'abord sur ces pièces pour faire tomber la réclamation avant même de discuter d'indemnisation.
Le conseil en retournement n'est pas une profession réglementée : aucun texte ne vous impose de vous assurer si vous exercez comme consultant indépendant ou via un cabinet. Les administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires, eux, relèvent d'une profession réglementée assortie d'une obligation d'assurance propre à leur statut. Dans les faits, l'attestation est réclamée au contrat par les fonds d'investissement, les directions financières de grands groupes et les banques avant de vous laisser entrer dans un dossier. Ce n'est donc pas une obligation légale, mais une condition d'accès aux missions et la seule protection réelle de votre patrimoine.
Cela dépend du mode de déclenchement de votre contrat. La plupart des RC Pro de conseil fonctionnent en base réclamation (Code des assurances, L.124-5) : c'est la date d'arrivée de la réclamation qui compte, à condition que le contrat soit en cours ou dans sa période subséquente. Deux clauses à vérifier noir sur blanc : la reprise du passé, qui couvre les missions antérieures à la souscription tant que vous ignoriez le litige, et la durée de garantie subséquente après résiliation ou cessation d'activité. En retournement, les contentieux naissant souvent après l'ouverture de la procédure, ces deux points sont décisifs.
Chacun répond de sa propre prestation avec son propre contrat. Votre RC Pro couvre votre analyse et vos préconisations, pas l'avis juridique de l'avocat ni les comptes établis par l'expert-comptable. Deux précautions : réclamez leur attestation avant de les intégrer à l'équipe, et écrivez dans la lettre de mission qui produit quoi. Si vous facturez l'ensemble au client en votre nom, vous devenez son interlocuteur unique : c'est vous qu'il assignera. Vous exercerez ensuite un recours contre l'intervenant fautif, mais c'est votre assureur qui encaissera le premier choc et financera la défense.
Votre contrat est professionnel : ni délai de rétractation de 14 jours, ni résiliation infra-annuelle façon loi Hamon, ces règles étant réservées aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (Code des assurances, L.113-12), par lettre recommandée ou support durable. Si votre situation change vraiment (arrêt des missions de direction opérationnelle, passage en portage, cessation définitive d'activité), le Code des assurances (L.113-16) ouvre une résiliation en cours d'année lorsque le changement modifie le risque garanti, sur justificatif. Dans tous les cas, prévenez votre assureur avant d'ajouter une nouvelle nature de mission.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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