RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une caisse de quarante kilos qui ripe dans l'escalier d'un hôtel particulier, une toile qui gondole après trois jours dans une remorque mal régulée, un socle qui heurte une sculpture du musée pendant l'accrochage : dans le transport d'œuvres d'art, le geste qui coûte cher dure deux secondes. Vous manipulez des biens dont la valeur unitaire dépasse souvent votre chiffre d'affaires annuel, chez des clients — musées, galeries, maisons de vente, collectionneurs — qui savent chiffrer un préjudice et le réclamer. Et le dommage ne s'arrête pas à l'œuvre confiée : parquets, ascenseurs, cimaises, cages d'escalier classées et personnes présentes sur le lieu d'installation entrent aussi dans l'équation.
La responsabilité civile professionnelle du transporteur d'œuvres d'art répare les dommages que votre activité cause à autrui sur toute la chaîne : constat d'état, caisserie et emballage, manutention, convoyage, transport, stockage temporaire, décrochage et installation. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (un régisseur de galerie blessé par une caisse qui bascule, un passant heurté pendant un déchargement en voirie), matériels (parquet marqueté enfoncé, cimaise arrachée, monte-charge faussé, œuvre appartenant au musée que vous heurtez en installant la vôtre) et immatériels consécutifs (vernissage reporté, foire manquée, vente annulée à cause de votre retard ou de votre erreur). Elle couvre aussi bien la faute de geste que la faute de conseil : caisse inadaptée à un panneau de bois, calage insuffisant, préconisation climatique erronée, système d'accrochage sous-dimensionné. Point capital et propre à votre métier : l'œuvre que vous transportez n'est pas un tiers, c'est un bien confié — sa casse, son vol ou son avarie relèvent d'une garantie dédiée (biens confiés, marchandises transportées ou police objets d'art en valeur déclarée) qu'il faut souscrire expressément à côté de la RC Pro, jamais l'un à la place de l'autre. Enfin, la garantie doit jouer après livraison, pour les dommages qui n'apparaissent qu'une fois votre camion reparti.
Vous livrez et accrochez une pièce chez un collectionneur ; en pivotant la caisse dans le couloir, votre équipe fait tomber un bronze posé sur une console, un bronze qui n'a jamais fait partie de votre mission. La restauration se chiffre à titre d'exemple autour de 15 000 €, mais l'expert du collectionneur retient surtout la dépréciation d'une pièce désormais restaurée : sur une œuvre estimée 150 000 €, une moins-value de 20 à 30 % représente un ordre de grandeur de 45 000 €. Ajoutez le parquet marqueté enfoncé sous le transpalette, quelques milliers d'euros de plus, et la réclamation dépasse 60 000 € avant même les frais d'expertise et d'avocat si le chiffrage est contesté. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie et vous négociez seul face à un expert qui connaît le marché mieux que vous. Avec, l'assureur mandate son propre expert, discute pied à pied la dépréciation, prend en charge votre défense et règle l'indemnité : vous ne supportez que la franchise. Et vous gardez une chance de conserver le client, parce que le dossier est instruit par un tiers au lieu de dégénérer en bras de fer commercial.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
En pivotant une caisse dans un couloir ou en posant une échelle, votre équipe percute un bronze, un cadre ou une vitrine qui ne fait pas partie de votre lot. Le préjudice cumule la restauration et la moins-value d'expertise, qui pèse souvent bien plus lourd que la réparation elle-même.
Parquet marqueté enfoncé par un transpalette, cimaise arrachée, chambranle éclaté, monte-charge faussé par une caisse hors gabarit, mur repeint à refaire dans une salle entière. Dans un monument historique ou un appartement de collectionneur, la remise en état exige des entreprises spécialisées et des délais qui alourdissent la facture.
Une cheville sous-dimensionnée, une suspension inadaptée au poids réel ou un calage insuffisant, et l'œuvre tombe des semaines après votre passage. C'est une faute professionnelle relevant de la garantie après livraison, avec un dommage qui peut toucher l'œuvre, le mobilier et les personnes présentes.
Un régisseur de galerie, un agent du musée ou un simple visiteur est blessé par une caisse qui bascule, un hayon mal sécurisé ou un déchargement en voirie. Le dommage corporel engage votre responsabilité pénale et civile, avec une indemnisation qui court sur des années en cas de séquelles.
Carnet ATA incomplet, déclaration douanière erronée, planning mal tenu et l'œuvre reste bloquée : le vernissage se tient sans elle, la foire est perdue, la vente tombe. Ces préjudices purement financiers relèvent des dommages immatériels et sont chiffrés par le client sur le manque à gagner.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Transport d'œuvres d'art : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 32,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, pas au titre de la RC Pro seule. L'œuvre qui vous est remise n'est pas un tiers : c'est un bien confié, et la plupart des contrats excluent les biens dont vous avez la garde. Il vous faut une garantie distincte — biens confiés, marchandises transportées ou police objets d'art clou à clou en valeur déclarée. La RC Pro reste indispensable pour tout le reste : le bâtiment du client, les œuvres qui ne sont pas dans votre lot, les personnes, le préjudice financier causé par votre faute.
Non, et c'est le piège du métier. La loi rend le transporteur garant de la perte et des avaries des marchandises, sauf force majeure, vice propre ou faute de l'expéditeur, mais les contrats types plafonnent l'indemnisation à quelques dizaines d'euros par kilo, avec un maximum par colis : dérisoire pour une toile de quatre kilos estimée 80 000 €. Il faut donc une déclaration de valeur pièce par pièce et une police en valeur agréée, appuyée sur un constat d'état contradictoire signé au départ et à l'arrivée.
Vous, d'abord. C'est vous qui avez contracté avec la galerie ou le musée : vous répondez de votre substitué comme de vous-même, quitte à vous retourner ensuite contre lui. Trois réflexes : déclarer la sous-traitance à votre assureur pour que votre contrat couvre aussi l'activité d'organisation et non seulement vos propres camions, exiger et archiver l'attestation du sous-traitant avec ses montants de garantie, et vérifier que ses exclusions ne laissent pas un trou sur les objets d'art ou l'international.
Seulement si votre contrat comporte la garantie des dommages après livraison ou après achèvement des travaux, qui vise précisément la faute révélée une fois le chantier terminé : cheville sous-dimensionnée, cimaise mal évaluée, système de suspension inadapté au poids. Vérifiez aussi le mode de déclenchement : en base réclamation, c'est la date de la réclamation qui compte, pas celle de l'accrochage. Si vous changez d'assureur, contrôlez la garantie subséquente, qui prolonge la couverture pour les sinistres réclamés après la résiliation.
Non, c'est une exigence contractuelle de votre donneur d'ordre, et elle est parfaitement licite. Aucune loi n'impose la RC Pro au transporteur d'œuvres d'art comme elle l'impose aux professions réglementées ; en revanche, l'assurance de responsabilité civile de vos véhicules est obligatoire, et la loi vous rend garant des marchandises confiées. En pratique, musées, maisons de vente et assureurs de collections conditionnent les marchés à des montants de garantie et à des clauses de renonciation à recours : faites-les valider par votre assureur avant de signer, elles doivent figurer au contrat.
Pas librement : un contrat professionnel n'ouvre ni droit de rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon, réservée aux particuliers. Le principe reste la résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Un changement de situation professionnelle — cessation d'activité, changement de métier — peut ouvrir une résiliation anticipée si le risque assuré s'en trouve modifié (article L.113-16). Avant de partir, sécurisez la reprise du passé et la garantie subséquente : un sinistre d'accrochage se réclame souvent des mois après.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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