RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un restaurateur de petit mobilier ne travaille presque jamais sur ses propres biens : chaque chaise paillée, chaque commode en placage, chaque table de ferme posée sur l'établi appartient à quelqu'un d'autre. Un décapant trop agressif, une reprise de collage qui ne tient pas, un plateau rayé pendant le chargement dans la camionnette, et c'est le patrimoine d'un client qui perd sa valeur, souvent de façon irréversible. C'est précisément le terrain de la responsabilité civile professionnelle : les dommages que votre geste cause à autrui, pas ceux qui touchent votre atelier.
La RC Pro d'un restaurateur de meubles indemnise les dommages que votre travail cause à autrui, sous leurs trois formes : corporels (un client blessé par une chaise recollée qui cède, un visiteur qui trébuche à l'atelier), matériels (un meuble détérioré, un parquet taché lors d'une retouche chez le particulier) et immatériels consécutifs (perte de valeur vénale de la pièce, immobilisation d'un meuble destiné à une vente). Pour ce métier, la brique décisive est l'extension « dommages aux biens confiés » : sans elle, la plupart des contrats excluent les objets que vous détenez pour les travailler, c'est-à-dire l'essentiel de ce qui passe sur votre établi. Elle doit jouer en atelier, mais aussi pendant l'enlèvement, le stockage et la livraison si vous les avez déclarés. La garantie après livraison prolonge la couverture aux désordres qui apparaissent une fois le meuble rendu, ce qui compte pour un recollage ou un assemblage. En revanche, la RC Pro ne rembourse pas le temps passé à refaire votre propre prestation : elle répare le préjudice du client, pas votre reprise.
Prenez un cas ordinaire : une commode marquetée du XIXᵉ, estimée autour de 12 000 €, confiée pour une reprise de finition. Le décapant retire le vernis mais soulève le placage et fait disparaître la patine d'origine ; l'expert chiffre la dépréciation à environ 7 000 €, auxquels s'ajoutent quelque 3 000 € de reprise par un confrère spécialisé en marqueterie. Ces montants sont des ordres de grandeur, pas un tarif, mais ils dépassent largement la trésorerie d'un atelier d'une ou deux personnes. Avec une RC Pro assortie de la garantie biens confiés, l'assureur mandate et paie l'expertise, discute le montant du préjudice avec le propriétaire et règle l'indemnité dans la limite du plafond souscrit ; il prend aussi en charge votre défense si l'affaire part au tribunal. Sans cette garantie, vous payez sur vos fonds propres ou vous travaillez des mois pour rembourser. Et l'attestation a un second effet, purement commercial : antiquaires, commissaires-priseurs, hôteliers et collectivités ne confient plus une pièce à un atelier qui ne peut pas la produire.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Décapant qui attaque le placage, colle irréversible, teinte ou essence de bois qui ne correspond pas à l'origine : la pièce ressort abîmée. C'est la mise en cause numéro un du métier, et elle relève de la garantie biens confiés, pas de la RC de base.
Un pied arraché en passant une porte, un plateau rayé dans la camionnette, un miroir de commode fêlé au déchargement. Le transport de meubles doit être déclaré à l'assureur : s'il ne figure pas dans l'activité décrite au contrat, le refus de garantie est fréquent.
Un ponçage qui efface les traces d'outil, un vernis moderne posé sur un meuble d'époque, une restauration non réversible : le meuble fonctionne encore, mais sa cote s'effondre. Ce préjudice immatériel se chiffre par expertise et dépasse presque toujours le prix de votre prestation.
Retouche de cire à domicile, décapeur thermique trop près d'une tenture, tache de vernis sur un parquet ou un tapis : vous répondez de ce que votre intervention abîme autour du meuble. La RC exploitation prend le relais dès que vous sortez de l'atelier.
Un assemblage recollé qui cède sous un convive, un piètement de table qui bascule sur un enfant : le dommage corporel engage votre responsabilité après livraison. C'est le sinistre le plus rare et le plus lourd, car il ajoute le recours de la Sécurité sociale à l'indemnisation de la victime.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Restauration de petit mobilier (chaises, tables, commodes) : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 19,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Pas automatiquement. Une RC Pro standard couvre ce que vous abîmez chez autrui, mais exclut fréquemment les biens que vous détenez pour les travailler, c'est-à-dire tout ce qui se trouve sur votre établi. Il faut demander explicitement l'extension « dommages aux biens confiés », vérifier son plafond (souvent une sous-limite très inférieure au plafond général) et confirmer qu'elle joue pendant le stockage entre deux étapes du chantier. Sans cette ligne au contrat, le sinistre le plus probable de votre métier n'est tout simplement pas garanti.
Au-delà de la sous-limite biens confiés, la différence reste pour vous. Avant d'accepter une pièce exceptionnelle, faites établir une valeur écrite : facture d'achat, estimation de commissaire-priseur ou attestation d'assurance du propriétaire. Signalez-la à votre assureur et demandez un relèvement temporaire du plafond pour la durée des travaux. Reportez enfin cette valeur, l'état d'origine et des photos datées sur le bon de dépôt signé : en cas de litige, c'est ce document qui fixe la base de discussion avec l'expert.
Oui, si la rupture provient de votre intervention : assemblage qui lâche, piètement mal repris, tenon recollé à la mauvaise colle. C'est la garantie après livraison qui joue, à condition qu'elle figure au contrat. Surveillez aussi la mécanique de déclenchement : la plupart des RC Pro fonctionnent en base réclamation, avec une garantie subséquente qui continue de couvrir les réclamations reçues après la fin du contrat, d'une durée minimale de cinq ans fixée par l'article L.124-5 du Code des assurances. Ne résiliez jamais sans vérifier ce point.
Non. Tant que vous travaillez du mobilier meublant, aucune obligation légale d'assurance ne pèse sur vous. Dès que vous intervenez sur des éléments incorporés au bâti (boiseries murales, parquet, rampe, escalier), vous devenez constructeur au sens de l'article 1792 du Code civil et l'assurance décennale devient obligatoire, en application de l'article L.241-1 du Code des assurances, sous peine de sanctions pénales. Les deux activités se déclarent séparément : une RC Pro d'atelier ne vaut jamais garantie décennale.
Musées, monuments historiques, commissaires-priseurs, hôteliers et acheteurs publics exigent presque toujours une attestation avant de confier une pièce. C'est une exigence contractuelle du donneur d'ordre, pas une obligation légale, mais elle conditionne l'accès au marché. Vérifiez qu'elle reprend mot pour mot vos activités (restauration, retapissage, dorure, transport, intervention sur site), la période de validité, le plafond général et surtout la ligne biens confiés avec son montant. Une attestation muette sur les biens confiés fait généralement écarter la candidature.
Non. Un contrat professionnel n'ouvre ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon, réservés aux contrats de particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation professionnelle change réellement : changement de métier, départ en retraite, cessation définitive d'activité (article L.113-16). Organisez la bascule à l'avance et ne laissez aucun trou entre deux contrats.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
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