RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous validez un plan d'accroche à trois heures du matin, vous arbitrez entre le retard du plateau et la charge admissible d'un pont, et vous signez la fiche technique qui engage toute la production. Le jour J, si un porteur cède, si la commission de sécurité refuse l'ouverture ou si la captation saute, c'est votre coordination qui est examinée en premier. La responsabilité civile professionnelle intervient exactement là : sur les dommages que vos décisions techniques causent aux autres, pas sur votre propre matériel.
La responsabilité civile professionnelle du régisseur général couvre les conséquences financières des dommages que vous causez à des tiers dans l'exercice de la régie : erreur de validation technique, omission dans une fiche technique, consigne mal transmise, mauvaise appréciation d'une contrainte de plateau. Elle joue sur les trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : un technicien d'un autre prestataire, un artiste, un agent de la salle ou un spectateur blessé pendant le montage, la répétition ou l'exploitation. Les dommages matériels ensuite : structure pliée, projecteurs détruits, plancher de salle enfoncé, matériel d'un loueur hors service. Les dommages immatériels enfin : la perte purement financière subie par le producteur ou l'organisateur quand une captation saute, qu'un créneau de salle est perdu ou qu'une représentation est annulée. Le contrat prend aussi en charge votre défense — expertise, avocat, discussion du partage de responsabilité — mais jamais le coût de refaire votre propre prestation ni vos propres biens.
Prenons un cas classique : vous validez un plan de feu qui ajoute deux barres motorisées sur une structure louée déjà chargée. Au montage, un porteur plie et un projecteur tombe sur le plateau. Un machiniste employé par un autre prestataire est blessé, avec arrêt de travail et recours de l'organisme social ; la console du loueur est détruite ; la première est annulée, donc billetterie remboursée, cachets et plateau technique payés à vide. Ce type de dossier atteint couramment 80 000 à 150 000 euros tous postes confondus — c'est un ordre de grandeur constaté, pas un tarif ni une promesse d'indemnisation. Sans RC Pro, l'addition est présentée à votre structure, et une micro-entreprise ou une EURL de régie ne l'absorbe pas. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert, discute le partage de responsabilité avec le loueur et le producteur, indemnise la victime dans la limite des plafonds et prend en charge vos frais de défense. Surtout, vous continuez à travailler pendant l'instruction : dans un métier où tout se joue à la réputation, c'est ce qui compte le plus.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous signez un plan de suspension qui dépasse la charge admissible du pont, du moteur ou du point d'ancrage de la salle. Même sans blessé, la chute détruit ce qui se trouve dessous et la responsabilité remonte à celui qui a validé le plan.
Zone de travail mal balisée, levage au-dessus d'une équipe en poste, circulation d'un engin pendant l'accroche : un technicien d'un autre prestataire, un agent de la salle ou un bénévole est blessé. Le dommage corporel est le poste le plus lourd et se règle souvent plusieurs années après l'événement.
Dégagements encombrés par le décor, extincteur masqué par un praticable, effectif réel supérieur à celui annoncé : l'exploitant ou la commission de sécurité bloque l'ouverture. Le producteur se retourne alors sur le régisseur censé garantir la conformité du dispositif.
Un séquencement mal tenu supprime les balances, la captation TV ou le créneau de mise à disposition de la salle. La perte est purement financière : c'est la garantie la plus souvent sous-limitée du contrat, à vérifier avant de signer une date à gros budget.
Console, projecteurs, structure, praticables et locaux restent sous votre garde pendant toute l'exploitation. Ces biens confiés ne sont pas couverts par la garantie de base et exigent une extension dédiée, avec son propre plafond et sa franchise.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Régisseur général événement : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. La régie générale n'est pas une profession réglementée soumise à une assurance obligatoire, contrairement au bâtiment ou aux professions du droit. En pratique, l'exigence vient du contrat : producteurs, salles, collectivités et marchés publics réclament une attestation avant de vous laisser monter, souvent avec un plafond minimum et parfois la mention de l'événement. Sans attestation, la mission ne démarre pas. L'obligation est donc contractuelle et commerciale, pas légale, mais elle est tout aussi bloquante.
Engagé en CDD d'usage, c'est votre employeur — producteur, salle ou prestataire — qui répond de vos fautes envers les tiers, sauf faute détachable de vos fonctions : son assurance joue. Dès que vous facturez en direct (micro-entreprise, EURL, SASU, portage), vous devenez prestataire indépendant et vous répondez seul de vos erreurs. Beaucoup de régisseurs alternent les deux statuts dans la même saison : c'est la part facturée en direct qui doit être assurée, même minoritaire.
Vous n'assurez pas leur travail à leur place : le rigger, l'électricien ou le loueur répond de sa propre exécution. Mais votre responsabilité de coordinateur est engagée si vous avez validé un plan intenable, oublié de transmettre une contrainte de charge ou laissé deux équipes travailler en même temps sur la même zone. Dans les faits, la victime met tout le monde en cause et les assureurs se partagent ensuite la charge. Votre RC Pro paie votre part et finance votre défense pendant ce partage.
Non par la garantie de base : console, projecteurs, structure, praticables et locaux mis à disposition ne sont pas des « tiers » mais des biens confiés, traités par une extension spécifique avec plafond et franchise propres. Vérifiez que le montant correspond à la valeur réelle du parc que vous prenez en garde — un kit lumière plus une structure dépassent vite plusieurs dizaines de milliers d'euros. Les dégradations au plancher, aux murs ou à la scène relèvent de la même extension.
Oui si votre faute est établie et si le contrat comporte la garantie des dommages immatériels non consécutifs, c'est-à-dire une perte financière sans casse ni blessé : billetterie remboursée, cachets réglés à vide, plateau technique payé pour rien. Ce poste est presque toujours plafonné plus bas que les dommages corporels : regardez cette sous-limite avant d'accepter une date à gros budget. Une annulation due à la météo, à la force majeure ou à la défaillance de l'artiste ne relève pas de votre RC Pro.
La plupart des contrats RC Pro fonctionnent en base réclamation, avec une garantie subséquente d'au moins cinq ans (article L.124-5 du Code des assurances) : une réclamation reçue après l'arrêt du contrat reste prise en charge si le fait dommageable s'est produit pendant la période assurée. Côté résiliation, un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon : vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou en cours d'année en cas de changement de situation professionnelle (L.113-16).
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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