RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une pose de gel prend une heure ; une dermatite de contact aux méthacrylates dure des mois. Sur un métier où l'on ponce l'ongle naturel, où l'on repousse des cuticules et où l'on polymérise des résines sous lampe UV, la frontière entre un ongle simplement abîmé et un dommage corporel indemnisable est très mince. Et la cliente, elle, se retourne contre la personne qui tenait la ponceuse.
La responsabilité civile professionnelle du prothésiste ongulaire prend en charge les conséquences financières des dommages que vous causez à autrui en travaillant : pose de gel, résine, capsules, semi-permanent, dépose, ponçage, remplissage, nail art, que ce soit en institut, en salon, à domicile ou sur un stand éphémère. Elle intervient sur trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord — allergie, brûlure, coupure, panaris, décollement de l'ongle — qui représentent la quasi-totalité des mises en cause du métier. Les dommages matériels ensuite : dissolvant ou résine renversés sur un vêtement, un canapé, un plan de travail ou un parquet, matériel du salon détérioré, effets personnels de la cliente abîmés pendant la séance. Les dommages immatériels enfin, c'est-à-dire l'argent que votre erreur fait perdre à la victime : arrêt de travail d'une cliente, rendez-vous annulés par une esthéticienne dont vous avez endommagé le matériel. Le contrat finance aussi votre défense — expertise médicale, avocat, négociation amiable — même lorsque la réclamation se révèle infondée.
Vous posez un gel sur une cliente fidèle, sans le moindre incident pendant la séance. Quinze jours plus tard, elle revient les doigts rouges et les paupières gonflées, avec un diagnostic de dermatite allergique de contact aux méthacrylates : trois ongles décollés, un traitement dermatologique, trois semaines d'arrêt et une sensibilisation qui lui interdit désormais toute la famille de produits. Elle réclame ses frais médicaux non remboursés, son préjudice esthétique et sa perte de revenus. Sur ce type de dossier, une demande de l'ordre de 8 000 à 15 000 €, à laquelle s'ajoutent 3 000 à 5 000 € d'expertise et d'avocat si le litige va jusqu'au bout, n'a rien d'exceptionnel — ce sont des ordres de grandeur constatés, pas un tarif. Sans RC Professionnelle, cette somme sort de votre trésorerie, puis de votre patrimoine personnel. Avec, l'assureur mandate l'expert, discute le lien de causalité, conteste ce qui doit l'être et indemnise si votre responsabilité est finalement retenue.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Le HEMA et les méthacrylates présents dans les gels, bases et primers sont des sensibilisants reconnus : une cliente peut déclencher un eczéma de contact aux doigts, au visage ou aux paupières. La mise en cause est lourde car la sensibilisation est souvent définitive et prive la victime de nombreux soins esthétiques par la suite.
Une couche de gel trop épaisse dégage de la chaleur en polymérisant et peut brûler le lit de l'ongle ; un primer acide mal dosé attaque la peau et les cuticules. Une brûlure sur un ou plusieurs doigts laisse des traces visibles et se traduit rapidement par une réclamation pour préjudice esthétique.
Une cuticule entaillée, une pince mal décontaminée ou un embout de ponceuse réutilisé ouvrent la porte au panaris, à la mycose ou à la bactérie qui verdit l'ongle. La cliente rattache l'infection à votre séance et vous réclame les soins, les honoraires du dermatologue et parfois son arrêt de travail.
Un ponçage trop appuyé amincit la tablette et une dépose forcée arrache la kératine : l'ongle met six à neuf mois à repousser correctement. Le préjudice esthétique sur dix doigts pendant plusieurs mois se chiffre, en particulier si la cliente exerce un métier au contact du public.
Acétone renversée sur une table vernie, résine tombée sur un canapé clair, poussière de ponçage incrustée dans un tapis : chez la cliente, vous n'avez ni protection de sol ni poste de travail dédié. Ces sinistres paraissent mineurs mais se règlent en remise en état ou en remplacement de mobilier, pas en geste commercial.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Prothésiste ongulaire : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 9,90€/mois* | dès 15,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. La prothésie ongulaire n'est ni une profession de santé ni une activité soumise par la loi à une obligation d'assurance, contrairement à un agent immobilier ou à un artisan du bâtiment : personne ne vous réclamera d'attestation pour immatriculer votre entreprise. Mais votre responsabilité est engagée dès qu'un dommage est causé à autrui, sans plafond, et l'attestation est en pratique exigée par le bailleur, le gérant du salon où vous louez un poste, l'organisateur d'un salon ou d'un marché, et la plupart des plateformes de réservation.
Oui, c'est même le sinistre type du métier : la RC Pro couvre les dommages corporels accidentels, y compris ceux que rien ne laissait présager. L'assureur attend en contrepartie que vous travailliez avec des produits conformes à la réglementation cosmétique européenne et destinés à un usage professionnel. L'emploi de produits interdits, comme le MMA liquide, ou achetés hors circuit et non étiquetés, expose à un refus de garantie. Notez systématiquement les antécédents déclarés par la cliente : cette fiche est votre meilleure preuve le jour de la réclamation.
À condition de l'avoir déclaré. Le contrat doit mentionner les prestations réalisées hors de vos locaux, sinon l'assureur peut opposer une activité non déclarée au moment du sinistre. Vérifiez deux garanties précises : les dommages causés aux biens du client pendant l'intervention (mobilier, sols, textiles) et les biens qui vous sont confiés. Attention, le trajet lui-même ne relève pas de la RC Pro : un accident de la route en allant chez une cliente concerne votre assurance auto à usage professionnel.
Non. Le contrat du salon couvre le salon, son gérant et ses salariés. Si vous êtes indépendante — micro-entreprise, entreprise individuelle ou société — vous êtes un professionnel distinct : la cliente vous met en cause personnellement et l'assureur du salon n'a aucune raison d'intervenir pour vous. C'est précisément pour cela que les contrats de location de poste ou de mise à disposition de cabine imposent presque toujours la remise d'une attestation RC Pro à votre nom, renouvelée chaque année.
Pas contre un dommage corporel. Une clause qui prétend écarter votre responsabilité en cas d'atteinte à l'intégrité physique n'a pas de valeur devant un juge, et une signature ne transforme pas un ponçage trop profond en risque accepté. Ce document garde une autre utilité : une fiche client renseignée — antécédents, allergies connues, état des ongles avant la pose — accompagnée de photos avant et après constitue une preuve solide. Elle sert à discuter le lien entre votre prestation et le dommage, souvent des mois plus tard.
Non, pas comme un contrat de particulier. Un contrat professionnel n'ouvre ni droit de rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces dispositifs ne visent pas les contrats souscrits pour les besoins d'une activité. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En cas de cessation ou de changement d'activité, l'article L.113-16 autorise une résiliation en cours d'année, la portion de prime non courue vous étant restituée.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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