RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un galon commandé sur relevé d'archive, tissé pendant six semaines, posé sur les rideaux d'un salon d'apparat — et l'architecte du patrimoine refuse la réception parce que l'or de la ganse n'est pas la nuance validée sur échantillon. Il faut déposer, refaire, remonter : la facture n'est plus celle de votre métrage, mais celle du chantier entier. Le passementier travaille sur des supports irremplaçables et des délais qui commandent d'autres corps de métier, et c'est là que sa responsabilité se joue.
La RC Pro du passementier couvre les dommages que votre activité cause à des tiers : le client, le maître d'ouvrage, l'architecte du patrimoine, le tapissier décorateur qui vous sous-traite, ou le visiteur présent lors d'une pose. Elle joue sur les trois types de dommages. Les dommages matériels d'abord : la soie d'un canapé Louis XV abîmée par une teinture qui déteint, un lambrequin d'origine détruit lors de la dépose, un tissu confié taché à l'atelier. Les dommages immatériels ensuite : le report d'une réouverture de salon historique, l'annulation d'un défilé, les frais de reprise complète d'un décor parce que vos galons ne respectent pas l'échantillon validé. Les dommages corporels enfin, plus rares mais réels : une embrasse mal fixée qui chute, un client blessé dans votre atelier lors d'une visite, un choc sur un chantier pendant la pose. La garantie couvre aussi votre responsabilité pour les biens qui vous sont confiés — tissus anciens, galons d'origine, fils d'or déposés par le client — à condition que cette extension figure au contrat, ce qui n'est pas automatique.
Prenez une commande de galons et de crêtes pour la restauration d'un grand salon : votre facture s'élève à 9 000 €. Le fil d'or employé oxyde au contact du velours de soie du lambrequin et laisse une traînée verte visible sur trois mètres. Le velours, tissé sur commande, doit être refait : comptez de l'ordre de 25 000 à 40 000 € de textile, auxquels s'ajoutent la dépose et la repose par le tapissier, l'échafaudage et le report de la réouverture au public. Ces montants sont des ordres de grandeur destinés à situer l'enjeu, pas une prévision. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie ou de votre patrimoine si vous exercez en nom propre, et un atelier de passementerie ne l'absorbe pas. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert, discute la part réellement imputable à votre fil face à l'humidité du lieu ou au montage du tapissier, prend en charge votre défense si l'affaire va au tribunal et règle l'indemnité due — vous continuez à produire pendant que le dossier se traite.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un galon tissé dans une armure ou une nuance qui s'écarte de l'échantillon validé oblige à déposer tout un décor déjà installé. Le préjudice n'est plus votre métrage mais la reprise complète du chantier, tapissier et échafaudage compris.
Un lampas ancien, un velours de soie ou un galon d'origine confié comme modèle est taché, coupé trop court ou détruit à l'atelier. Ces textiles ne se rachètent pas : l'indemnisation porte sur une valeur de remplacement souvent très supérieure à celle de votre commande.
Une teinture instable qui vire au soleil, un fil métallique qui oxyde le velours qu'il borde, une trame qui cède sous le poids d'un rideau : le dommage se révèle des mois ou des années après la livraison. Seule la garantie après livraison couvre ce type de sinistre.
Votre production commande la pose du tapissier, qui commande la réouverture de la salle. Un retard sur un métier à tisser, une matière première introuvable, et vous supportez les frais d'immobilisation et les pénalités répercutées par l'entreprise principale.
Une embrasse mal ancrée qui cède, une tringle chargée qui tombe, un visiteur qui se blesse lors d'une prise de mesure ou d'une visite d'atelier. Le dommage corporel est rare dans ce métier mais c'est celui dont les conséquences financières grimpent le plus vite.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Passementier : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, aucun texte n'impose la RC Pro au passementier : ce n'est pas une profession réglementée comme les avocats ou les experts-comptables. En revanche, l'obligation vient presque toujours du contrat. Les marchés publics de restauration, les architectes en chef des Monuments historiques, les maisons de couture et les grands décorateurs exigent une attestation à jour avant tout bon de commande, avec parfois un montant de garantie minimum indiqué. Et sans assurance, votre responsabilité reste engagée sur votre patrimoine personnel si vous exercez en nom propre : le tribunal ne demande pas si vous étiez couvert.
Uniquement si votre contrat comporte l'extension « biens confiés », qui est une garantie à demander expressément. Sans elle, un lampas ancien détruit à l'atelier ou un fil d'or déposé par le client et abîmé reste à votre charge. Cette extension est plafonnée : vérifiez que le plafond couvre la valeur réelle de ce qui transite chez vous, pas une moyenne. Un métrage de soie ancienne prêté comme modèle peut valoir plusieurs milliers d'euros au mètre. Déclarez la valeur maximale que vous détenez en même temps, pas la valeur d'une commande isolée.
Non, et c'est une confusion fréquente. La RC Pro indemnise le préjudice subi par votre client, pas la refabrication de votre propre production quand le seul problème est qu'elle ne convient pas. Un galon tissé dans la mauvaise armure et refusé, c'est un défaut de votre prestation : vous le refaites à vos frais. En revanche, si ce galon non conforme a été posé et qu'il faut déposer tout un décor, démonter les rideaux et remettre l'atelier de tapisserie en route, ces conséquences chez le client relèvent bien de la garantie. La frontière : votre travail vous appartient, ses dégâts appartiennent à l'assurance.
Oui, si votre contrat prévoit la garantie après livraison, aussi appelée responsabilité du fait des produits livrés. C'est le point le plus important pour un passementier : vos ouvrages vivent dix, vingt, cinquante ans après votre facture. Une teinture instable qui vire au soleil, une trame qui lâche sous le poids d'un rideau, un fil métallique qui oxyde le velours qu'il borde — le dommage apparaît longtemps après. Vérifiez que cette garantie figure noir sur blanc et sur quelle durée elle joue après la fin du contrat. Sans elle, l'assurance ne couvre que les dommages survenus pendant l'exécution.
Oui, mais la façon dont l'assurance intervient dépend de votre position dans la chaîne. Si le tapissier ou le décorateur est votre client, vous lui devez la conformité et il se retournera contre vous en cas de faute : c'est le cas classique de la RC Pro. Si vous intervenez en sous-traitance sur un chantier de restauration, l'entreprise principale répond devant le maître d'ouvrage puis exerce un recours contre vous. Lisez toujours le contrat de sous-traitance : certains imposent des pénalités de retard et des montants de garantie qui doivent figurer dans votre police, sinon vous portez seul l'écart.
Non. La rétractation de quatorze jours et la loi Hamon ne s'appliquent qu'aux particuliers : un contrat souscrit pour votre atelier échappe aux deux. La règle est celle des contrats professionnels : résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois avant cette date, par lettre recommandée ou tout moyen prévu au contrat. Vous pouvez aussi résilier en cours d'année si votre situation change réellement — cessation d'activité, changement de métier, modification substantielle du risque. Pensez à couvrir la période après résiliation pour les commandes déjà livrées : c'est la garantie subséquente, à vérifier avant de partir.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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