RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une levure sauvage passe dans un lot, la refermentation s'emballe en bouteille, et la casse commence trois semaines plus tard — chez le caviste et chez le consommateur. Un brasseur artisanal ne vend pas simplement de la bière : il met en circulation un produit alimentaire vivant, sous pression, qui continue d'évoluer longtemps après avoir quitté la brasserie. C'est là que se joue sa responsabilité civile professionnelle, bien plus que dans son atelier.
La RC Pro d'une microbrasserie couvre les dommages que votre activité et vos bières causent à des tiers : consommateurs, cavistes, bars, distributeurs, visiteurs. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (un consommateur intoxiqué, un client blessé par un éclat de verre, un livreur incommodé par le CO2 en cave), matériels (stock d'un caviste détruit, comptoir ou tireuse abîmés lors d'une livraison, cave inondée par un fût mal branché) et immatériels (tirage arrêté chez un bar, perte de marge d'un revendeur, frais de nettoyage d'un rayon). Deux blocs cohabitent : la RC exploitation, pour ce qui arrive pendant que vous brassez, livrez ou recevez du public, et la RC produits livrés, pour ce que vos bières provoquent une fois vendues — c'est ce second bloc qui porte l'essentiel du risque d'un brasseur. Votre responsabilité peut être engagée pour faute (article 1240 du Code civil), du fait des choses que vous avez sous votre garde comme une cuve ou un fût (article 1242), mais aussi sans aucune faute de votre part au titre du régime de la responsabilité du fait des produits défectueux, qui s'applique de plein droit à tout producteur. En revanche, la valeur de la bière défectueuse elle-même, vos pertes propres et les amendes administratives ou pénales ne relèvent jamais de cette garantie.
Prenons un lot de 3 000 bouteilles infecté par une bactérie lactique : la pression monte, une dizaine de bouteilles éclatent, une cliente se coupe profondément la main en ouvrant son carton et deux cavistes retrouvent leur rayon souillé. En ordre de grandeur, l'indemnisation du préjudice corporel se situe entre 15 000 et 30 000 €, les dommages matériels et la perte de marge des revendeurs autour de 10 000 €, et l'opération de retrait-rappel — identification des destinataires, retours, destruction, information — entre 10 000 et 20 000 €. Sans assurance, ces 40 000 à 60 000 € sortent de votre trésorerie au moment précis où vous ne vendez plus. Avec une RC Pro incluant la RC produits livrés, l'assureur prend en charge l'instruction du dossier, votre défense face aux réclamations et l'indemnisation des tiers ; les frais de retrait-rappel, eux, relèvent le plus souvent d'une garantie optionnelle qu'il faut demander explicitement. Elle finance aussi l'expertise contradictoire qui permet, le cas échéant, de démontrer que le défaut vient du malteur, du verrier ou d'une rupture de la chaîne du froid chez le distributeur, et donc de vous exonérer. Enfin, l'attestation est devenue une condition d'entrée : cavistes, centrales d'achat, festivals et marchés la réclament avant de vous référencer, souvent avec un montant de garantie minimal.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Levure sauvage, bactérie lactique, fût mal rincé, corps étranger, oxydation : le défaut ne se voit qu'après la vente et concerne tout un lot, jamais une bouteille isolée. La mise en cause peut venir du consommateur, du caviste, de la centrale d'achat, voire de l'éleveur à qui vous cédez vos drèches.
Une sur-carbonatation ou une refermentation non maîtrisée transforme une bouteille en projectile, en cave particulière comme en rayon. Coupure, blessure à l'œil, casse en cascade : le dommage est à la fois corporel et matériel, et votre responsabilité de producteur peut être retenue sans qu'aucune faute ne soit démontrée.
Allergène non mentionné (orge, gluten, lactose d'un milk stout, sulfites), degré alcoolique erroné, mentions obligatoires manquantes, allégation « sans gluten » non tenue : l'erreur d'étiquette engage votre responsabilité envers le consommateur et envers le distributeur contraint de retirer le produit. La garantie indemnise les tiers, jamais les sanctions prononcées contre vous.
Fût mal branché qui inonde la cave d'un bar, tireuse endommagée pendant un nettoyage, palette qui bascule sur le sol d'un client, serveur brûlé par vos produits de nettoyage : hors de vos murs, c'est la RC exploitation qui joue. Le matériel du client que vous manipulez relève, lui, de la garantie « biens confiés », à prévoir expressément.
Une cuve sous pression, une soupape mal réglée ou une accumulation de CO2 en cave peuvent blesser ou asphyxier un livreur, un technicien ou un visiteur. Les visites et dégustations font entrer des tiers dans une zone de travail — sol mouillé, marches, transpalette —, et la responsabilité de ce qui leur arrive est la vôtre.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Microbrasserie / brasseur artisanal : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 22,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non : aucun texte ne l'impose aux brasseurs, contrairement aux professions réglementées qui ont une obligation d'assurance. Mais la contrainte vient d'ailleurs. D'abord du droit : le régime de la responsabilité du fait des produits défectueux s'applique de plein droit à tout producteur, assuré ou non. Ensuite du commerce : une centrale d'achat, un caviste, un organisateur de festival ou une mairie pour un emplacement de marché réclament votre attestation, souvent avec un montant de garantie minimal et la mention explicite de la RC produits livrés. Sans elle, vous restez juridiquement exposé et commercialement bloqué.
Elle paie ce que le lot a causé aux autres : soins et préjudices d'un consommateur, stock détruit d'un revendeur, nettoyage du point de vente, perte de marge du bar qui a dû couper son tirage. Elle ne paie pas la bière elle-même : la valeur des bouteilles défectueuses, leur remplacement et votre propre manque à gagner sont exclus par nature. Quant aux frais de l'opération de rappel — recherche des destinataires, logistique de retour, destruction, information des clients —, ils ne sont pas automatiques : ils relèvent d'une garantie « retrait-rappel de produits » à souscrire à part et à plafonner sérieusement.
Non. Comme producteur, vous répondez du défaut de sécurité de votre bière indépendamment de toute faute : la victime doit seulement démontrer le dommage, le défaut et le lien entre les deux. Une sur-carbonatation, une refermentation non maîtrisée ou un verre inadapté suffisent. Votre responsabilité peut être recherchée pendant dix ans après la mise en circulation du lot, ce qui pose la question du contrat en vigueur à ce moment-là. Si votre garantie fonctionne en base réclamation, le Code des assurances impose une reprise du passé et un délai subséquent d'au moins cinq ans après résiliation (article L.124-5) : vérifiez-le avant de changer d'assureur.
Oui pour ses conséquences sur les tiers : la réaction d'un consommateur allergique, le retrait imposé à votre distributeur, les dommages matériels et le préjudice économique qui en découlent relèvent de la RC produits. Non pour ce qui vous sanctionne personnellement : une amende de la répression des fraudes, une sanction pénale ou une pénalité de déréférencement ne sont pas assurables. Attention aux allégations : annoncer « sans gluten » sur une bière d'orge, même déglutenisée, est une prise de risque majeure. Et une déclaration inexacte de vos process à l'assureur peut déclencher la règle proportionnelle du Code des assurances (article L.113-9), qui réduit l'indemnité.
Seulement si c'est déclaré. Beaucoup de contrats sont rédigés pour une activité de production sur site et ne suivent pas le brasseur qui tire à la pression sur un festival, tient un stand sur un marché, installe et nettoie des tireuses chez ses clients ou fait tourner un bar mobile. Faites lister ces activités noir sur blanc, et ajoutez la garantie « biens confiés » pour le matériel du client que vous manipulez : sans elle, la tireuse que vous démontez n'est pas couverte. Gardez enfin en tête que servir un mineur ou une personne manifestement ivre relève du pénal : ni l'amende ni la fermeture administrative ne s'assurent.
Prévenir votre assureur, par écrit. Le volume brassé, l'ouverture au public, la vente en ligne et surtout l'export conditionnent le tarif et l'étendue de la garantie : la plupart des contrats limitent la couverture à l'Europe et excluent l'Amérique du Nord, où le régime de responsabilité produits est bien plus lourd. Une aggravation non déclarée se paie au moment du sinistre. Côté contrat, un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon : vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (article L.113-12), ou en cours d'année si un changement de situation modifie le risque (article L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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