RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un protocole d'accord signé en séance, relu par personne, et six mois plus tard une partie découvre qu'il ne vaut rien : la clause est imprécise, le juge refuse l'homologation, et le délai pour saisir le tribunal est passé. C'est le sinistre type du médiateur, et il ne relève ni du local ni du matériel : il relève de ce que vous avez fait ou omis pendant le processus. Neutre par définition, vous êtes malgré tout le seul professionnel de la table, donc le premier désigné quand l'accord se retourne contre l'une des parties.
La RC Pro du médiateur couvre les conséquences pécuniaires des dommages que vous causez à un tiers dans le cadre de votre mission de tiers neutre : les parties, leurs conseils, un prescripteur, un organisme financeur. Elle prend en charge les dommages immatériels, qui constituent l'essentiel de votre exposition : perte de chance de faire valoir un droit parce que le délai de prescription ou le délai de recours a couru pendant la médiation, protocole d'accord mal rédigé donc inexploitable ou refusé à l'homologation, information confidentielle divulguée qui affecte la position d'une partie dans la procédure judiciaire qui reprend. Elle couvre aussi les dommages matériels, plus rares mais réels : dossier original perdu, pièce comptable ou testament remis en main propre et jamais restitué, matériel endommagé dans une salle louée pour une séance. Elle couvre enfin les dommages corporels causés à un tiers dans le cadre de l'activité, y compris hors de vos murs lorsque vous animez une séance chez un client, dans un tribunal ou dans un local associatif. Dans tous les cas, l'assureur prend en charge la défense de vos intérêts — expertise, avocat, procédure — avant même que la faute soit établie, ce qui est décisif quand une partie mécontente du résultat conteste la conduite du processus plutôt que le fond.
Prenez une médiation commerciale entre deux sociétés, engagée après une rupture de contrat. Le processus dure sept mois, échoue, et l'une des parties se rend compte que le délai pour agir devant le tribunal est expiré : elle ne peut plus réclamer les 90 000 euros qu'elle estimait lui être dus. Elle se retourne contre vous en soutenant que vous n'avez jamais attiré son attention sur la suspension des délais ni invité chacun à consulter son avocat sur ce point. Son avocat réclame la perte de chance, disons 60 000 euros, plus 12 000 euros de frais de procédure — ces montants sont des ordres de grandeur d'illustration, pas un barème. Sans contrat, vous répondez de tout sur votre patrimoine personnel si vous exercez en nom propre, et vous financez votre défense avant même de savoir si la faute sera retenue. Avec une RC Pro, l'assureur mandate et paie l'avocat dès la première réclamation écrite, discute la réalité de la perte de chance et règle l'indemnité si votre responsabilité est établie — vous continuez d'exercer pendant ce temps au lieu de vider votre trésorerie.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous conduisez une médiation pendant plusieurs mois sans alerter les parties que le délai pour agir en justice continue de courir, et l'une d'elles se retrouve forclose. Le préjudice se calcule sur la valeur du droit perdu, ce qui en fait la mise en cause la plus lourde du métier.
Le protocole que vous avez rédigé ou mis en forme comporte une clause ambiguë, une somme mal libellée ou un échéancier inapplicable, et le juge refuse de l'homologuer. Les parties reprennent la procédure à zéro et vous réclament les frais engagés en pure perte.
Une information confidentielle échangée en aparté ressort dans un compte rendu, un courriel groupé ou la procédure judiciaire qui reprend après l'échec de la médiation. La partie concernée soutient que sa position s'en est trouvée affaiblie et chiffre le préjudice.
Un lien professionnel, familial ou financier avec l'une des parties n'a pas été révélé avant le début du processus, ou vous avez fait interpréter une intervention comme une prise de parti. L'accord est attaqué et votre responsabilité est recherchée sur les frais devenus inutiles.
Vous formulez en séance une appréciation sur la valeur juridique ou fiscale d'une solution, hors de votre mission de tiers neutre, et une partie s'y fie pour signer. Elle vous reproche ensuite un conseil fautif ou un manquement à votre devoir d'information.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Médiateur : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 9,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Cela dépend de votre cadre d'exercice. Le médiateur de la consommation inscrit sur la liste de la Commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation, le médiateur familial diplômé d'État conventionné avec une CAF, l'avocat ou le notaire qui exerce comme médiateur : dans ces situations, une assurance de responsabilité professionnelle est exigée, soit par la réglementation de la profession d'origine, soit comme condition d'inscription ou de conventionnement. Le médiateur civil et commercial qui exerce en libéral sans profession réglementée n'a pas d'obligation légale générale. Mais les cours d'appel qui tiennent des listes de médiateurs, les juridictions qui désignent, les entreprises et les collectivités qui contractent réclament presque systématiquement l'attestation. Absence de contrat n'égale pas absence de responsabilité : vous répondez de vos fautes sur votre patrimoine personnel si vous exercez en nom propre.
Non, et c'est un point que beaucoup de médiateurs découvrent trop tard. Le contrat professionnel n'ouvre ni droit de rétractation de quatorze jours, ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces deux dispositifs sont réservés aux particuliers. Votre contrat court jusqu'à son échéance annuelle et se reconduit tacitement. Pour l'arrêter, il faut résilier à l'échéance en respectant un préavis de deux mois, par lettre recommandée ou par tout autre moyen prévu au contrat. Vous pouvez aussi résilier en cours d'année si votre situation change réellement — cessation d'activité, changement de profession, modification substantielle du risque assuré — en le justifiant. Vérifiez la date d'échéance dès la souscription et notez le rappel deux mois et demi avant.
Oui, si les faits sont survenus pendant la période de validité du contrat et si la réclamation vous parvient dans le délai de garantie subséquente prévu au contrat. C'est un enjeu majeur pour un médiateur : la mise en cause arrive rarement pendant la médiation, elle arrive un ou deux ans plus tard, quand le protocole se révèle inapplicable ou quand une partie découvre qu'elle a laissé passer un délai. La garantie subséquente couvre les réclamations reçues après la fin du contrat pour des faits antérieurs, généralement sur cinq ans. Ne résiliez jamais votre contrat en cessant votre activité sans avoir vérifié la durée exacte de cette reprise, et conservez vos dossiers pendant toute cette période.
L'assureur ne couvre pas les amendes ni les sanctions disciplinaires prononcées contre vous, qui sont personnelles par nature. En revanche, il finance la défense de vos intérêts lorsqu'une procédure vise votre responsabilité, et la plupart des contrats prennent en charge les frais d'avocat dans le cadre d'une mise en cause devant l'instance qui vous a inscrit ou désigné. En pratique, une procédure disciplinaire et une action civile en dommages-intérêts se déclenchent souvent en même temps sur les mêmes faits — atteinte alléguée à l'impartialité, divulgation d'un élément confidentiel — et c'est le volet indemnitaire que la RC Pro traite. Déclarez le sinistre dès la première réclamation écrite, sans attendre l'assignation.
Signalez-le à l'assureur et faites-le écrire au contrat. Un médiateur qui intervient en médiation familiale, en médiation d'entreprise et en médiation de la consommation cumule des expositions différentes : le patrimonial dans la famille, la perte d'exploitation dans l'entreprise, le volume de dossiers standardisés dans la consommation. Une déclaration d'activité trop étroite se retourne contre vous au moment du sinistre, car l'assureur vérifie que le fait générateur relève bien de l'activité garantie. Précisez aussi ce que vous faites hors médiation stricte : formation, supervision, rédaction de protocoles, conseil, expertise. Ces prestations connexes ne sont pas automatiquement incluses et doivent figurer nommément dans les activités déclarées.
Il ne suffit pas à vous protéger. Rappeler dans la convention d'entrée en médiation que vous n'avez pas de mission de conseil juridique, que les parties restent maîtresses de leur décision et qu'il leur appartient de faire valider le protocole par leur avocat est indispensable, et cela pèse réellement devant un juge. Mais une clause qui exclurait toute responsabilité de votre part pour vos propres fautes est écartée. Le juge regarde ce que vous avez fait : avez-vous alerté sur les délais, invité chacun à consulter, tracé l'information par écrit. La bonne pratique tient en trois gestes : convention signée, compte rendu de séance daté, mention explicite dans le protocole que chaque partie a pu prendre conseil.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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