RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous passez vos journées sous des chevaux qui ne vous appartiennent pas, avec un marteau, une rénette et des clous, à quelques millimètres du tissu vivant. Un clou serré un peu trop haut, une sole amincie de deux millimètres de trop, et la boiterie apparaît le lendemain ou trois semaines plus tard. Le propriétaire fait venir son vétérinaire, chiffre les soins et la saison perdue, puis se retourne vers vous.
La responsabilité civile professionnelle du maréchal-ferrant et du pareur couvre les conséquences financières des dommages que votre travail cause à autrui, sur votre tournée comme sur un concours. Elle vise trois familles de dommages : les dommages corporels (le propriétaire, le groom ou l'apprenti qui tient le cheval et prend un coup de pied, un éclat de fer ou un outil tranchant), les dommages matériels (le cheval, juridiquement un bien, mais aussi un box, un sol, un van ou le matériel de l'écurie) et les dommages immatériels consécutifs (frais vétérinaires, pension, mois d'immobilisation, perte de valeur ou de carrière sportive). Point décisif pour votre métier : pendant la ferrure ou le parage, vous avez la garde du cheval, qui devient un bien confié — cette garantie doit être expressément prévue au contrat, elle n'est jamais automatique. La garantie joue que la mise en cause porte sur un geste, sur une omission (pied non contrôlé, ferrure posée malgré une anomalie visible) ou sur un conseil inadapté, et elle inclut la défense de vos intérêts face au propriétaire et à son assureur.
Prenez un hongre de concours estimé autour de 35 000 €. Vous posez un fer sur l'antérieur gauche, un clou passe trop près du vif : trois jours plus tard le cheval est en appui pointe, le vétérinaire ouvre l'abcès, l'infection s'installe et l'immobilisation dure quatre mois. Comptez un ordre de grandeur de 3 000 à 4 000 € de frais vétérinaires et de ferrure thérapeutique, environ 2 000 € de pension et de remise en condition, puis une saison de concours perdue et une dépréciation réclamée autour de 15 000 € : la mise en cause approche 20 000 €, à titre d'exemple et non de tarif. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, et en entreprise individuelle elle peut atteindre votre patrimoine. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert, discute le lien de causalité (état du pied avant votre passage, ferrure précédente, terrain, soins du propriétaire), indemnise si votre faute est retenue et finance votre défense même lorsqu'elle ne l'est pas.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un clou trop haut comprime ou traverse le tissu vivant : abcès, phlegmon, boiterie et parfois plusieurs mois d'immobilisation. C'est la mise en cause la plus fréquente du métier, et la plus facile à relier à votre passage.
Sole amincie, talons trop descendus, fer trop court ou mauvais aplomb : le cheval se déjuge, contre-performe ou développe une lésion. Le litige porte alors sur votre choix technique et sur le conseil donné au propriétaire.
Un cheval qui s'arrache, glisse sur le sol de l'allée, se cogne au travail ou s'échappe hors de l'écurie peut se blesser gravement, voire provoquer un accident sur la route. La garde de l'animal vous incombe pendant l'intervention.
Coup de pied déclenché par votre geste, éclat de fer, brûlure ou outil tranchant : la personne qui tient le cheval est le tiers le plus exposé. Un dommage corporel se chiffre vite en dizaines de milliers d'euros avec l'arrêt de travail.
Ferrure à chaud, étincelles, fer au rouge posé près de la paille ou du foin : le départ de feu dans un box ou une sellerie est un risque réel de votre camion-atelier. S'y ajoutent les brûlures du cheval mal maîtrisées à l'ajusture.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Maréchal-ferrant pareur : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Aucun texte n'impose l'assurance de responsabilité civile professionnelle à la maréchalerie, contrairement aux professions à obligation d'assurance (santé, construction pour la décennale, intermédiaires). Mais l'absence d'obligation légale ne supprime pas la responsabilité : si votre geste cause un dommage, vous devez réparer sur vos propres deniers. Dans les faits, beaucoup d'écuries de propriétaires, de haras, de centres équestres et d'organisateurs de concours réclament une attestation avant de vous laisser intervenir : c'est alors une exigence contractuelle du donneur d'ordre, pas une obligation d'État.
C'est la question à poser avant de signer. Le temps de l'intervention, vous levez le pied, vous tenez l'animal : vous en avez la garde, et le cheval devient un bien confié. Or beaucoup de contrats généralistes excluent les dommages aux biens confiés, c'est-à-dire précisément la chose sur laquelle vous travaillez. Sans extension « biens confiés » adaptée aux animaux, votre RC Pro paiera le box défoncé mais pas la boiterie du cheval — l'inverse de ce dont vous avez besoin.
Rien n'est perdu : le délai est normal en maréchalerie et la question devient celle de la preuve. Déclarez sans attendre, avec vos notes de tournée, vos photos de pieds et la date d'intervention. L'assureur mandate un expert, souvent vétérinaire, pour discuter la causalité : état du pied avant votre passage, ferrure précédente, terrain, travail imposé, soins du propriétaire. Vérifiez aussi votre base de garantie : en réclamation (Code des assurances L.124-5), une garantie subséquente vous couvre encore après l'arrêt du contrat.
Oui, et c'est le poste le plus lourd. Au-delà des frais vétérinaires, le propriétaire chiffre l'immobilisation, la pension, les engagements de concours perdus et la dépréciation de l'animal. Ce sont des dommages immatériels consécutifs : ils ne sont indemnisés que si votre contrat les prévoit, et toujours dans la limite d'un plafond. Sur des chevaux de sport ou de course, examinez ce plafond de près : une garantie calibrée pour du cheval de loisir est vite dépassée.
Votre apprenti et vos salariés sont vos préposés : leurs fautes commises dans le cadre de leur travail engagent votre responsabilité, et votre RC Pro doit les mentionner comme assurés. Un confrère indépendant qui vous remplace, lui, travaille sous son propre contrat : demandez-lui son attestation, sinon vous risquez de porter seul une mise en cause. Déclarez aussi vos effectifs réels et vos activités exactes — ferrure à chaud, parage pieds nus, ferrure orthopédique sur prescription vétérinaire, interventions sur hippodrome.
Non, et c'est une différence importante avec vos contrats personnels : la loi Hamon et le délai de rétractation de 14 jours ne s'appliquent pas aux contrats professionnels. Votre RC Pro se résilie à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (Code des assurances L.113-12), en respectant la forme prévue au contrat. En dehors de cette fenêtre, vous pouvez résilier en cas de changement de situation professionnelle — cessation d'activité, changement de métier, départ en retraite (L.113-16). Ne résiliez jamais avant d'avoir la confirmation écrite du nouveau contrat.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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