RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un jeu se joue sur trois ou quatre mois de fenêtre commerciale, mais les droits qu'il embarque — musiques, polices, assets achetés, middleware, code d'un studio externe, nom déposé par un tiers — vous suivent pendant des années. Le jour où un ayant droit envoie une mise en demeure, où un patch corrompt les sauvegardes de dizaines de milliers de joueurs ou où un studio conteste la portée de la cession qu'il a signée, c'est l'éditeur qui est en première ligne : c'est son nom qui figure sur la page store. La responsabilité civile professionnelle est la garantie qui répond de ces dommages causés aux tiers.
La RC Pro de l'éditeur de jeux vidéo prend en charge les conséquences financières des dommages que votre activité cause à un tiers : studio partenaire, ayant droit, plateforme de distribution, prestataire, joueur, annonceur. Elle distingue trois natures de dommages. Les dommages corporels et matériels d'abord : un visiteur blessé sur votre stand salon, un kit de développement constructeur détruit dans vos locaux, du matériel de capture endommagé chez un prestataire. Les dommages immatériels ensuite, de loin les plus fréquents dans l'édition : perte d'exploitation d'un studio dont la sortie est décalée par votre faute, préjudice d'un ayant droit dont l'œuvre a été exploitée hors périmètre de licence, manque à gagner d'un partenaire marketing après un retrait du store. Sont visées l'erreur, l'omission, le retard, le manquement contractuel et l'arbitrage éditorial fautif, avec la défense incluse : avocats, expertise, frais de procédure, y compris quand la réclamation se révèle infondée. L'atteinte involontaire aux droits de propriété intellectuelle, elle, est une extension à vérifier ligne par ligne : elle n'est pas systématiquement acquise, alors que c'est le point le plus sensible du métier.
Prenez un jeu narratif dont quatre morceaux sont négociés pour la bande-annonce et la démo, mais qui partent aussi dans le build commercial. Trois mois après le lancement, à 90 000 exemplaires vendus sur deux plateformes, l'éditeur musical vous met en demeure. Il faut retirer les pistes, refaire un build recertifié chez chaque constructeur, traiter les joueurs qui ont acheté la bande-son en DLC et négocier une régularisation rétroactive sur les ventes déjà réalisées. À titre d'exemple et non de tarif, un dossier de ce type mobilise couramment un ordre de grandeur de 20 000 à 40 000 € de défense et d'expertise, plus une indemnité transactionnelle de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Avec une RC Pro incluant l'atteinte involontaire aux droits de propriété intellectuelle, l'assureur prend la conduite du dossier dès la mise en demeure, paie les avocats et règle l'indemnité dans la limite du plafond souscrit. Sans elle, la somme sort de la trésorerie réservée au projet suivant, exactement au moment où le premier commence enfin à rembourser son développement.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un morceau négocié pour la bande-annonce se retrouve dans le build final, une texture de marketplace s'avère contrefaisante, une police d'écriture est utilisée hors de sa licence commerciale. L'ayant droit réclame à l'éditeur, qui a validé le build et l'a mis en vente sous son nom.
Le contrat d'édition dit que la marque, le code et les suites vous reviennent ; le studio soutient n'avoir cédé qu'une licence d'exploitation limitée. Le désaccord gèle le portage, le DLC ou la suite, et le studio chiffre sa perte d'exploitation sur toute la période bloquée.
Une mise à jour corrompt les sauvegardes, vide les inventaires payants ou efface la progression de milliers de comptes. Joueurs, plateforme et parfois studio partenaire réclament remboursements et compensations : c'est du dommage immatériel pur, sans le moindre bien endommagé.
Un manquement aux règles constructeur, une classification d'âge mal anticipée ou un contenu litigieux suspend la vente en pleine campagne. Les partenaires qui avaient calé publicité, presse, édition physique ou influence sur cette date facturent leur préjudice.
Identifiants, e-mails et historiques d'achat exposés par une faille du back-end ou par un prestataire mal encadré, et les personnes lésées se retournent contre l'éditeur. Attention à la frontière : la sanction administrative prononcée par l'autorité de contrôle n'est pas assurable en droit français, contrairement aux dommages causés aux tiers.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Édition de jeux vidéo : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 20,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Seulement si le contrat comporte l'extension « atteinte involontaire aux droits de propriété intellectuelle », et uniquement pour l'involontaire : un asset acheté de bonne foi sur une marketplace mais lui-même contrefaisant, une licence musicale dépassée par erreur, un nom de personnage repris sans savoir qu'il était déposé. La reprise consciente de l'œuvre d'un tiers relève de la faute intentionnelle et n'est jamais assurable. Vérifiez trois lignes avant de signer : la présence de cette extension, son sous-plafond, souvent bien inférieur au plafond général, et les territoires couverts.
C'est d'abord le vôtre vis-à-vis du tiers lésé : votre nom figure sur la fiche store, c'est vous qui commercialisez et encaissez. Le plaignant vous assigne, votre RC Pro prend la défense puis l'indemnisation, et l'assureur exerce ensuite son recours contre le studio et son propre assureur. D'où deux réflexes contractuels : exiger dans chaque contrat de développement une garantie contre l'éviction et une attestation RC Pro à jour du studio, et conserver la traçabilité des licences d'assets, de moteur et de middleware pour chaque build livré.
Non. L'édition de jeux vidéo n'est pas une profession réglementée à assurance obligatoire, contrairement au bâtiment ou aux professions du droit : aucun texte ne vous impose la RC Pro. L'exigence vient d'ailleurs, et elle est presque systématique : accords de licence constructeur, contrats de distribution et de portage, régies publicitaires, organisateurs de salons, coproducteurs et certains financeurs réclament une attestation avant signature. Distinguez donc trois niveaux : l'obligation légale, qui n'existe pas ici, l'exigence contractuelle d'un donneur d'ordre, très fréquente, et la bonne pratique de gestion du risque.
Pas automatiquement. La plupart des contrats français couvrent l'Union européenne, parfois le monde entier « sauf USA et Canada », deux marchés où les frais de défense et le niveau des dommages-intérêts changent d'échelle. Or un éditeur vend par nature partout dès le premier jour de mise en ligne. Demandez explicitement l'extension monde entier USA et Canada inclus si vous publiez sur ces stores, et vérifiez qu'elle couvre aussi la juridiction, c'est-à-dire une action portée devant un tribunal étranger, et pas seulement le lieu de survenance du dommage.
Oui. Prime et plafonds ont été calés sur un chiffre d'affaires et un périmètre d'activité déclarés. Si vous passez de 200 000 € à 2 millions, si vous ouvrez le multijoueur en ligne, si vous lancez une boutique in-game ou si vous vous mettez à éditer les jeux d'autres studios, le risque assuré n'est plus le même. Le Code des assurances vous impose de déclarer en cours de contrat les circonstances nouvelles qui aggravent le risque (L.113-2). Une omission se paie au sinistre : réduction proportionnelle de l'indemnité, voire nullité en cas de mauvaise foi.
Un contrat professionnel n'ouvre ni les 14 jours de rétractation ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon, réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou lors d'un changement de situation professionnelle, cessation d'activité comprise (L.113-16). Point vital pour un éditeur : les réclamations arrivent souvent des années après la sortie. Examinez la garantie subséquente, qui permet de déclarer après résiliation un sinistre dont le fait générateur est antérieur ; en base réclamation, le Code des assurances impose au moins cinq ans (L.124-5).
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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