RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Entre la coupe des têtes, le titrage, la macération et l'embouteillage, chaque décision technique quitte votre atelier dans une bouteille et revient vers vous si elle est fausse. Un lot mal coupé, un allergène oublié sur l'étiquette ou une liqueur qui refermente ne se règlent pas au chai : ils se règlent chez les quarante revendeurs qui ont votre cuvée en rayon et chez ceux qui l'ont bue. À cela s'ajoutent les vapeurs d'alcool, un voisin mitoyen, et les visiteurs que vous faites entrer pour déguster.
La RC Pro d'un distillateur prend en charge les conséquences financières des dommages que votre activité cause à des tiers. Elle couvre les trois familles classiques : les dommages corporels (un consommateur soigné après avoir bu votre eau-de-vie, un visiteur blessé pendant une visite de chai), les dommages matériels (le bâtiment mitoyen abîmé par un départ de feu de vapeurs d'alcool, des bouteilles qui éclatent dans la réserve d'un caviste et détruisent la marchandise autour) et les dommages immatériels qui en découlent (le rayon fermé, le manque à gagner du distributeur privé de votre cuvée). Elle se lit toujours en deux volets : la RC exploitation, pour ce qui arrive pendant l'activité — au chai, en visite, sur un salon, pendant une livraison — et la RC produits livrés, qui joue une fois la bouteille partie et qui est le volet décisif pour un producteur d'alcool. Elle porte aussi vos frais de défense et d'expertise. En revanche, elle n'indemnise ni vos propres biens, ni la valeur du lot défectueux lui-même.
Prenez une cuvée de 9 000 bouteilles d'eau-de-vie de fruit, partie chez une quarantaine de cavistes et deux grossistes. Trois mois plus tard, deux consommateurs signalent des troubles, l'analyse remonte à une coupe mal maîtrisée sur deux passages d'alambic, et le lot doit être retiré du marché. À titre d'exemple et en ordre de grandeur, l'addition tourne autour de 200 000 € : la logistique de retrait et la destruction, la marchandise et le manque à gagner à rembourser aux revendeurs, l'indemnisation des deux consommateurs, vos frais d'expertise et d'avocat. Une distillerie de trois ou quatre personnes n'absorbe pas cela sur sa trésorerie, surtout en pleine campagne. Avec une RC Pro incluant les produits livrés, l'assureur mandate l'expert, discute avec les distributeurs, indemnise les victimes et porte votre défense pendant que vous relancez la production. Une réserve à connaître : la valeur de vos propres bouteilles détruites n'est pas un dommage causé à un tiers, c'est l'extension frais de retrait et de rappel qui traite cette partie.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une coupe de têtes mal maîtrisée, un contaminant de vieillissement, une cuve mal rincée ou un allergène absent de l'étiquette : le défaut part avec chaque bouteille. C'est la mise en cause la plus lourde d'un distillateur, parce qu'elle vise des consommateurs et qu'elle concerne le lot entier, pas une bouteille isolée.
Les vapeurs d'éthanol s'enflamment loin de l'alambic : un point chaud, une surpression ou une flaque de coupe suffisent. Vos installations relèvent de la multirisque, mais le bâtiment mitoyen détruit et l'activité arrêtée chez le voisin engagent votre responsabilité civile.
Une liqueur sucrée qui refermente, un bouchage mal maîtrisé ou un verre fragilisé, et la bouteille éclate en réserve, en rayon ou dans la main du client. Blessure, marchandise voisine détruite, magasin fermé le temps du nettoyage : le dommage survient chez le distributeur, longtemps après votre facture.
Un visiteur glisse sur un sol mouillé, se cogne à une passerelle ou se blesse près des fûts pendant la visite guidée. S'ajoute la question de l'alcool servi : servir un mineur ou une personne manifestement ivre qui reprend ensuite le volant vous expose directement.
Vous distillez la récolte, le vin ou le marc d'un client, ou vous embouteillez pour une marque tierce : sa matière est sous votre garde et n'est pas un produit à vous. Un moût perdu, un fût contaminé ou un titrage raté détruisent une année entière de production qui appartient à quelqu'un d'autre.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Distillateur / producteur de spiritueux : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 24,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Produire et vendre des spiritueux ne figure pas parmi les professions soumises à une assurance obligatoire : aucun texte ne vous impose la RC Pro. En pratique, vous ne serez pas référencé sans elle — cavistes, grossistes, centrales d'achat et organisateurs de salons réclament une attestation mentionnant la responsabilité civile produits livrés, et votre bailleur la demande aussi. C'est une exigence commerciale et contractuelle, pas légale, mais elle est bloquante. Notez qu'un contrat professionnel s'engage à l'année : ni rétractation de 14 jours, ni loi Hamon, résiliation à l'échéance avec deux mois de préavis.
Deux contrats, deux périmètres. Votre alambic, votre chai, vos fûts et votre stock partis en fumée relèvent de la multirisque professionnelle, pas de la RC Pro. En revanche le mur mitoyen fissuré par la surpression, le hangar d'à côté détruit, l'activité du voisin interrompue : ce sont des dommages causés à des tiers, traités par la responsabilité civile — RC exploitation, complétée par la garantie recours des voisins et des tiers, souvent logée dans la multirisque. Sur un site de distillation, l'assureur regardera votre zonage des atmosphères explosives, la ventilation et l'électricité.
C'est la spécificité des spiritueux : un whisky mis en fût aujourd'hui se boira dans dix ans, et la réclamation peut arriver longtemps après la distillation. Ce qui compte, c'est la date de la réclamation, pas celle de la production : un contrat en base réclamation (article L.124-5 du Code des assurances) couvre les réclamations reçues pendant la vie du contrat, et une garantie subséquente d'au moins cinq ans prend le relais après résiliation. Conservez vos échantillons témoins et vos registres de lot : sans traçabilité, impossible de prouver quel lot est en cause.
Ne confondez pas les deux. La RC produits indemnise le dommage causé par votre lot : le consommateur soigné, la marchandise du caviste abîmée. Elle ne rembourse ni la valeur de vos bouteilles détruites, ni la logistique pour aller les récupérer. Les frais de retrait et de rappel — identification du lot, information des distributeurs, reprise, destruction — sont une extension à souscrire séparément, presque toujours plafonnée bien en dessous du plafond principal. Quand votre production est embouteillée et diffusée en réseau, c'est la ligne à vérifier avant de signer.
Quand vous distillez le fruit, le vin ou le marc d'un tiers, ou que vous embouteillez pour une marque, sa matière est sous votre garde : ce ne sont pas des produits livrés mais des biens confiés. Une campagne perdue, un fût contaminé par un rinçage insuffisant, un titrage raté ne seront indemnisés que si la garantie biens confiés figure au contrat, avec un plafond calé sur la valeur d'une campagne entière. Déclarez cette prestation à la souscription : absente de l'activité assurée, elle n'est pas couverte, même en cas de faute évidente.
Rarement d'office. Chaque contrat a une territorialité : beaucoup couvrent la France et l'Union européenne, excluent explicitement les États-Unis et le Canada, et ne suivent pas vos palettes au-delà. C'est pourtant là que les procédures produits sont les plus lourdes. Si vous exportez, même quelques palettes via un importateur, déclarez-le et faites étendre la garantie ; votre importateur vous réclamera de toute façon une attestation mentionnant son pays. Vérifiez aussi qui est désigné responsable de la mise sur le marché : cela détermine qui sera attaqué en premier.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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