📑 Conseil & Expertise

Assurance Conseil en propriété industrielle

Vous ne livrez pas un produit, vous portez des dates. Un délai de priorité laissé passer, une annuité oubliée pendant une migration d'outil de gestion, une recherche d'antériorité menée trop vite : le titre tombe ou n'existe jamais, et l'erreur n'est presque jamais rattrapable. Le préjudice de votre client ne se mesure pas à vos honoraires, mais aux années de R&D et au marché qu'il perd.

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Le métier de Conseil en propriété industrielle : définition

La RC Professionnelle du conseil en propriété industrielle répare les conséquences pécuniaires des dommages que vous causez à vos clients ou à des tiers dans l'exercice de votre mandat : erreur, omission, négligence, retard, information incomplète ou conseil inadapté. Elle couvre les trois familles de dommages : corporels (le visiteur blessé dans vos locaux, l'accident lors d'une visite d'atelier chez un client), matériels (le prototype ou l'échantillon confié qui est détérioré, le dossier technique perdu) et immatériels (perte de droits, perte de chance d'obtenir un titre, manque à gagner du client). Ce sont ces derniers, les dommages immatériels non consécutifs — un préjudice purement financier, sans dommage corporel ni matériel préalable —, qui constituent l'essentiel de votre exposition : c'est la première ligne à vérifier dans le contrat, car certains la plafonnent beaucoup plus bas que le reste. La garantie prend aussi en charge les frais de défense : enquête, expertise technique, avocats, y compris quand la mise en cause n'aboutit pas. Elle ne couvre en revanche jamais la faute intentionnelle, ni la simple reprise de vos honoraires que le client conteste.

Pourquoi s'assurer en tant que Conseil en propriété industrielle ?

Un cabinet suit le portefeuille d'un équipementier industriel. Pendant la migration de son outil de gestion des échéances, l'annuité du brevet central passe entre les mailles : le délai de grâce s'écoule, la restauration est refusée, le brevet est déchu. Six mois plus tard, un concurrent lance une copie et le client, qui négociait justement une licence, chiffre son préjudice à un ordre de grandeur de 350 000 € — redevances perdues, marge sur un marché désormais ouvert, coût de reconstruction d'une protection alternative. La RC Professionnelle prend alors en charge la défense (avocat, expertise technique et comptable pour discuter le lien de causalité et la réalité du préjudice), puis l'indemnisation ou la transaction, dans la limite du plafond souscrit. Sans elle, ces sommes sortent de la trésorerie du cabinet, pour un dossier facturé quelques centaines d'euros. Ces montants sont donnés à titre d'exemple : ils dépendent du titre en cause et de la valeur qu'il protégeait.

Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.

Les risques spécifiques du Conseil en propriété industrielle

Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.

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Délai manqué : annuité, priorité, phase nationale

L'échéance non tenue est la première cause de mise en cause d'un cabinet : annuité de brevet impayée, délai de priorité de douze mois dépassé, entrée en phase nationale PCT oubliée, réponse hors délai à une notification d'office. Le délai de grâce et le recours en restauration existent, mais ils sont brefs et ne sont pas toujours accordés : quand ils échouent, la perte de droit est définitive.

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Recherche d'antériorité incomplète

Une antériorité non détectée, une classe de produits et services oubliée, une base non interrogée, et votre client lance une marque ou un produit qui percute un droit existant. Il vous réclame alors le coût du changement de nom, le retrait des supports et des emballages, l'indemnité versée au titulaire et la perte d'exploitation pendant la bascule.

📝

Rédaction défaillante des revendications

Des revendications trop étroites laissent le concurrent contourner le brevet sans risque, tandis qu'une description insuffisante ou une extension au-delà du contenu initial de la demande fragilise le titre et le fait tomber en défense. Le reproche arrive des années plus tard, le jour précis où le brevet devait enfin servir.

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Stratégie de protection mal conseillée

Ne pas alerter le client sur la destruction de nouveauté par une publication scientifique, un salon ou une démonstration avant dépôt ; recommander le secret là où il fallait déposer ; ne pas couvrir les pays où il fabrique ou vend. Le devoir de conseil du CPI est apprécié largement par les juges, et c'est à vous de prouver que vous aviez averti.

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Titularité et inscriptions au registre

Cession non inscrite, chaîne de propriété incomplète, invention de salarié mal qualifiée, licence non publiée : le client découvre qu'il ne peut pas agir en contrefaçon ou que son titre est contesté, souvent au pire moment, en pleine levée de fonds ou audit d'acquisition. La régularisation est parfois impossible et le préjudice retombe intégralement sur le cabinet.

Ce que couvre votre assurance Conseil en propriété industrielle

Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.

  • RC Professionnelle (erreur, conseil, omission)
  • Perte de droits et de titres
  • Préjudices financiers immatériels
  • Cyber-risques et données sensibles
  • Protection juridique professionnelle
  • Couverture monde des missions
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Sources réglementaires

  • Code des assurances — notamment l'article L.124-1 (assurance de responsabilité), l'article L.113-2 (déclarations de l'assuré et délai de déclaration de sinistre) et l'article L.113-12 (résiliation annuelle, préavis de deux mois).
  • Code civil — articles 1240 et 1241 (responsabilité du fait personnel) et article 1242 (responsabilité du fait des choses et des personnes dont on répond).
  • ACPR — Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, autorité de supervision des intermédiaires en assurance.
  • ORIAS — registre des intermédiaires en assurance ; Insurio y est immatriculé sous le n° 22001730.
  • À noter : le droit de rétractation de 14 jours du Code de la consommation et la résiliation infra-annuelle dite « loi Hamon » (article L.113-15-2 du Code des assurances) ne s'appliquent pas aux contrats souscrits pour les besoins d'une activité professionnelle.
Comparatif

RC Pro ou Multirisque : quelle différence ?

Les deux contrats sont complémentaires pour un Conseil en propriété industrielle : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.

Comparaison entre l'assurance responsabilité civile professionnelle et l'assurance multirisque professionnelle
CritèreRC ProfessionnelleMultirisque Professionnelle
Ce qui est couvertLes dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant)Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock
Exemple de sinistreUne erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre clientUn incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel
Sinistres principauxFaute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autruiIncendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques
Perte d'exploitationNon couverteCouverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture
Obligatoire ?Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinonNon légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux
Utile si…Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soinVous avez un local, du matériel ou du stock à protéger
Prix indicatif Insuriodès 17,90€/mois*dès 14,90€/mois*

* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.

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Questions fréquentes — Assurance Conseil en propriété industrielle

Oui. C'est une profession réglementée : l'inscription sur la liste tenue par l'INPI suppose de justifier d'une assurance couvrant votre responsabilité civile professionnelle, et d'une garantie financière dès lors que vous encaissez des fonds pour le compte de clients (taxes de dépôt, annuités, honoraires de correspondants étrangers). Ne confondez pas les trois niveaux : l'obligation réglementaire, ce que vos clients grands comptes vous imposent par contrat (plafond minimum, attestation nominative annuelle), et les bonnes pratiques internes du cabinet, comme le double contrôle des échéances, qui ne sont exigées par personne mais évitent le sinistre.

Oui, c'est même le sinistre type du métier : la garantie joue sur l'erreur, l'omission, la négligence et le retard, qu'il s'agisse d'une annuité de brevet impayée, d'un délai de priorité dépassé, d'une entrée en phase nationale oubliée ou d'une réponse hors délai à une notification d'office. Seule la faute intentionnelle reste exclue. Le bon réflexe est de déclarer dès que le délai est constaté manqué, avant même la réclamation du client : c'est le moment où une poursuite de procédure ou une restauration est encore jouable, et certains contrats participent à ces frais de rattrapage.

Raisonnez sur l'exposition réelle, pas sur votre chiffre d'affaires. Un dossier facturé quelques centaines d'euros d'annuité peut porter un préjudice à six ou sept chiffres si le titre tombe. Pour un cabinet individuel travaillant avec des PME, un plafond de quelques centaines de milliers d'euros par sinistre est un point de départ courant ; dès que vous suivez des portefeuilles industriels ou des clients en levée de fonds, on passe à plusieurs millions. Nos formules démarrent à 17,90 € par mois, le tarif suivant ensuite le chiffre d'affaires, le plafond retenu et les pays couverts.

Vérifiez deux points. La territorialité d'abord : le contrat doit couvrir vos interventions devant l'OEB et l'EUIPO ainsi que les réclamations portées devant des juridictions étrangères ; les États-Unis et le Canada sont fréquemment exclus ou proposés en option payante. La chaîne de responsabilité ensuite : quand vous confiez un dépôt ou une réponse à un confrère à l'étranger, votre client se retourne d'abord contre vous, son interlocuteur. Votre assureur indemnise puis exerce son recours contre le correspondant. D'où l'intérêt de conserver la trace écrite des instructions envoyées et des échéances confirmées en retour.

Un contrat professionnel ne suit pas les règles du particulier : ni délai de rétractation de 14 jours, ni loi Hamon au bout d'un an. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle moyennant un préavis de deux mois (Code des assurances L.113-12), à laquelle s'ajoutent les cas de changement de situation prévus par L.113-16 — cessation d'activité, changement de forme d'exercice, modification substantielle du risque — qui permettent de sortir en cours d'année. Et surtout : ne laissez jamais un seul jour de trou entre deux contrats, négociez la reprise du passé chez le nouvel assureur.

Vos erreurs vous survivent professionnellement : une réclamation peut surgir des années après le dépôt fautif, le jour où le titre est enfin opposé à un concurrent, attaqué en nullité ou passé au crible d'une due diligence. En base réclamation, c'est la garantie subséquente qui prend le relais après la fin du contrat, pour une durée minimale de cinq ans (Code des assurances L.124-5), parfois allongée en cas de cessation d'activité ou de décès. Si vous cédez le cabinet, faites écrire noir sur blanc qui porte le passif : le repreneur achète une clientèle, pas nécessairement vos fautes antérieures.

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