RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Votre signature engage bien plus que votre opinion : une banque prête, un repreneur rachète, un associé reste ou sort sur la foi de comptes que vous avez certifiés. Quand une créance irrécouvrable, un stock gonflé ou un détournement interne passe entre les mailles de vos diligences, ce ne sont pas seulement les dirigeants qui sont attaqués — c'est aussi le commissaire aux comptes, parce qu'il est identifié, solvable et assuré. La mise en cause arrive rarement à chaud : elle tombe deux ou trois ans plus tard, quand l'entreprise est déjà en procédure collective et que le liquidateur remonte la chaîne.
La RC Pro du commissaire aux comptes couvre les conséquences pécuniaires des fautes, erreurs et négligences commises dans vos missions : certification des comptes annuels et consolidés, audit légal des petites entreprises, attestations, diligences directement liées, commissariat aux apports ou à la fusion. Elle joue sur les trois familles de dommages, avec un déséquilibre propre à votre métier : l'immatériel domine très largement, c'est-à-dire la perte financière subie par la société contrôlée, un actionnaire, un créancier ou un repreneur. Les dommages matériels restent marginaux mais réels : pièces comptables, supports ou disques durs confiés par le client, détruits ou égarés pendant l'intervention. Le dommage corporel est rare mais existe, par exemple un collaborateur qui blesse quelqu'un lors d'un inventaire physique en entrepôt. Le contrat prend en charge l'indemnité due au tiers lésé et la défense de vos intérêts (avocat, expertise judiciaire, honoraires techniques), et il couvre la faute de vos collaborateurs et stagiaires comme la vôtre, y compris lorsque la mission est signée sous l'enseigne d'une société de commissaires aux comptes.
Vous certifiez sans réserve deux exercices d'une PME de négoce. Dix-huit mois plus tard, la responsable comptable est confondue — stocks surévalués, factures antidatées — et la banque qui avait débloqué 900 000 € de crédit sur la foi de vos rapports vous assigne aux côtés du liquidateur, en reprochant des diligences insuffisantes sur l'inventaire et la circularisation des clients. Sur ce type de dossier, l'ordre de grandeur d'une condamnation partielle tourne autour de 150 000 à 250 000 €, le juge raisonnant en perte de chance et retenant rarement la totalité du préjudice, auxquels s'ajoutent 40 000 à 70 000 € d'expertise judiciaire et d'honoraires d'avocat sur trois à quatre ans de procédure. Ces chiffres sont des exemples d'ordre de grandeur, pas une règle : tout dépend du dommage démontré et de son lien avec vos travaux. Avec une RC Pro, l'assureur mandate et paie la défense dès l'assignation, fait valoir devant le tribunal la part de responsabilité des dirigeants et règle l'indemnité dans la limite du plafond. Sans elle, la procédure se finance sur la trésorerie du cabinet et l'exécution frappe directement son patrimoine.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Faux fournisseurs, stocks surévalués, chiffre d'affaires fictif : la fraude interne échappe aux sondages et ressort des mois plus tard. Votre obligation reste une obligation de moyens, mais l'adversaire ira chercher précisément la diligence que vous n'avez pas tracée dans le dossier de travail.
Une banque, un investisseur ou un acquéreur qui s'est fondé sur vos rapports réclame sa perte quand les comptes se révèlent faux. Le débat porte alors sur le lien entre votre opinion et sa décision, et sur la part de préjudice réellement imputable à vos travaux.
Ne pas déclencher la procédure d'alerte alors que la continuité d'exploitation est compromise vous expose au reproche d'avoir laissé le passif s'aggraver. À l'inverse, une alerte maladroite ou ébruitée peut vous être reprochée comme une atteinte au crédit de l'entreprise.
En commissariat aux apports ou à la fusion, une valeur retenue trop haute laisse associés et créanciers face à un capital surévalué. Le rapport est daté, signé et opposable : c'est la pièce que l'on ressort des années après, lorsque l'actif apporté se révèle sans valeur.
Attestation de chiffre d'affaires, de situation ou d'emploi de fonds : ces documents courts sont produits à des tiers qui prennent des décisions dessus, souvent un bailleur, un financeur ou une administration. Signés vite, sur des données non auditées, ils génèrent des réclamations sans commune mesure avec les honoraires perçus.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Commissaire aux comptes : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. La réglementation de la profession impose à tout commissaire aux comptes — personne physique comme société inscrite — d'être couvert pour les conséquences civiles de ses missions, et l'attestation est réclamée lors de l'inscription comme lors des contrôles de la profession. Distinguez trois niveaux qu'on confond souvent : l'obligation légale (être assuré, sans quoi vous ne pouvez pas exercer), l'exigence d'un mandant (un groupe qui réclame un plafond supérieur avant de vous nommer) et la bonne pratique (protection juridique, garantie cyber, plafond calé sur votre plus gros mandat).
Rarement, si vous l'avez calé sur vos honoraires. Le bon repère n'est pas votre chiffre d'affaires mais le passif que vos rapports peuvent faire naître : une société qui porte 20 M€ de dettes bancaires n'expose pas comme une association de 400 000 € de budget. Vérifiez trois points précis : plafond par sinistre ou par année d'assurance (deux dossiers la même année épuisent un plafond annuel), frais de défense inclus dans le plafond ou versés en plus, et possibilité d'une ligne complémentaire au-dessus du contrat de base pour un mandat identifié.
Celui en vigueur au jour de la réclamation, car ces contrats fonctionnent presque toujours en base réclamation. Deux clauses décident donc de tout : la reprise du passé, qui couvre les missions antérieures à la souscription tant que vous n'aviez pas connaissance du fait dommageable, et le délai subséquent, qui prolonge la garantie après la fin du contrat — cinq ans au minimum selon le Code des assurances (L.124-5). Rappel utile pour votre métier : l'action en responsabilité contre un commissaire aux comptes se prescrit par trois ans à compter du fait dommageable ou de sa révélation, et la révélation peut être très tardive.
Ils vous survivent professionnellement. Un mandat court sur six exercices et la réclamation arrive souvent après votre départ : il faut donc une garantie subséquente, activée à la cessation, qui couvre les réclamations postérieures visant des missions antérieures. Vérifiez sa durée exacte, si elle est acquise sans surprime et si elle bénéficie à vos ayants droit. En cas de cession de cabinet, écrivez noir sur blanc qui porte le passé : le repreneur n'endosse pas automatiquement la responsabilité personnelle du signataire des rapports.
Non pour la sanction elle-même. Une amende pénale ou une sanction pécuniaire disciplinaire prononcée par l'autorité de supervision de la profession est une peine personnelle : elle n'est pas assurable et sa charge ne peut pas être transférée à un assureur. En revanche, les frais engagés pour vous défendre devant l'instance disciplinaire ou pendant une enquête sont pris en charge par la plupart des contrats — vérifiez que c'est écrit et à quel montant. Même logique pour une atteinte au secret professionnel : le volet pénal reste à votre charge, le volet civil s'indemnise.
Le contrat professionnel se résilie à l'échéance annuelle, avec deux mois de préavis (Code des assurances, L.113-12) : ni la loi Hamon ni le délai de rétractation de quatorze jours, réservés aux particuliers, ne vous ouvrent une sortie à tout moment. Une résiliation en cours d'année reste possible en cas de changement de situation modifiant le risque, comme la retraite professionnelle ou la cessation définitive d'activité (L.113-16), à demander dans les trois mois. Le vrai point d'attention est ailleurs : exigez du nouvel assureur une reprise du passé sans date de rétroactivité tronquée, sinon les exercices déjà certifiés se retrouvent sans garantie.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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