RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un architecte d'intérieur signe des plans, choisit des matériaux et donne des instructions à des entreprises qui exécutent sans discuter. Une cote fausse sur un relevé, un revêtement non classé au feu dans un restaurant, une cloison implantée 40 cm trop loin, et la reprise se chiffre en dizaines de milliers d'euros — supportés par celui qui a conçu. La responsabilité civile professionnelle est exactement là : elle répond des dommages que votre travail cause à vos clients et aux tiers, y compris quand vous n'avez rien construit de vos mains.
La RC Pro de l'architecte d'intérieur prend en charge les conséquences financières des dommages qu'il cause à ses clients ou à des tiers dans l'exercice de sa mission : conception, préconisation de matériaux, établissement des plans, consultation des entreprises, direction et suivi de chantier. Elle distingue trois familles de dommages : les dommages matériels (une cloison mal implantée qu'il faut abattre, un plancher percé sur un réseau, un mobilier livré inutilisable parce que coté sur un relevé faux), les dommages corporels (un client ou un artisan blessé lors d'une visite de chantier que vous conduisez, la chute d'un élément que vous aviez validé) et les dommages immatériels (le manque à gagner d'un restaurant qui ouvre trois mois en retard, le surcoût de reprise d'un lot entier). Elle couvre l'erreur, l'omission, le retard fautif et le conseil inadapté : préconisation d'un revêtement non classé pour un ERP, mauvaise estimation de l'enveloppe, oubli de la contrainte d'accessibilité ou de désenfumage, plan d'implantation qui ignore un mur porteur. Attention à une frontière décisive : dès que votre mission touche à des éléments constitutifs de l'ouvrage ou à des équipements indissociables — dépose d'un mur porteur, création de trémie, reprise de plancher, réseaux encastrés, étanchéité de salle d'eau — vous entrez dans le champ de la responsabilité décennale, qui relève d'une garantie décennale de maîtrise d'œuvre distincte de la RC Pro classique. Enfin, la RC Pro couvre votre propre faute, pas celle des entreprises que vous coordonnez : chaque artisan répond de ses malfaçons sur sa propre assurance, mais vous restez exposé si le reproche porte sur votre choix d'entreprise, votre défaut de surveillance ou vos préconisations.
Prenez une rénovation complète de restaurant de 120 couverts. Vous prescrivez un revêtement mural décoratif validé sur échantillon, mais dont le classement de réaction au feu ne correspond pas à ce qu'exige un établissement recevant du public de cette catégorie. La commission de sécurité bloque l'ouverture. Il faut déposer l'ensemble, reposer un matériau conforme et refaire les finitions : de l'ordre de 45 000 € de travaux, plus un décalage d'ouverture de deux mois pendant lesquels le restaurateur paie son loyer, ses salariés et son emprunt sans encaisser — un manque à gagner chiffré autour de 60 000 €. Sans RC Pro, ces deux postes sortent de votre trésorerie ou de votre patrimoine personnel si vous exercez en nom propre. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert, discute pied à pied la part de responsabilité qui vous revient face à l'entreprise poseuse, prend en charge vos frais de défense — souvent plusieurs milliers d'euros à eux seuls — et règle l'indemnité due. Une attestation ne vous empêche pas de vous tromper, elle empêche une seule erreur de conception de vous coûter votre entreprise.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Cotes erronées sur un relevé, mur porteur non identifié, implantation incompatible avec les réseaux existants ou hauteur sous plafond mal reportée. Le client découvre le problème au moment de la pose et réclame la dépose, la reprise et le remplacement du mobilier devenu inutilisable.
Revêtement non classé au feu posé dans un ERP, dégagement insuffisant, absence de prise en compte de l'accessibilité ou du désenfumage. La commission de sécurité refuse l'ouverture et impose une reprise complète, avec des semaines de retard à la clé.
Une estimation annoncée puis dépassée largement peut être qualifiée de manquement au devoir de conseil, surtout si le client prouve qu'il n'aurait pas lancé le projet à ce prix. Le reproche vise votre chiffrage initial, pas les prix pratiqués par les entreprises.
Planning irréaliste, entreprise défaillante que vous aviez retenue, arbitrage rendu trop tard : le retard entraîne un manque à gagner chiffrable pour un commerce ou une location saisonnière. C'est un dommage immatériel, souvent plus lourd que le coût des travaux eux-mêmes.
Défaut de surveillance sur un lot, réception de travaux non conformes, entreprise non assurée que vous n'avez pas contrôlée. Le maître d'ouvrage se retourne contre vous parce que vous étiez son interlocuteur unique et que l'artisan a disparu.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Architecte d'intérieur : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
L'architecte d'intérieur n'est pas inscrit à l'Ordre des architectes et n'est donc pas soumis à l'obligation d'assurance qui pèse sur la profession d'architecte. En revanche, dès que votre mission porte sur des travaux de bâtiment engageant votre responsabilité décennale — dépose de mur porteur, création de trémie, reprise de plancher, réseaux encastrés, étanchéité — la loi impose au maître d'œuvre une assurance de responsabilité décennale, quel que soit son titre. Beaucoup d'architectes d'intérieur sont donc légalement assujettis sans le savoir. Sur les missions purement décoratives, aucune obligation légale, mais l'attestation reste exigée par la plupart des maîtres d'ouvrage professionnels.
Non. Chaque entreprise répond de ses propres travaux sur sa propre assurance : si le carreleur pose de travers, c'est son assurance qui intervient, pas la vôtre. Votre RC Pro intervient sur ce qui vous est personnellement reproché : avoir retenu une entreprise non assurée, ne pas avoir relevé un défaut visible lors du suivi, avoir validé une situation de travaux non conforme, ou avoir donné une préconisation technique fautive. C'est pourquoi la collecte des attestations d'assurance de chaque intervenant avant démarrage n'est pas une formalité : sans elle, le client se retourne naturellement contre vous.
Le dépassement d'enveloppe est l'un des premiers motifs de mise en cause de la profession. Une estimation donnée sans réserve puis dépassée de 40 % peut être qualifiée de manquement à votre devoir de conseil, surtout si le client démontre qu'il n'aurait pas engagé le projet à ce prix. Les contrats couvrent généralement le préjudice financier subi, mais jamais le dépassement lui-même : l'assureur n'a pas vocation à payer les travaux que le client aurait de toute façon financés. D'où l'importance d'écrire dans votre contrat que l'estimation est indicative, assortie d'une fourchette et d'une clause de révision.
Oui, à condition que ces destinations figurent explicitement dans votre déclaration d'activité au contrat. Les établissements recevant du public concentrent les risques les plus lourds : classement au feu des revêtements, largeur des dégagements, désenfumage, accessibilité. Un assureur qui a coté un profil résidentiel peut opposer une absence de garantie sur un sinistre survenu en ERP non déclaré. Si votre activité évolue vers le tertiaire, le commerce ou l'hôtellerie, signalez-le : le Code des assurances vous oblige à déclarer en cours de contrat toute circonstance nouvelle qui aggrave le risque, et cette déclaration protège d'abord votre garantie.
Cela dépend de la structure de votre garantie dans le temps. La plupart des RC Pro fonctionnent en base réclamation : ce qui compte est la date à laquelle la réclamation vous parvient, pas la date des travaux, à condition que le contrat soit en cours et que le fait générateur soit postérieur à une date de reprise du passé. Vérifiez deux points sur vos conditions particulières : la reprise du passé, qui couvre les missions antérieures à la souscription, et la garantie subséquente, qui prolonge la couverture après résiliation ou cessation d'activité. Sans elles, un architecte qui arrête son activité reste exposé sans protection.
Non, et c'est une différence importante avec l'assurance des particuliers. Un contrat professionnel ne relève ni du délai de rétractation de quatorze jours ni de la loi Hamon : ces dispositifs ne s'appliquent pas aux contrats souscrits pour les besoins de l'activité. Vous résiliez à l'échéance annuelle, en respectant un préavis de deux mois, par lettre recommandée ou par un autre support durable. En dehors de l'échéance, la résiliation reste possible en cas de changement de situation affectant le risque — cessation d'activité, changement de profession — ainsi que dans les cas prévus par votre contrat, comme une augmentation de tarif. Ne résiliez jamais avant d'avoir la nouvelle attestation en main.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →