RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous prenez la main sur une entreprise qui n'est pas la vôtre : comptes bancaires, stocks, baux, contrats en cours, salariés, et une file de créanciers qui attendent leur rang. Chaque décision prise sous mandat — céder un actif, poursuivre l'activité, licencier, arrêter un état de créances — se traduit en euros gagnés ou perdus pour des tiers qui n'ont pas choisi de vous confier leur sort. Et quand la répartition finale déçoit, c'est le mandataire, pas le tribunal, qui reçoit l'assignation.
La responsabilité civile professionnelle indemnise les tiers lésés par une faute, une erreur, une négligence ou une omission commise dans l'exercice de vos mandats : administrateur judiciaire, mandataire judiciaire, liquidateur judiciaire ou amiable, mandataire ad hoc, conciliateur. Elle joue sur les trois familles de dommages. Les dommages corporels et matériels, moins fréquents mais bien réels, naissent des opérations physiques du mandat : inventaire, prise de possession des locaux, déplacement ou entreposage de matériel, bien détérioré avant sa remise à l'acquéreur. Les dommages immatériels forment le cœur du risque de la profession : la perte financière subie par un créancier, un salarié, un dirigeant, un repreneur ou un cocontractant à cause d'une décision, d'un calcul de rang ou d'un délai. Le contrat prend également en charge la défense — avocat, expertise, frais de procédure — y compris lorsque la mise en cause se révèle infondée, ce qui est le cas le plus courant.
Prenez une liquidation judiciaire de PME industrielle : l'entrepôt d'exploitation est vendu de gré à gré sur la base d'une évaluation vieille de dix-huit mois, sans nouvelle expertise ni relance des candidats initialement écartés. Un créancier hypothécaire démontre ensuite que le bien valait sensiblement plus et vous assigne : la perte de chance retenue tourne autour de 250 000 €, à quoi s'ajoutent près de 30 000 € d'avocat et d'expertise judiciaire — des ordres de grandeur, chaque dossier ayant son arithmétique propre. Sans contrat, cette somme sort de votre trésorerie et, selon votre mode d'exercice, de votre patrimoine personnel. Avec une RC Pro, l'assureur intervient dès l'assignation, finance la défense, désigne un avocat rompu aux procédures collectives et règle l'indemnité en cas de condamnation, dans la limite du plafond et sous déduction de la franchise. Concrètement, vous continuez à traiter vos autres mandats pendant que le litige se déroule, au lieu de geler votre activité et vos honoraires pendant trois ans de procédure. C'est aussi ce qui vous permet de rester crédible devant le tribunal, les créanciers institutionnels et votre instance professionnelle.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un bien cédé de gré à gré sur une évaluation ancienne, une offre mieux-disante écartée, une publicité jugée insuffisante : le créancier hypothécaire ou le candidat évincé attaque la perte de chance. C'est la mise en cause la plus lourde financièrement, car le préjudice se calcule sur l'écart de prix.
Contestation de créance formée hors délai, action en recouvrement laissée prescrire, déclaration au passif d'une procédure connexe oubliée. Le droit perdu ne se rattrape pas : le créancier se retourne vers celui qui tenait la plume.
Un rang de privilège mal apprécié, le superprivilège des salaires servi après un autre créancier, une répartition partielle à refaire alors que les fonds sont déjà sortis. La régularisation finit souvent sur les deniers du mandataire ou de son assureur.
Ordre des licenciements, calendrier de la période d'observation, attestations et soldes de tout compte, articulation avec l'AGS : les salariés saisissent le conseil de prud'hommes et visent aussi le mandataire. Un vice de procédure sur un effectif de trente personnes se chiffre très vite.
Informations couvertes par la confidentialité d'une conciliation transmises à un candidat repreneur, état des créances envoyé au mauvais destinataire, fichier du personnel exposé. Le débiteur ou la personne concernée réclame réparation, et le volet données personnelles peut remonter jusqu'à la CNIL.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Administration d'entreprise (liquidateur, syndic) : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 29,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. L'inscription sur la liste nationale des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires suppose de justifier d'une assurance de responsabilité civile professionnelle couvrant les fautes commises dans vos mandats : c'est une condition d'exercice contrôlée par la profession, pas une simple bonne pratique. Ne la confondez pas avec la caisse de garantie, qui répond du maniement et de la représentation des fonds des procédures : les deux protections se cumulent et ne couvrent pas la même chose. Le liquidateur amiable désigné par les associés, lui, n'a pas d'obligation légale d'assurance, mais sa responsabilité reste entière.
Oui, et c'est le point le plus mal maîtrisé du métier. Le reproche surgit souvent au moment de la reddition des comptes ou de la répartition finale, parfois longtemps après la décision contestée. Deux clauses commandent tout : la reprise du passé, qui couvre les mandats déjà exercés avant la souscription, et la garantie subséquente, qui prolonge la couverture après la fin du contrat ou l'arrêt de votre activité — souvent cinq ans, à faire écrire noir sur blanc. Un contrat résilié sans subséquente vous laisse sans protection sur tous vos anciens dossiers.
Non. Le syndic de copropriété relève d'un régime distinct : la loi Hoguet du 2 janvier 1970 lui impose une carte professionnelle de gestion immobilière, une RC professionnelle et une garantie financière pour les fonds des copropriétaires. Ses mises en cause portent sur les travaux votés, les appels de fonds, la tenue des assemblées générales, l'entretien des parties communes — pas sur des passifs de procédure collective. Le mot syndic employé ici renvoie à l'appellation historique du mandataire des procédures collectives. Demandez un contrat construit pour votre activité réelle.
Non pour la sanction elle-même : une amende pénale, une astreinte personnelle ou une sanction disciplinaire n'est pas assurable en droit français, sinon la sanction perdrait tout effet. En revanche, la plupart des contrats financent les frais de défense, y compris devant le juge pénal et devant l'instance disciplinaire de la profession, tant que les faits ne sont pas intentionnels. Vérifiez deux points au contrat : la rédaction exacte de l'exclusion de faute intentionnelle ou dolosive, et l'étendue de la protection juridique associée.
Le bon repère n'est pas votre chiffre d'affaires mais la taille des dossiers que vous acceptez : un plafond de l'ordre de 1,5 M€ suffit rarement dès que vous traitez des passifs à plusieurs millions ou des cessions immobilières. Regardez trois chiffres : le plafond par sinistre, le plafond par année d'assurance — qui se consomme si deux dossiers dérapent la même année — et la sous-limite éventuelle en dommages immatériels non consécutifs, qui est précisément votre risque dominant. Une franchise plus élevée vaut mieux qu'un plafond trop court.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni le délai de rétractation de 14 jours ni la loi Hamon ne s'y appliquent, contrairement à une assurance de particulier. Vous pouvez le résilier à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En cas de changement de situation professionnelle affectant le risque — passage en structure d'exercice, cessation d'activité, modification du périmètre de vos mandats — l'article L.113-16 ouvre une résiliation en cours d'année, à demander dans les trois mois suivant l'événement.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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