RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous livrez un build à un éditeur, une mise à jour part sur un store, un partenaire vous confie un kit de développement : à chaque étape, ce que vous produisez peut causer un préjudice à quelqu'un d'autre. Un patch qui corrompt les sauvegardes de milliers de joueurs, une musique intégrée sans licence valable pour l'usage commercial, un jalon manqué qui fait sauter une fenêtre de sortie : le dommage n'est pas dans vos murs, il est chez l'éditeur, la plateforme ou le joueur. C'est exactement le terrain de la responsabilité civile professionnelle.
La responsabilité civile professionnelle d'un studio de jeux vidéo couvre les dommages que votre travail cause à des tiers : éditeurs, plateformes, prestataires, clients en portage et joueurs. Elle intervient sur les dommages immatériels, de loin les plus fréquents dans votre activité : build instable qui fait rater une fenêtre de sortie, sauvegardes corrompues qui effacent la progression des joueurs, monétisation mal paramétrée qui débite les comptes en trop, non-conformité qui provoque un retrait du jeu d'un store. Elle couvre aussi les dommages matériels, plus rares mais réels : matériel prêté par un éditeur ou un partenaire endommagé dans vos locaux, équipement de capture de mouvement détérioré pendant une session, kit de développement console cassé. Les dommages corporels restent marginaux au quotidien mais existent dès que vous accueillez du public : testeur blessé lors d'un playtest, visiteur qui chute sur un stand de salon, incident pendant une démonstration en réalité virtuelle. Selon les contrats, une extension couvre l'atteinte involontaire aux droits de tiers — asset, musique, police de caractères ou brique logicielle utilisée sans licence valable — et une garantie cyber, distincte de la RC Pro, traite la violation de données de joueurs et ses conséquences RGPD. Les garanties classiques laissent en revanche de côté les pénalités de retard contractuelles, la reprise du travail défectueux lui-même et les fautes intentionnelles.
Imaginons un studio de six personnes qui livre une mise à jour majeure pour un éditeur : le patch corrompt les fichiers de sauvegarde d'une partie des joueurs, le titre est temporairement retiré de la vente et l'éditeur chiffre son préjudice — remboursements, opération promotionnelle perdue, correctif d'urgence — autour de 60 000 €, un ordre de grandeur d'exemple et non un tarif. À cela s'ajoutent les honoraires d'avocat pour discuter la part de responsabilité qui vous revient réellement, puisque le périmètre du test de validation était partagé. Sans assurance, ces montants sortent directement de la trésorerie d'un studio qui vit sur des jalons de production. Avec une RC Pro, l'assureur instruit le dossier, mandate un expert, conteste ce qui n'est pas imputable à votre code et indemnise le préjudice retenu dans la limite du plafond souscrit. La défense-recours a autant de valeur que l'indemnisation : dans ce métier, le premier enjeu est souvent de démontrer où s'arrête votre faute et où commence celle de l'éditeur ou de la plateforme. Enfin, l'attestation vous ouvre des portes, car de nombreux contrats d'édition et de prestation la réclament avant même la première ligne de code.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une mise à jour corrompt les fichiers de sauvegarde ou rend le jeu injouable sur une plateforme donnée, et l'éditeur ou le distributeur subit remboursements, retrait temporaire et campagne marketing perdue. C'est la mise en cause la plus fréquente, parce que le dommage se chiffre immédiatement chez le tiers.
Un asset de marketplace, une musique, une police ou une brique logicielle est intégré sans licence couvrant l'usage commercial réellement fait du jeu. L'ayant droit réclame, le jeu est retiré ou bloqué en distribution le temps de régulariser, et l'éditeur se retourne contre vous.
Le jalon contractuel est manqué et l'éditeur rate la fenêtre de sortie visée : promotion réservée, précommandes ouvertes, événement de lancement déjà payé. La question centrale devient la distinction entre pénalité contractuelle, souvent exclue, et préjudice réel démontré.
Un paramétrage de boutique intégrée, d'abonnement ou de monnaie virtuelle débite les joueurs à tort, ou une progression payante disparaît après migration de serveur. Les remboursements, l'intervention du support de la plateforme et les réclamations remontent jusqu'à vous.
Un testeur, un visiteur de salon ou un participant à une démonstration se blesse, chute sur votre stand ou fait un malaise sous casque de réalité virtuelle. Un matériel prêté par un éditeur ou un partenaire — kit console, équipement de capture — est également endommagé dans vos locaux ou en déplacement.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Studio de jeux vidéo : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, aucune obligation légale d'assurance ne pèse sur le développement de jeux vidéo : ce n'est pas une profession réglementée, contrairement aux architectes ou aux professionnels du droit. En revanche, l'obligation vient très souvent du contrat. Les éditeurs, les plateformes de distribution, les studios donneurs d'ordre en prestation et les organismes de financement exigent régulièrement une attestation de RC Pro avant signature, avec un montant de garantie minimum. Sans cette assurance, votre responsabilité reste engagée sur votre patrimoine professionnel dès qu'un tiers subit un préjudice par votre faute. Beaucoup de studios se font assurer au moment de signer leur premier contrat d'édition.
En principe non. La RC Pro couvre le préjudice causé à un tiers, pas la reprise de votre propre travail : refaire le code, corriger le bug, relivrer le build reste à votre charge, c'est votre obligation contractuelle. Ce qui peut être indemnisé, ce sont les conséquences du bug chez le tiers : perte d'exploitation de l'éditeur, campagne marketing rendue inutile, indemnisation de joueurs, coûts de retrait ou de patch d'urgence subis par le distributeur. La distinction entre le coût de la reprise et le préjudice subi par le tiers est le point à regarder de près dans les conditions générales avant de signer.
Rarement, et c'est un point à vérifier explicitement. Les pénalités et clauses pénales prévues au contrat d'édition sont en général exclues, parce qu'elles sanctionnent un engagement que vous avez pris en connaissance de cause, pas un dommage accidentel causé à un tiers. Certains contrats acceptent le préjudice réel démontré par l'éditeur en cas de retard fautif, mais pas le forfait contractuel. La parade est autant contractuelle qu'assurantielle : négociez des jalons réalistes, documentez les changements de périmètre demandés en cours de production et faites valider par écrit chaque décalage de planning décidé par l'éditeur.
Souvent oui, mais uniquement pour l'atteinte involontaire, et via une extension de garantie qu'il faut demander : un asset de marketplace dont la licence ne couvrait pas l'usage commercial, une musique dont les droits n'avaient pas été étendus au streaming, une police de caractères ou un plugin sous licence incompatible. La contrefaçon délibérée, elle, n'est jamais assurable. Concrètement, votre défense juridique et l'indemnisation de l'ayant droit peuvent être prises en charge si vous prouvez la bonne foi. Cela suppose de conserver les factures, licences et conditions d'utilisation de chaque asset et brique tierce intégrée au jeu.
Non, ce sont deux couvertures différentes et complémentaires. La RC Pro répond des dommages que votre travail cause aux tiers. La garantie cyber traite ce qui touche vos systèmes et les données que vous détenez : intrusion, rançongiciel sur le dépôt de code, fuite de comptes joueurs, notification à la CNIL, frais d'expertise et de restauration, et parfois l'accompagnement en cas de sanction RGPD. Dès que votre jeu collecte des comptes, des e-mails, des identifiants de connexion ou des données de paiement, l'exposition est réelle et la RC Pro seule ne suffit pas. Les deux se souscrivent généralement ensemble sur un même contrat.
Non, deux réflexes du grand public ne s'appliquent pas à un contrat professionnel : ni le délai de rétractation de 14 jours, ni la résiliation à tout moment après un an de la loi Hamon. La règle est celle du Code des assurances pour les contrats professionnels : résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis, généralement de deux mois, prévu à l'article L.113-12. Vous pouvez aussi résilier en cours d'année en cas de changement de situation qui modifie le risque — cessation d'activité, changement de métier, arrêt du développement — au titre de l'article L.113-16. Vérifiez la date d'échéance figurant sur vos conditions particulières et posez un rappel deux mois et demi avant.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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