RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous intervenez sur des peaux qui se déchirent au moindre frottement, sur des pieds que la personne ne sent plus, dans des chambres encombrées d'un lit médicalisé et d'un déambulateur. Le geste que vous faisiez en institut sans y penser — un gommage, un ponçage de corne, le retrait d'un adhésif — change ici de nature : la personne ne signale pas toujours la douleur, et c'est la famille ou le cadre de santé qui découvre la lésion trois jours plus tard. Votre risque professionnel n'est pas le mécontentement d'une cliente : c'est le dommage corporel causé à quelqu'un qui n'a plus les moyens de se protéger.
La responsabilité civile professionnelle répare les dommages que votre intervention cause à autrui, au domicile comme en EHPAD, en résidence autonomie ou en service hospitalier. Elle couvre les dommages corporels (plaie, brûlure de cire, hématome, infection, chute pendant une installation ou un transfert), les dommages matériels (dissolvant renversé sur un parquet, huile sur un fauteuil roulant, lunettes ou appareil auditif cassés en dégageant le visage) et les dommages immatériels qui en découlent, comme les frais engagés par l'établissement pour remplacer un matériel ou reprendre un traitement. Le tiers, ici, c'est aussi bien la personne accompagnée que sa famille, l'établissement d'accueil ou un autre résident croisé dans le couloir. Le fondement est classique : votre faute (Code civil, article 1240) ou le fait des choses que vous avez sous votre garde — chariot, table pliante, chauffe-cire (article 1242). La garantie paie l'indemnité due à la victime, prend en charge votre défense et couvre la période de garantie subséquente si vous cessez un jour l'activité.
Prenez une résidente diabétique de 84 ans, sensibilité des pieds abolie. Vous poncez une zone cornée un peu trop longtemps, elle ne sent rien, vous ne voyez qu'une rougeur. Dix jours plus tard, l'infirmière constate une plaie surinfectée : trois semaines d'hospitalisation, antibiothérapie, perte d'autonomie durable. La famille vous met en cause et l'Assurance maladie réclame de son côté les soins qu'elle a payés — sur ce type de dossier, l'addition dépasse couramment 50 000 €, cité ici comme ordre de grandeur et non comme tarif. Sans RC Pro et en entreprise individuelle, cette somme sort de votre patrimoine. Avec elle, l'assureur missionne un expert médical, discute la part imputable à l'état antérieur, règle ce qui vous est imputable au-delà de la franchise et paie les frais d'avocat ; vous n'avancez rien, vous ne négociez pas seule face au conseil de la famille, et vous continuez d'entrer dans les établissements pendant que le dossier s'instruit.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Diabète, artérite, neuropathie : la personne ne signale aucune douleur, donc rien ne vous arrête pendant le soin. Une éraflure passée inaperçue peut évoluer en ulcère infecté et engager votre responsabilité.
Peau fine, corticoïdes au long cours, traitement anticoagulant : un modelage appuyé ou un adhésif retiré trop vite laissent un hématome étendu, parfois un lambeau de peau. La famille y voit une négligence et écrit d'abord à l'établissement.
Passer du fauteuil au lit, poser les pieds dans une bassine, se pencher au-dessus du lavabo : chaque déplacement que vous accompagnez est un risque de perte d'équilibre. Une fracture du col du fémur à cet âge se chiffre en dizaines de milliers d'euros.
Un soin parfumé sur un champ de radiothérapie, une huile sur une dermatose, un vernis sur des ongles fragilisés par la chimiothérapie : la réaction vous est imputée. Le reproche porte alors sur votre conseil et le choix du produit, pas sur le geste.
Coupe-ongles, râpe ou pinceaux mal décontaminés entre deux résidents transmettent une mycose, une verrue ou un germe. Dès que plusieurs cas apparaissent dans le même service, l'établissement remonte à l'intervenant extérieur.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Soins esthétiques à domicile pour personnes dépendantes : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 13,90€/mois* | dès 13,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Aucun texte ne l'impose à cette activité comme il le fait pour les professions de santé réglementées : la socio-esthétique n'est pas un titre protégé et votre qualification relève de l'esthétique-cosmétique. L'obligation vient d'ailleurs. Un EHPAD, un centre hospitalier, une association d'aide à domicile ou un service départemental exige l'attestation avant de vous laisser entrer, et la convention d'intervention en fait une condition d'accès. Juridiquement facultative, elle est en pratique la clé qui ouvre la porte des établissements — et le seul filet en cas de dommage corporel.
Le service qualité regarde trois lignes : l'activité déclarée, les lieux d'intervention et les montants garantis. Une attestation libellée « soins esthétiques en institut » est refusée si vous travaillez en chambre : l'activité doit mentionner l'intervention au domicile des clients et en établissement médico-social ou sanitaire. Vérifiez la période de validité, qui doit couvrir toute la convention. Et gardez en tête qu'une attestation ne vaut pas garantie : c'est votre déclaration d'activité à la souscription qui déterminera ce que l'assureur paie le jour du sinistre.
La beauté des pieds — bain, gommage, hydratation, vernis, ongles coupés droit sans lésion — reste dans votre champ. Traiter un cor, un durillon, un ongle incarné, une mycose ou une plaie relève des pédicures-podologues, profession de santé au périmètre réservé. Franchir la limite est doublement coûteux : vous empiétez sur une profession réglementée, et l'assureur peut refuser sa garantie parce que le dommage naît d'un acte hors de l'activité déclarée. Sur ces publics, la règle est simple : au moindre doute, on passe la main à l'infirmière ou au podologue.
Oui, sans attendre la réclamation. Le contrat fixe un délai de déclaration, souvent cinq jours ouvrés, et signaler une simple circonstance protège votre position : photos datées, heure du soin, produits utilisés, traitements en cours signalés par l'équipe, nom du soignant présent. Six mois plus tard, sans ces éléments, plus personne ne peut démontrer que la lésion préexistait ou qu'elle tient à l'anticoagulant. Déclarer n'est pas reconnaître une faute : l'appréciation de la responsabilité appartient à l'assureur, pas à vous.
Non. Pendant vos heures salariées, c'est l'employeur qui répond des dommages causés par son personnel dans la mission confiée, et son contrat s'arrête là. Vos vacations en libéral — la résidence privée, les particuliers, la boutique de perruques qui vous adresse ses clientes — ne sont couvertes que par votre propre RC Pro. Ce double statut est fréquent en socio-esthétique et c'est exactement là que les dossiers se perdent : déclarez le cadre indépendant, ses lieux et son volume dès la souscription.
Deux mécanismes jouent. La résiliation d'abord : un contrat professionnel ne relève ni du délai de rétractation de quatorze jours ni de la loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12), ou dans les trois mois suivant un changement de situation professionnelle tel qu'une cessation d'activité (article L.113-16). Ensuite la garantie subséquente : sur un contrat en base réclamation, les réclamations reçues après la fin du contrat pour des soins antérieurs restent couvertes pendant au moins cinq ans (article L.124-5).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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