RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une exposition, c'est trois semaines de montage, des œuvres prêtées par d'autres institutions et un vernissage qui ne se décale pas. Quand une cimaise est mal calculée, qu'un niveau d'éclairement dépasse ce que le contrat de prêt autorise ou qu'un socle cède pendant l'accrochage, le dommage n'est jamais pour vous : il est pour l'œuvre d'un tiers, pour le monteur, pour le maître d'ouvrage. C'est très exactement le terrain de la responsabilité civile professionnelle.
La RC Pro du scénographe d'exposition prend en charge les conséquences financières des dommages que votre travail cause à autrui : au commanditaire (musée, collectivité, fondation, agence événementielle), aux prêteurs d'œuvres, aux entreprises de montage, au public. Elle vise trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : un module qui bascule sur un monteur ou un visiteur. Les dommages matériels ensuite : une œuvre altérée, une vitrine brisée, le parquet ou le mur d'un bâtiment patrimonial dégradé par vos fixations. Les dommages immatériels enfin, quand votre erreur coûte de l'argent sans rien casser : ouverture reportée, parcours refusé par la commission de sécurité, remontage à refaire. La garantie joue pour vos fautes de conception, vos erreurs de spécification et vos manquements de coordination, pendant la mission comme après la livraison du projet.
Prenez un cas concret. Vous concevez l'éclairage d'une exposition de dessins et d'aquarelles prêtés par deux institutions ; le contrat de prêt impose 50 lux et un cumul d'exposition limité, votre CCTP spécifie des projecteurs réglés plus haut et le constat de fin d'exposition relève une décoloration sur quatre feuilles. Le prêteur fait expertiser : restauration et frais d'expertise de l'ordre de 25 000 €, dépréciation des œuvres estimée autour de 60 000 €, soit près de 85 000 € réclamés — un ordre de grandeur d'exemple, jamais un tarif. Sans assurance, cette somme sort de la trésorerie de votre agence, et la discussion se règle seul face à l'assureur du prêteur. Avec la RC Pro, l'assureur mandate son propre expert, discute le partage de responsabilité avec le régisseur et l'éclairagiste, prend en charge votre défense et indemnise le prêteur dans la limite des garanties souscrites.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Éclairement trop élevé, UV non filtrés, hygrométrie mal maîtrisée dans une vitrine, matériaux d'agencement qui dégagent des composés acides : l'œuvre s'altère et le prêteur se retourne contre le concepteur. C'est la mise en cause la plus fréquente et la plus lourde du métier.
Socle sous-dimensionné, suspension mal calculée, capot de vitrine non sécurisé : la chute casse l'objet et peut blesser un monteur ou un visiteur. Vous êtes recherché sur la conception, même quand la réalisation a été confiée à un tiers.
Percements dans un mur protégé, sol marqué par des lests, gaine technique sectionnée pendant le montage : la remise en état d'un lieu patrimonial se chiffre vite. Le maître d'ouvrage vous l'impute dès lors que le dispositif venait de vos plans.
Cotes fausses, circulation refusée par la commission de sécurité, largeurs de passage non conformes à l'accessibilité : il faut remonter et le vernissage glisse. Le préjudice est immatériel mais bien réel : prestataires rappelés, communication, billetterie.
Une œuvre, un mobilier de musée ou du matériel remis entre vos mains pendant le montage, le stockage ou un transfert peut être rayé, perdu ou cassé. Ce risque relève d'une garantie biens confiés à souscrire expressément, distincte du socle de la RC Pro.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Scénographe d'exposition : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 15,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. Aucune loi n'impose la RC Pro au scénographe comme elle l'impose aux professions réglementées, mais l'attestation est réclamée dans presque tous les dossiers de candidature des musées, collectivités et établissements publics, souvent annexée au contrat avec un montant de garantie minimal. C'est une exigence du donneur d'ordre, pas une obligation légale : l'effet reste le même, sans attestation vous ne signez pas. Vérifiez surtout que l'activité déclarée sur l'attestation mentionne bien la conception scénographique et la maîtrise d'œuvre d'exposition.
Pas toujours. Dès que votre mission ressemble à de la maîtrise d'œuvre sur un ouvrage — cloisons maçonnées, faux plafonds, reprises de sol, éléments scellés indissociables du bâti — vous entrez dans le champ de la responsabilité des constructeurs (article 1792 du Code civil) et l'assurance décennale devient obligatoire pour cette part de mission. La scénographie temporaire et démontable, elle, reste sur le terrain de la RC Pro. Décrivez précisément vos missions à votre courtier : c'est ce découpage qui détermine les garanties à souscrire.
Oui. L'assurance du prêteur ou de l'organisateur indemnise le propriétaire, puis son assureur se retourne contre le responsable du dommage — vous, si l'erreur vient de votre conception ou de votre spécification. Ce recours arrive souvent plusieurs mois plus tard, rapport d'expertise déjà constitué. La couverture clou à clou protège l'œuvre, jamais votre responsabilité. Sans RC Pro, vous encaissez seul le recours, frais d'expertise et honoraires d'avocat compris.
Oui. Une altération lente d'œuvre ou un désordre se révèle parfois longtemps après le démontage. Ce qui compte, c'est la façon dont votre contrat gère le temps : garantie après livraison, reprise du passé pour vos missions antérieures, période de garantie subséquente si vous cessez d'être assuré. Déclarez toute réclamation à votre assureur dès que vous en avez connaissance, même si vous la contestez : la déclaration tardive est l'un des rares motifs qui font réellement perdre le bénéfice de la garantie.
Devant le musée, vous répondez de ce que vous avez confié, à charge de vous retourner ensuite contre l'entreprise fautive. En pratique, l'expertise partage : défaut d'exécution pour le menuisier ou l'éclairagiste, défaut de conception ou de coordination pour vous. Réclamez systématiquement l'attestation RC Pro à jour de chaque sous-traitant avant le montage et conservez la trace écrite de vos notes et validations de chantier : c'est ce qui déplace concrètement la responsabilité.
Un contrat professionnel n'ouvre ni le droit de rétractation de quatorze jours ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon, réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En revanche, un véritable changement de situation — cessation d'activité, changement de profession, retour au salariat — permet de demander la résiliation en cours d'année s'il modifie le risque assuré (article L.113-16). Signalez aussi toute nouvelle activité : muséographie permanente, expositions hors de France.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →