RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous dessinez un praticable, un gradin, un portique de suspension ou une cimaise, et ce sont des dizaines de personnes qui vont circuler dessous, dessus, autour. Entre la remise des plans et la première visite du public, votre trait passe entre les mains d'un constructeur de décor, d'un régisseur et d'une commission de sécurité — mais la charge admissible mal évaluée ou le matériau prescrit sans le bon classement au feu, c'est vous qui les avez posés sur le dossier. Quand un élément cède, quand un parquet historique est marqué au montage ou quand une inauguration est reportée, la recherche de responsabilité remonte jusqu'au concepteur.
La RC Professionnelle du scénographe couvre les dommages causés aux tiers dans le cadre de votre activité de conception et de mise en espace : dommages corporels (un visiteur, un régisseur ou un technicien blessé par un élément de décor), dommages matériels (mur, parquet, verrière, plafond technique ou œuvre exposée abîmés pendant le montage, matériel scénique endommagé) et dommages immatériels (préjudice financier subi par le producteur, le musée ou l'annonceur du fait d'une erreur de conception : report d'inauguration, jauge réduite, refus de la commission de sécurité). Elle joue aussi bien pour vos fautes intellectuelles — plan erroné, charge admissible mal calculée, matériau non classé au feu prescrit dans le dossier, cotes fausses transmises au constructeur de décor — que pour vos maladresses d'exploitation quand vous êtes présent sur site en montage, en répétition ou en démontage. Sont généralement inclus les frais de défense, l'assistance en cas d'expertise judiciaire et la couverture des personnes que vous employez ponctuellement (stagiaire, assistant, régisseur intermittent) lorsqu'elles agissent pour votre compte. En revanche, la RC Pro n'indemnise pas le coût de refaire votre propre décor raté : ce sont les conséquences chez les autres qu'elle prend en charge, pas la reprise de votre prestation. Enfin, si vous concevez un aménagement scénographique intégré durablement au bâtiment — cloisonnement muséographique fixé au gros œuvre, mezzanine, plancher technique permanent — la question de la garantie décennale se pose à part et doit être traitée avant signature.
Prenez le cas d'une exposition temporaire dans un musée municipal : vous concevez un ensemble de cimaises autoportantes et une estrade d'accueil du public. Trois semaines après l'ouverture, un panneau haut de trois mètres bascule sur un visiteur — le lestage prévu au plan était calculé pour une configuration sans passage latéral, modifiée en cours de montage sans que la note de charge soit reprise. Fracture, arrêt de travail long, recours de l'organisme social, salle fermée dix jours pendant l'expertise : ce type de dossier atteint couramment un ordre de grandeur de 60 000 à 150 000 euros en cumulant dommage corporel, perte d'exploitation du musée et frais d'expertise — chiffres donnés à titre d'exemple, chaque sinistre étant différent. Sans RC Professionnelle, ces sommes sortent de votre patrimoine personnel si vous exercez en entreprise individuelle, et de la trésorerie de votre structure sinon, alors que votre honoraire sur la mission se comptait en quelques milliers d'euros. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert à vos côtés dès la déclaration, discute le partage de responsabilité avec le constructeur de décor et le régisseur du lieu, prend en charge vos frais de défense et règle la part qui vous est finalement imputée. Concrètement, elle transforme un accident qui peut mettre fin à votre activité en un dossier suivi par un professionnel, pendant que vous continuez à travailler sur vos autres productions.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un praticable, un gradin, une passerelle ou une cimaise suspendue cède sous une charge que votre plan avait sous-estimée, et blesse un visiteur, un comédien ou un technicien. La faute de conception est recherchée en priorité, avant même celle du constructeur qui a exécuté vos cotes.
Percements, fixations, chariots et nacelles abîment le parquet, les cimaises, une verrière ou un mur classé du lieu d'accueil pendant le montage ou le démontage. La facture de remise en état d'un bâtiment patrimonial monte très vite et le lieu la présente au concepteur comme au producteur.
Le matériau prescrit dans votre dossier n'a pas le classement de réaction au feu exigé pour l'usage prévu, ou l'implantation ne laisse pas les dégagements nécessaires. Le refus d'ouverture ou la fermeture de la salle génère un préjudice financier direct pour le producteur ou l'institution.
Une œuvre prêtée, une pièce de collection ou un objet scénique de valeur est heurté, rayé ou renversé pendant l'installation que vous dirigez. Les prêteurs et les assureurs d'exposition réclament alors au maître d'œuvre de l'accrochage, expertise à l'appui.
Cotes fausses, incompatibilité avec la machinerie du lieu ou plan non tenable en atelier : le décor doit être repris en urgence et le calendrier de production dérape. Répétitions annulées, équipes techniques mobilisées à vide, report d'inauguration — le surcoût est réclamé au scénographe.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Scénographe : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, ce n'est pas une obligation légale d'assurance comme pour un architecte ou un maître d'œuvre du bâtiment. En pratique, elle est quasiment imposée par le marché : les musées, les collectivités, les centres d'art, les organisateurs de salons et les agences événementielles réclament une attestation de RC Professionnelle avant de signer le bon de commande, et les marchés publics l'exigent dans le dossier de candidature. Les lieux réclament aussi souvent une attestation nominative pour vous donner accès au plateau. Distinguez donc bien : ce n'est pas la loi qui vous impose ce contrat, c'est votre donneur d'ordre — mais l'effet est le même, sans attestation vous ne travaillez pas.
Elle relève de votre RC Professionnelle dès lors que l'accident trouve sa cause dans votre conception ou dans votre intervention : dimensionnement insuffisant, lestage mal calculé, fixation prescrite inadaptée, absence de garde-corps sur un praticable que vous avez dessiné. Le visiteur, ou sa caisse d'assurance maladie, agit contre le lieu qui l'accueille, et le lieu se retourne ensuite vers vous et vers le constructeur du décor. Le partage de responsabilité se discute alors entre concepteur, réalisateur et exploitant. Votre assureur prend en charge votre défense et la part de dommages qui vous est imputée.
Oui, à condition de le prévoir clairement dans le contrat. Beaucoup de scénographes ne se contentent pas de livrer des plans : ils sont présents au montage, dirigent les équipes, manipulent des éléments, percent, fixent. Deux régimes se superposent alors — votre responsabilité intellectuelle de concepteur et votre responsabilité d'exploitation sur site (le décor que vous faites tomber sur un parquet ancien, la nacelle qui heurte un tableau). Vérifiez que votre contrat couvre bien les deux volets et qu'il vous suit sur les lieux d'intervention, y compris à l'étranger si vous montez des expositions itinérantes ou des pavillons de salon hors de France.
C'est le point de friction le plus fréquent. La commission de sécurité ou le chargé de sécurité du lieu refuse le décor pour un matériau au classement de réaction au feu non conforme à l'usage prévu, pour des dégagements insuffisants ou pour une jauge non tenable. Si l'erreur vient de votre dossier — matériau prescrit, plan d'implantation, calcul d'effectif — le préjudice financier subi par le producteur (report, billetterie remboursée, techniciens payés pour rien) est un dommage immatériel qui relève de votre RC Pro. Conservez systématiquement les procès-verbaux de classement des matériaux fournis par le constructeur : c'est la pièce qui départage concepteur et réalisateur.
Un contrat professionnel n'ouvre ni droit de rétractation de 14 jours ni loi Hamon : ces protections visent les particuliers. Votre résiliation obéit au Code des assurances, article L.113-12 : à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois. L'article L.113-16 prévoit en plus une résiliation possible en cours d'année en cas de changement de situation affectant le risque — cessation d'activité, changement de profession ou de régime matrimonial notamment — à demander dans les délais prévus par ce texte. Ne laissez jamais un contrat s'éteindre entre deux productions : c'est la date de la réclamation, pas seulement celle du chantier, qui compte pour la mise en jeu de la garantie.
C'est une question de calendrier de garantie, et elle mérite d'être posée à la souscription. Une exposition démontée peut donner lieu à une réclamation des mois plus tard : un dommage au bâtiment découvert après remise en état, un visiteur blessé qui se manifeste tardivement, un litige financier avec le producteur. Vérifiez donc le mode de déclenchement retenu par votre contrat et l'existence d'une période de garantie subséquente après résiliation, particulièrement si vous arrêtez votre activité ou changez de statut. Vérifiez aussi la reprise du passé si vous exerciez déjà sans être assuré : sans elle, vos productions antérieures restent hors couverture.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
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* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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