RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Chaque soir, votre salle installe plusieurs centaines de personnes dans le noir, sous des structures suspendues, sur des gradins qu'elles montent et descendent en dix minutes à la fin du spectacle. Entre le montage du matin et le démontage de la nuit, une compagnie, deux prestataires techniques et une équipe d'accueil se croisent sur le même plateau. Quand quelqu'un est blessé ou qu'un matériel confié est détruit, c'est l'exploitant du lieu que la victime met en cause en premier, avant même de chercher qui a réellement commis l'erreur.
La RC Pro d'une salle de spectacle répare les dommages que votre exploitation cause à des tiers : spectateurs, artistes et compagnies accueillies, prestataires son et lumière, riverains, propriétaire des murs. Elle couvre les dommages corporels (chute dans un gradin, blessure par un élément d'accroche, malaise mal pris en charge), les dommages matériels (console noyée, instrument ou décor détruit, dégât des eaux parti de vos loges) et les dommages immatériels qui en découlent (représentation annulée, cachets et frais engagés perdus par le producteur). Elle joue sur toute la chaîne d'exploitation : montage, balances et essais, accueil du public, représentation, démontage, et pas seulement pendant les deux heures de spectacle. Selon le contrat, la garantie se déclenche au fait dommageable ou à la réclamation (article L.124-5 du Code des assurances), avec une garantie subséquente qui court après la résiliation — utile quand une victime se manifeste dix-huit mois plus tard. Elle prend enfin en charge votre défense (expertise contradictoire, avocat, procédure), y compris lorsque votre responsabilité n'est finalement pas retenue ; en revanche elle ne couvre ni vos propres biens ni votre perte d'exploitation, qui relèvent d'un autre contrat.
Fin de représentation, salle pleine : le balisage d'un escalier de gradin ne fonctionne plus depuis deux semaines, une spectatrice de 62 ans manque une marche et se fracture le col du fémur. Opération, trois mois d'immobilisation, séquelles durables à la marche : la caisse d'assurance maladie réclame ses débours et la victime demande réparation de ses préjudices personnels et de sa perte de revenus. Sur ce type de dossier, l'addition se situe couramment entre 120 000 et 200 000 € — un ordre de grandeur donné à titre d'exemple, jamais un tarif — auxquels s'ajoutent 10 000 à 20 000 € d'expertise judiciaire et d'honoraires d'avocat étalés sur deux à trois ans. Sans garantie, cette somme sort de votre trésorerie ou de votre subvention, et une salle de 300 places ne l'absorbe pas sans arrêter sa saison. Avec la RC Pro, l'assureur mandate l'expert dès la déclaration, discute le partage de responsabilité avec la compagnie et vos prestataires, indemnise la victime et rembourse la caisse pendant que vous continuez à programmer. Et si le tribunal vous met hors de cause, les frais de défense auront malgré tout été pris en charge du premier au dernier jour.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Marche de gradin non contrastée, escalier mal balisé, sol mouillé au sas d'entrée, obscurité pendant la représentation : la chute d'un spectateur est de loin la mise en cause la plus fréquente d'une salle. Gardien des lieux et des installations, vous devez pouvoir prouver l'entretien, l'éclairage de sécurité et la présence effective du personnel d'accueil.
Un projecteur, une structure, une perche ou un élément de décor qui se décroche blesse un technicien, un artiste ou un spectateur du premier rang. Vous répondez des accroches réalisées par vos équipes et des points de suspension de votre plateau, même lorsque le matériel a été apporté par la production.
Ampli renversé au démontage, console noyée par une fuite, instrument abîmé dans une loge, camion de tournée heurté sur votre aire de livraison : ces biens ne vous appartiennent pas mais vous en avez la garde. La garantie des biens confiés est souvent optionnelle et plafonnée, et se déclare avec une valeur réaliste.
Coupure électrique faute de maintenance, plateau non libéré à l'heure, salle indisponible après un dégât des eaux : le producteur vous réclame les cachets, les frais de déplacement et la billetterie remboursée. C'est un préjudice immatériel, indemnisé seulement s'il découle d'une défaillance de votre exploitation.
Bousculade en fosse, spectateur en malaise dans une salle pleine, évacuation désordonnée sur déclenchement d'alarme : l'enquête examine d'abord la jauge réellement accueillie, le nombre d'agents et la formation de votre équipe. Un dépassement de jauge ou un service d'ordre sous-dimensionné pèse lourdement sur l'issue du litige.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Salle de spectacle : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 34,90€/mois* | dès 29,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, mais elle est presque toujours recherchée. En vendant un billet, vous devez au spectateur une salle sûre, et vous répondez des installations dont vous avez la garde (article 1242 du Code civil) dès lors qu'une marche, une rambarde ou un balisage présente une anomalie. Ce qui fait gagner le dossier, c'est la preuve : registre d'entretien, vérification de l'éclairage de sécurité, nez de marche contrastés, présence de placeurs, mains courantes. La RC Pro finance l'expertise et l'avocat même si vous êtes finalement mis hors de cause.
Le contrat de cession ou la convention de mise à disposition doit répartir la garde du plateau, des accroches et des loges. En principe vous couvrez le lieu, vos installations fixes, votre personnel et votre accueil du public ; la compagnie couvre ses décors, son matériel, ses artistes et ses techniciens. Exigez l'attestation RC de la production et de ses prestataires son et lumière avant le premier jour de montage. Sans répartition écrite, un accident se termine en expertise à trois où chacun renvoie la faute au voisin.
Pas automatiquement. Ces biens ne vous appartiennent pas mais vous en avez la garde : la garantie « biens confiés » est le plus souvent une extension optionnelle, plafonnée par sinistre. Déclarez une valeur cohérente avec le plus gros plateau que vous accueillez, console et parc lumière loués compris, sinon l'indemnité sera réduite au plafond retenu. Le vol dans les loges et les réserves est en général traité à part, avec des conditions précises (local fermé, gardiennage, remise des clés). Relisez ce poste avant chaque saison.
Elle intervient si le préjudice découle d'une défaillance qui vous est imputable : maintenance non faite, alimentation électrique hors service, plateau non libéré à l'heure, salle rendue indisponible par un défaut d'entretien. Le producteur réclame alors les cachets, les frais de déplacement et la billetterie remboursée : c'est un dommage immatériel, dont le plafond est souvent nettement plus bas que celui des dommages corporels. En revanche, une annulation pour artiste souffrant, intempérie ou décision administrative relève d'une assurance annulation de spectacle, distincte, généralement portée par le producteur.
Il n'existe pas d'obligation légale d'assurance comparable à celle qui pèse sur les professions réglementées ou sur les constructeurs. Distinguez trois niveaux. Vos obligations réglementaires d'exploitant portent sur la sécurité : établissement recevant du public de type L, passage de la commission de sécurité, respect de la jauge, et licence — aujourd'hui déclaration — d'entrepreneur de spectacles vivants ; aucune ne porte sur l'assurance. L'exigence contractuelle, elle, est quasi systématique : bail, convention de mise à disposition d'une collectivité, subvention, contrats de cession réclament tous une attestation RC avec des montants. Le reste est de la simple prudence.
Oui, sans attendre l'échéance. Jauge, nouvelles activités (bar, restauration, location du lieu à des organisateurs extérieurs), horaires de nuit : ces changements aggravent le risque et doivent être déclarés en cours de contrat (article L.113-2 du Code des assurances). À défaut, l'indemnité peut être réduite en proportion, voire refusée en cas de fausse déclaration intentionnelle ; l'assureur, lui, peut proposer une surprime ou résilier. Côté sortie : un contrat professionnel n'ouvre ni délai de rétractation de 14 jours ni loi Hamon. On résilie à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou lors d'un changement de situation comme une cessation d'activité ou une cession du fonds (L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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