RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous posez les mains, vous faites respirer, vous allongez quelqu'un sur une table : il suffit d'une pierre trop chaude, d'un vertige au moment de se relever ou d'une phrase mal comprise sur un traitement en cours pour que la séance finisse en réclamation. Le praticien bien-être n'a ni diplôme d'État ni titre protégé, mais il répond des dommages qu'il cause exactement comme n'importe quel professionnel. Et parce que l'activité n'est pas encadrée, c'est le contrat d'assurance — et lui seul — qui trace la limite de ce que vous pouvez faire couvrir.
La RC Pro du praticien bien-être prend en charge les conséquences financières des dommages causés aux tiers dans l'exercice de l'activité : le client sur la table, l'accompagnant présent, le participant d'un atelier, le propriétaire du logement ou de la salle où vous intervenez. Elle couvre les dommages corporels (brûlure par une pierre chaude ou une bougie, réaction cutanée à une huile essentielle, chute de la table de soin, malaise après un exercice de respiration), les dommages matériels (huile renversée sur un parquet ou un canapé chez le client, mobilier ou matériel abîmé dans une cabine mise à disposition) et les dommages immatériels qui en découlent, comme l'arrêt de travail et la perte de revenus d'un client blessé. Elle doit viser vos trois terrains réels, que l'on oublie souvent de déclarer : le cabinet, le domicile du client et les séances à distance. Elle finance aussi votre défense — expertise médicale contradictoire, avocat, procédure civile — y compris lorsque la mise en cause est finalement écartée. En revanche, elle ne répare pas votre propre matériel, ne prend jamais en charge une amende pénale, et ne couvre pas la faute intentionnelle ou dolosive (Code des assurances, L.113-1).
Séance de soin aux pierres chaudes, un jeudi soir. Une pierre insuffisamment refroidie reste posée trop longtemps entre les omoplates : brûlure du deuxième degré, passage aux urgences, pansements pendant trois semaines, arrêt de travail pour une cliente salariée, cicatrice résiduelle constatée par l'expert. Ce type de dossier se règle couramment autour de 8 000 à 15 000 € toutes indemnités confondues — souffrances endurées, préjudice esthétique, frais restés à charge, recours de la caisse d'assurance maladie — auxquels s'ajoutent l'expertise et les honoraires d'avocat ; ce sont des ordres de grandeur, chaque dossier a sa propre évaluation. Sans RC Pro, cette somme sort de la trésorerie d'une activité dont le chiffre d'affaires annuel dépasse rarement quelques dizaines de milliers d'euros, et vous la négociez seul face à l'avocat de la partie adverse. Avec la garantie, l'assureur mandate l'expert, discute poste par poste l'évaluation du dommage, indemnise et vous laisse continuer à recevoir vos clients pendant la procédure. Et quand la mise en cause est infondée — ce qui arrive souvent dans ce métier — c'est encore l'assureur qui paie l'avocat chargé de le démontrer.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Pierre chauffée laissée trop longtemps, bougie auriculaire, ventouse, huile essentielle appliquée pure sur une peau sensible : la lésion est visible, datée et facile à rattacher à la séance. C'est la mise en cause la plus fréquente, parce que la preuve est immédiate et le lien de cause à effet quasi impossible à contester.
Un client comprend vos propos comme une invitation à repousser une consultation ou à alléger son traitement, et le diagnostic tombe plus tard. La réclamation porte alors sur la perte de chance de guérison, avec des montants sans aucune commune mesure avec le prix de la séance.
Chute de tension au moment de se relever de la table, hyperventilation pendant un exercice de respiration, sanglots et décompensation qui débordent la séance : le corps réagit, y compris à des pratiques réputées douces. Une chute de la table de soin ou dans l'escalier du cabinet suffit à ouvrir un dossier de dommage corporel.
Huile qui traverse le drap et marque un parquet ou un canapé, bougie qui brûle un meuble, pied de table qui raye un sol : en séance à domicile, le dommage matériel est banal. Même chose dans une salle municipale ou une cabine prêtée par un spa, où vous répondez de ce que vous abîmez.
Vos clients vous confient un deuil, une maladie, un conflit familial ; une parole rapportée, un témoignage publié sans accord ou un carnet de suivi laissé accessible, et la mise en cause devient personnelle. Vos notes de séance contiennent des données très sensibles dont vous répondez aussi au titre du RGPD.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Praticien bien-être & médecines douces : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 9,90€/mois* | dès 13,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. L'absence de diplôme d'État et de titre protégé ne crée aucune immunité : dès que votre geste, votre matériel ou votre parole cause un dommage, votre responsabilité civile est engagée sur le terrain de la faute (Code civil, article 1240) ou de la garde des choses que vous utilisez — table de soin, pierres chauffées, bougie, bol tibétain (article 1242). Vous devez à votre client une prestation exécutée avec prudence et sa sécurité physique pendant toute la séance, y compris au moment où il se relève. La RC Pro existe précisément pour absorber cette responsabilité.
Non, pas au sens légal : le praticien bien-être n'exerce pas une profession de santé réglementée, donc aucun texte ne lui impose de s'assurer, contrairement au médecin ou à l'infirmier. En pratique, l'attestation vous est réclamée partout : fédération ou syndicat de praticiens, école qui délivre votre certification, salon du bien-être, mairie qui vous loue une salle, spa ou centre qui met une cabine à votre disposition, plateforme de réservation. C'est donc une exigence contractuelle de vos donneurs d'ordre et une protection élémentaire de votre patrimoine, pas une obligation d'assurance imposée par la loi.
C'est le reproche le plus lourd de ce métier : la perte de chance. Le client soutient que vos propos l'ont conduit à repousser une consultation ou à interrompre un traitement, et l'indemnisation se calcule alors sur son préjudice de santé, pas sur le prix de vos séances. La règle est simple : jamais de diagnostic, jamais de pronostic, jamais de conseil d'arrêt ou de modification d'un traitement, et une mention écrite qui le rappelle dans vos conditions et sur votre fiche de première séance. La RC Pro prend en charge le volet civil et votre défense ; une amende pénale, elle, reste toujours à votre charge.
Oui, une par une. La garantie ne joue que pour les activités décrites au contrat : si vous ajoutez la sonothérapie, l'hypnose de bien-être, les ventouses ou un soin aux pierres chaudes après la souscription, signalez-le à votre assureur — le Code des assurances (L.113-2) impose de déclarer sous quinze jours les circonstances nouvelles qui créent de nouveaux risques. Attention aussi aux frontières : massage de bien-être oui, massage à visée thérapeutique non, celui-ci relevant du masseur-kinésithérapeute. Manipulations vertébrales, actes invasifs, aiguilles et protocoles de jeûne sont classiquement exclus des contrats.
Seulement si ces modes d'exercice figurent au contrat, et ils ne se valent pas. À domicile, vous ajoutez le risque matériel — huile sur un canapé, bougie sur un meuble — dans un environnement que vous ne maîtrisez pas. En salon ou en atelier collectif, c'est la responsabilité d'exploitation qui prend le relais : un visiteur qui trébuche sur votre câble, un participant qui chute pendant un exercice au sol ; l'effectif accueilli doit être déclaré. En visio, le geste disparaît mais le conseil demeure — et c'est lui qu'on vous reprochera.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni délai de rétractation de quatorze jours, ni loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (Code des assurances, L.113-12), ou à l'occasion d'un changement de profession, d'un départ en retraite ou d'une cessation définitive d'activité (L.113-16), dans les trois mois qui suivent l'événement. Vérifiez surtout, avant de partir, la reprise du passé du nouveau contrat et le délai subséquent de l'ancien (L.124-5) : une réclamation peut arriver des années après la séance, et l'action se prescrit par deux ans (L.114-1).
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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