RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous lancez un scan authentifié un mardi matin sur une plateforme e-commerce, et l'API de paiement tombe pendant quarante minutes en pleine opération commerciale. Ou vous découvrez, trois jours après la fin de la mission, qu'une IP du périmètre appartenait en réalité à l'hébergeur du client et pas au client. Dans ce métier, le geste technique correct et l'incident indemnisable ne sont séparés que par un fichier de scope et une ligne de commande.
La responsabilité civile professionnelle du pentester freelance couvre les conséquences pécuniaires des dommages que vous causez à un tiers — client, hébergeur, utilisateurs finaux, partenaire du client — dans le cadre de votre mission d'audit offensif. Elle joue sur les trois familles de dommages : les dommages matériels (une base corrompue par une injection de test, une appliance réseau qui ne redémarre pas après un fuzzing, un poste utilisateur rendu inutilisable par un payload), les dommages immatériels consécutifs à ces dommages ou consécutifs à une faute (perte d'exploitation pendant l'indisponibilité, coût de restauration, pénalités contractuelles du client envers ses propres clients, préjudice de réputation) et, plus rarement mais réellement, les dommages corporels (câble arraché, chute lors d'un test d'intrusion physique, blessure d'un salarié pendant un exercice red team sur site). Sont visées aussi bien la faute technique (script mal calibré, exploit lancé sans limite de débit) que la faute intellectuelle : périmètre mal cadré dans votre proposition, vulnérabilité critique non détectée alors qu'elle était dans le scope, rapport erroné qui conduit le client à laisser un serveur exposé. Une bonne police pour ce métier couvre la faute inexcusable au sens contractuel, la responsabilité du fait de vos sous-traitants et des freelances que vous embarquez sur une mission, et la mise en cause après livraison du rapport — c'est-à-dire des mois après la fin du test, quand la brèche se révèle. Elle intervient à la fois pour indemniser la victime et pour financer votre défense, y compris la contestation d'une réclamation infondée, ce qui est le cas le plus fréquent dans ce métier où le client attribue volontiers au pentest tout incident survenu la même semaine.
Prenez un cas banal : mission de test d'intrusion externe sur la plateforme d'un e-commerçant, fenêtre validée pour la nuit, mais un scan authentifié déborde sur la matinée et sature la base de commandes. Six heures de tunnel d'achat indisponible un jour de forte activité, plus une restauration de sauvegarde et deux jours d'astreinte de l'équipe technique du client : sur un site qui réalise plusieurs dizaines de milliers d'euros par jour, la réclamation peut atteindre l'ordre de 60 000 à 120 000 euros, à titre d'exemple et sans que ce chiffre préjuge de quoi que ce soit. Ajoutez le préjudice invoqué par le prestataire logistique du client, qui a mobilisé du personnel pour rien. Sans assurance, la somme sort de votre trésorerie ou de votre patrimoine, et une seule mission peut suffire à arrêter votre activité. Avec une RC Pro, l'assureur instruit le dossier, discute le lien de causalité — le client avait-il validé la fenêtre, y avait-il un environnement de préproduction disponible, la base était-elle sous-dimensionnée ? — et prend en charge l'indemnisation due comme les frais de défense, franchise déduite. Concrètement, cela change deux choses : vous n'êtes plus seul face au service juridique d'un grand compte, et vous pouvez produire l'attestation qui débloque la signature des commandes que vous vouliez décrocher.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un fuzzing, une injection ou un scan trop agressif fait tomber une application, une base ou une appliance réseau en environnement de production. Le client chiffre sa perte d'exploitation, ses pénalités SLA envers ses propres clients et le coût de la restauration, puis vous adresse la facture.
Une IP mal attribuée, un sous-domaine partagé ou un SaaS mutualisé vous conduit à tester le système d'un tiers qui ne vous a rien autorisé. La mise en cause vient alors d'une victime avec laquelle vous n'avez aucun contrat, avec un volet pénal possible en plus du volet civil.
Un dump de preuve emporte des données personnelles réelles qui transitent par votre poste, votre stockage cloud ou votre rapport. Le client doit gérer un incident de données à cause de vous et vous réclame les frais engagés, notification et accompagnement compris.
Une faille critique située dans le périmètre testé passe entre les mailles et sert de porte d'entrée à une compromission quelques mois plus tard. Le client invoque un manquement à votre obligation de moyens et impute tout ou partie du coût de l'incident à votre audit.
Une criticité sous-évaluée, un faux négatif présenté comme un point conforme ou une recommandation de remédiation inadaptée conduit le client à laisser un système exposé ou à casser sa production en appliquant votre préconisation. Le préjudice découle ici de votre conseil, pas de votre outil.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Pentester freelance : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 21,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Le test d'intrusion n'est pas une profession réglementée à assurance obligatoire, contrairement aux avocats, experts-comptables ou constructeurs. Aucun texte ne vous impose de souscrire une RC Pro pour exercer en freelance, quel que soit votre statut (micro-entreprise, EURL, SASU). Mais l'absence d'obligation légale ne vous protège de rien : votre responsabilité reste engagée sur vos deniers personnels si vous êtes en nom propre, et sur l'actif de la société sinon. Et dans les faits, l'exigence vient d'ailleurs : la quasi-totalité des grands comptes, ESN, banques et administrations conditionnent la signature de la commande à la production d'une attestation RC Pro à jour.
C'est la situation la plus délicate du métier. Sortir du scope — une IP voisine dans le même bloc, un sous-domaine appartenant en réalité à un tiers, un SaaS hébergé chez un prestataire du client — peut constituer un accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données, qui est un délit pénal. Votre RC Pro ne paiera jamais une amende pénale : c'est interdit. Elle peut en revanche indemniser le tiers touché et, si votre contrat comporte une garantie défense-recours, prendre en charge vos frais d'avocat. La vraie protection reste documentaire : ordre de mission signé, périmètre listé IP par IP, autorisation écrite de l'hébergeur quand le client n'est pas propriétaire de l'infrastructure.
Le principe est simple : une donnée que vous n'auriez pas dû sortir de l'environnement client engage votre responsabilité, même sans intention. Si le client doit notifier l'incident, informer ses utilisateurs ou subit une sanction, il se retournera vers vous. La RC Pro classique couvre les conséquences pécuniaires de cette faute envers le client et les personnes concernées. En revanche, l'ensemble des frais dits cyber — notification, forensic, gestion de crise, rançon — relève d'une garantie cyber distincte, à souscrire en complément. Pratique élémentaire : ne jamais dumper au-delà de la preuve minimale, chiffrer le stockage temporaire, purger et attester la destruction à la remise du rapport.
Pas automatiquement. Beaucoup de contrats limitent la garantie aux tests techniques et excluent implicitement les opérations impliquant des personnes physiques ou une intrusion sur site. Or le red team cumule les expositions : phishing qui déclenche une réaction disproportionnée d'un salarié, intrusion physique qui abîme une porte ou un lecteur de badge, blessure pendant l'opération, plainte d'un collaborateur piégé qui invoque un préjudice moral. Déclarez ces prestations explicitement à la souscription, avec leur part dans votre chiffre d'affaires. Faites confirmer par écrit que l'intrusion physique et le pretexting entrent dans l'activité garantie, et vérifiez que le volet dommages corporels causés aux tiers n'est pas exclu sur ces missions.
C'est le sinistre le plus coûteux du métier et le plus souvent oublié. Le client vous a payé pour trouver, il se fait compromettre six mois plus tard sur une vulnérabilité qui était dans le périmètre testé, et il vous reproche un défaut de diligence. La RC Pro couvre ce manquement dans l'exécution de la prestation intellectuelle, dès lors que la faille était réellement dans le scope et détectable avec les moyens contractuellement prévus. D'où l'importance capitale de la rédaction du rapport : dater les tests, lister ce qui a été testé et surtout ce qui ne l'a pas été, mentionner les limitations de temps, les environnements indisponibles et les comptes non fournis. Ces réserves écrites sont votre première ligne de défense.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni le délai de rétractation de 14 jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, ce sont des dispositifs réservés aux particuliers. La règle de droit commun est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois, par lettre recommandée ou tout moyen prévu au contrat. En cours d'année, un changement significatif de situation qui modifie le risque — vous passez du pentest web au red team physique, vous embauchez, votre chiffre d'affaires double, vous ouvrez une activité de MSSP — ouvre une possibilité de résiliation ou impose au minimum une déclaration à l'assureur. Ne l'omettez pas : une activité non déclarée est une activité non garantie.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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