RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une photographe vous laisse douze tirages numérotés à encadrer, un peintre vous demande quel vernis passer sur un pastel qui part en galerie la semaine suivante. Dans un magasin de beaux-arts, ce que vous manipulez et ce que vous conseillez porte une valeur artistique qu'aucun réassort ne remplace. La responsabilité civile professionnelle intervient exactement là : quand votre geste, votre découpe ou votre conseil abîme le travail d'un autre.
La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages que votre magasin cause à un tiers — un client, un artiste, une école d'art, un livreur — dans l'exercice de son activité. Elle répond à trois types de préjudices : les dommages corporels (un client blessé par un présentoir de châssis qui bascule, une projection de solvant pendant un atelier), les dommages matériels (une œuvre confiée rayée à l'encadrement, une toile au mètre découpée hors cote, un parquet abîmé en livrant un grand format) et les dommages immatériels consécutifs (l'artiste qui rate une vente ou un accrochage parce que ses pièces sont inutilisables). Elle joue en exploitation, pour ce qui survient dans et autour du magasin, et après livraison, quand le défaut se révèle des semaines plus tard chez le client. Le volet responsabilité du fait des produits intervient lorsque ce que vous avez vendu, reconditionné ou réétiqueté — médium, vernis en aérosol, solvant, colle — cause un dommage. En revanche, les œuvres et supports que vos clients vous laissent relèvent de la garantie des biens confiés, qui n'est pas systématiquement incluse : c'est la ligne à vérifier avant de signer.
Une photographe vous confie douze tirages numérotés pour encadrement. Votre monteur emploie un adhésif non réversible et un carton non neutre : six mois plus tard, des auréoles et des marques de collage apparaissent, la série n'est plus présentable en galerie. L'expertise retient la dépréciation des œuvres et la refabrication, soit un ordre de grandeur de 9 000 à 12 000 euros — un exemple, pas un tarif — auquel s'ajoutent des frais d'avocat si le dossier part au contentieux. Sans garantie, cette somme sort de la trésorerie d'un commerce qui vit sur des marges de détail. Avec la RC Pro et l'extension biens confiés activée, l'assureur mandate l'expert, discute la part de responsabilité (l'adhésif correspondait-il à la prestation commandée ?) et indemnise dans les limites du contrat. Il prend aussi en charge votre défense, y compris lorsque la réclamation est exagérée ou infondée, ce qui est fréquent quand la valeur d'une œuvre est en jeu.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Verre cassé, passe-partout rogné de travers, montage collé en direct sur un tirage signé, transport du grand format jusqu'à la voiture du client. L'œuvre perd sa valeur marchande et l'indemnisation se discute sur la cote de l'artiste, pas sur le prix du cadre.
Un fixatif, un médium ou un papier annoncé comme qualité conservation qui jaunit, craquelle ou fait migrer les pigments quelques mois plus tard. Le client vous oppose votre devoir de conseil de professionnel et réclame la valeur de l'œuvre perdue.
Châssis hors cote, toile au mètre coupée trop court, cadre commandé aux mauvaises dimensions pour une exposition datée. Au-delà du support gâché, l'artiste peut réclamer le préjudice lié à l'accrochage manqué ou à la commande annulée.
Rayonnage de châssis qui bascule, chute sur un sol fraîchement lavé, coupure au massicot ou projection de solvant pendant un atelier. Le dommage corporel entraîne des frais médicaux et un recours de la Sécurité sociale, avec des montants sans rapport avec le panier moyen de votre boutique.
Aérosol de vernis, white spirit ou colle reconditionnés, déconditionnés au litre ou réétiquetés par vos soins : brûlure, irritation, dégradation d'un support chez le client. La responsabilité du fait des produits peut vous viser directement, même quand vous n'êtes que revendeur.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Magasin de beaux-arts : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 17,90€/mois* | dès 18,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Aucun texte n'impose l'assurance à un commerce de détail de fournitures d'art, contrairement aux professions réglementées. Votre responsabilité reste pourtant engagée sur le droit commun : la faute (Code civil 1240), les choses que vous avez sous votre garde (Code civil 1242) et la responsabilité du fait des produits que vous vendez. À côté de cela, l'attestation vous sera souvent réclamée par le bailleur d'une galerie marchande, par une école d'art ou une collectivité qui vous référence comme fournisseur, ou par l'organisateur d'un salon : c'est alors une exigence contractuelle, pas une obligation légale.
Seulement si l'encadrement est déclaré comme activité et si la garantie des biens confiés figure au contrat. C'est une extension, souvent plafonnée par sinistre et parfois par objet, avec des montants (quelques milliers d'euros) vite dépassés dès qu'un client dépose une série signée ou une pièce ancienne. Faites relever le plafond ou signalez les dépôts de valeur au cas par cas. Attention à la frontière : cette garantie répond de votre geste sur l'œuvre, pas de l'incendie ou du vol dans vos réserves, qui relèvent d'un autre contrat.
Vous êtes tenu à un devoir de conseil de vendeur professionnel. Vous engagez votre responsabilité si vous orientez un client vers un produit incompatible avec le support ou l'usage qu'il vous a décrit — un fixatif inadapté à un pastel, un papier non neutre présenté comme qualité conservation. Vous n'êtes en revanche pas responsable de son choix esthétique ni du rendu final. Protégez-vous en notant la demande sur le bon, en remettant la fiche technique ou la fiche de données de sécurité, et en écrivant vos réserves quand le client impose son produit.
Uniquement s'ils sont déclarés. Un atelier change la nature du risque : vous accueillez du public sur une durée longue, parfois des mineurs, autour de solvants, de cutters et de matériel de découpe. Une garantie souscrite pour de la seule vente au détail peut être refusée sur ce type de sinistre. Précisez à l'assureur la fréquence, le nombre de participants, la présence de mineurs et les produits manipulés. Prévoyez aussi une ventilation correcte et une surveillance des postes de découpe : ce sont les deux points regardés après un accident.
Cela dépend du mode de déclenchement de votre contrat. En base réclamation, le Code des assurances (L.124-5) prévoit que la réclamation reçue pendant la période de garantie soit prise en charge, avec une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la résiliation, ce qui est décisif dans l'encadrement où les auréoles et les marques de collage se révèlent lentement. Dès que le client se plaint, déclarez le sinistre dans le délai du contrat (au minimum cinq jours ouvrés, L.113-2), conservez le bon de dépôt et les échantillons, et ne reconnaissez jamais votre responsabilité par écrit.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon ne s'y appliquent. La voie normale est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (Code des assurances L.113-12). En cas de changement de profession ou de cessation définitive d'activité, L.113-16 ouvre une résiliation dans les trois mois suivant l'événement. Si vous arrêtez seulement l'encadrement ou les ateliers, ne résiliez pas : signalez la modification en cours de contrat pour faire ajuster les garanties et l'assiette de cotisation.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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