RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un niveau mal calibré ne se voit pas en réunion : il se voit six semaines plus tard, quand la QA remonte trois cents tickets de collision et que le milestone saute. Le level designer freelance travaille au cœur de la chaîne de production, sur des fichiers que trente personnes reprennent après lui. Quand son blockout, son scripting ou son budget mémoire dérape, ce n'est pas son temps à lui qui est perdu, c'est celui du studio — et c'est de cette perte-là qu'on lui demande compte.
La RC Pro du level designer couvre les conséquences financières des dommages qu'il cause à des tiers — studio, éditeur, autre prestataire de la chaîne de production — dans l'exercice de sa mission. Elle intervient sur les trois familles de dommages, avec ici une écrasante majorité d'immatériels : coût de refonte, journées d'équipe immobilisées, milestone ou date de sortie décalés à cause d'un blockout injouable, d'un scripting défaillant ou d'un livrable non conforme au document de level design validé. Les dommages matériels existent aussi et sont concrets : un devkit console prêté qui chute, un poste de travail abîmé pendant un playtest sur site, des données de production écrasées sur le dépôt du studio. Les dommages corporels sont plus rares mais réels dès que vous vous déplacez dans les locaux du client, sur un salon ou une session de test public que vous animez. Dans tous les cas, la garantie prend en charge l'indemnité due au tiers et les frais de défense, que la mise en cause soit contractuelle (votre contrat de prestation) ou délictuelle (article 1240 du Code civil), y compris lorsque la réclamation se révèle infondée.
Prenons un cas banal. Vous livrez trois niveaux pour un jeu console ; votre découpage de streaming fait dépasser le budget mémoire sur la machine de base, l'éditeur échoue à la soumission et doit repousser sa date de sortie de six semaines. Le studio chiffre son préjudice : re-pass d'optimisation confié à un prestataire externe, deux sprints d'équipe mobilisés, plan marketing décalé — sur un dossier de cette taille, l'ordre de grandeur tourne autour de 40 000 à 60 000 euros, à titre d'exemple et non de tarif. Sans assurance, cette somme sort de votre trésorerie, ou se solde par des mois de travail offerts qui effacent votre année. Avec une RC Pro, l'assureur reprend le dossier, discute la part réellement imputable à votre livrable — presque toujours inférieure à la réclamation initiale — et règle ce qui reste à votre charge, honoraires d'avocat compris. Le vrai apport est là : vous pouvez contester une mise en cause excessive sans que le rapport de force financier tranche à votre place.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un layout qui crée un softlock, une progression bloquée, une zone infranchissable ou un pacing hors cible découverts en QA à quelques semaines du milestone. La refonte mobilise des jours d'équipe qui ne vous sont pas facturés à vous seul, mais qui vous sont reprochés.
Un trigger d'événement mal référencé qui fait crasher la build interne, un merge sur la branche principale qui écrase des heures de travail d'autres départements. L'équipe entière est immobilisée le temps du rollback, et le studio chiffre ces heures perdues.
Un découpage de streaming ou une densité d'assets qui fait exploser le budget mémoire ou la fréquence d'images cible, jusqu'à l'échec de la soumission chez le constructeur. La recertification et le décalage de la date de sortie génèrent un préjudice financier sans commune mesure avec le montant de votre prestation.
La capture d'un boss inédit, la maquette d'un niveau secret ou un LDD partagé sur un canal non sécurisé avant l'annonce officielle. Le NDA signé avec l'éditeur prévoit alors une réclamation, souvent motivée par le préjudice marketing d'une révélation prématurée.
Un module de marketplace intégré sous une licence non commerciale, un kit de prototypage repris d'une mission antérieure, ou une mécanique de niveau que votre ancien employeur revendique. Le studio se retourne contre vous pour contrefaçon et pour le coût du nettoyage de son build.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Level designer : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 11,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Le level design n'est pas une profession réglementée : aucun texte n'impose au level designer freelance de souscrire une RC Pro. Ce que vous rencontrez est une exigence contractuelle du donneur d'ordre, et elle est quasi systématique chez les éditeurs et les studios de taille moyenne, souvent avec un plancher de garantie demandé. Juridiquement, cela ne change rien à votre responsabilité : assuré ou non, vous répondez des dommages que vous causez. L'assurance ne crée pas la responsabilité, elle en absorbe le coût. Sans attestation, vous perdez simplement des missions.
Oui, une réclamation peut vous viser même quand la cause réelle est ailleurs, et c'est fréquent en fin de production quand chacun cherche à qui imputer le glissement. Tout se joue alors sur les preuves : LDD validé et daté, tickets de changement de périmètre, comptes rendus de revue, versions du dépôt. L'assureur instruit précisément cette imputabilité et conteste la part qui ne relève pas de votre livrable. C'est souvent là que la RC Pro sert le plus : ramener une réclamation globale à la seule fraction réellement causée par vous.
Pas automatiquement. La plupart des contrats français couvrent les missions exécutées et les réclamations formulées en France et en Europe ; les États-Unis et le Canada sont très souvent exclus par défaut, parfois moyennant une extension spécifique et un tarif différent. Vérifiez la clause de territorialité avant de signer avec un studio nord-américain, car c'est exactement le marché où les réclamations sont les plus lourdes. Précisez aussi la juridiction retenue dans votre contrat de prestation : une action portée devant un tribunal hors zone garantie vous laisserait seul.
Cela dépend du mode de déclenchement de votre contrat. Les RC Pro sont généralement en base réclamation : c'est la date à laquelle la réclamation vous est adressée qui compte, pas celle de la faute, à condition que le contrat soit toujours en cours. Le Code des assurances (article L.124-5) impose en base réclamation une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat, qui couvre les réclamations postérieures liées à des missions antérieures. Le vrai piège est le trou de garantie entre deux assureurs : ne laissez jamais de période non assurée.
Non, et c'est la confusion la plus courante. La reprise de votre propre prestation défectueuse, le temps que vous repassez sur le blockout, la remise à niveau de votre scripting et le remboursement de vos honoraires restent à votre charge : ce sont vos frais, pas un dommage causé à un tiers. Ce que la garantie prend en charge, c'est le préjudice subi par le studio du fait de votre erreur : heures d'équipe perdues, re-pass d'optimisation externalisé, frais de recertification, décalage de plan de lancement. Distinguez toujours votre travail à refaire du dommage subi par le client.
Un contrat professionnel n'ouvre ni droit de rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces dispositifs visent les particuliers. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). En cas de changement de situation — cessation définitive d'activité, changement de profession — vous pouvez demander la résiliation dans les trois mois suivant l'événement, à condition qu'il modifie le risque assuré (article L.113-16). Avant de résilier, vérifiez votre garantie subséquente : couper sans reprise du passé vous expose sur vos anciennes missions.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
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