RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un linéaire de douze mètres livré la veille d'une ouverture, des monteurs qui percent un dallage pour ancrer des pieds, une vitrine réfrigérée mise en service à la va-vite : dans ce métier, le dommage n'arrive presque jamais chez vous, il arrive chez le client, au milieu de sa surface de vente. Un rayonnage qui plie, une cote d'implantation fausse ou un meuble froid qui dérive, et c'est le commerçant — ou l'un de ses clients — qui subit le préjudice. La responsabilité civile professionnelle sert exactement à cela : payer ce que vous devez à ceux que votre travail a lésés.
La RC Pro du fournisseur et équipementier de magasin couvre les conséquences pécuniaires des dommages que votre entreprise cause à des tiers dans l'exercice de son activité : vente et livraison de mobilier commercial, conseil en agencement, montage et pose sur site, réglage et mise en service. Elle répond sur les trois familles de dommages : les dommages corporels (une cliente blessée par un module qui bascule, un employé du magasin heurté pendant le montage), les dommages matériels (marchandise écrasée, sol ou cloison abîmés par vos équipes, denrées perdues dans un meuble froid mal raccordé) et les dommages immatériels, c'est-à-dire les pertes d'argent qui en découlent ou qui naissent d'une faute purement intellectuelle — rayon condamné, ouverture reportée, réimplantation à refaire. Le volet décisif pour vous est la garantie après livraison et après travaux : elle continue de répondre une fois le matériel installé et le chantier terminé, alors que la quasi-totalité de vos sinistres se déclarent à ce moment-là. Le fondement juridique est celui de la responsabilité pour faute (article 1240 du Code civil), complété par la responsabilité du fait des produits que vous avez mis sur le marché, même en simple revendeur. Aucune obligation légale d'assurance ne pèse sur cette activité prise en elle-même, mais enseignes, franchiseurs, centrales d'achat et gestionnaires de centres commerciaux exigent presque tous l'attestation avant d'ouvrir un compte fournisseur : ce n'est pas la loi, c'est la condition d'accès au marché.
Prenez une gondole double face de huit mètres posée dans un supermarché : les ancrages au sol ne sont pas ceux prévus par la notice, le linéaire est chargé au-delà de la charge admissible et l'ensemble bascule un samedi matin. Une cliente est blessée à l'épaule, deux palettes de marchandise sont détruites, l'allée reste condamnée trois jours et l'enseigne chiffre son manque à gagner. Sur ce type de dossier, l'addition — préjudices de la victime, stock perdu, perte d'exploitation du magasin, expertise contradictoire — atteint facilement 60 000 à 80 000 € en ordre de grandeur, avant même les honoraires d'avocat ; ce chiffre est un exemple, le coût réel dépend des dommages constatés. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, et l'enseigne commence par retenir vos factures en cours. Avec la garantie, l'assureur mandate son expert, indemnise la victime et le magasin dans la limite des plafonds, et prend en charge votre défense — y compris pour démontrer que la surcharge du rayon par le personnel du magasin réduit votre part de responsabilité. C'est souvent ce second effet qui compte le plus : vous n'avez plus à arbitrer entre payer une réclamation excessive et perdre un client qui pèse la moitié de votre chiffre d'affaires.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Ancrage insuffisant, platine sous-dimensionnée, notice de charge jamais remise au magasin : le rayonnage plie ou bascule sous la marchandise. C'est le sinistre le plus lourd du métier car il cumule le corporel (client ou salarié blessé) et le matériel (stock détruit, allée condamnée).
Les cotes relevées ou le plan d'agencement ne collent pas au local : dégagements insuffisants, meuble qui gêne une issue, linéaire trop long de trente centimètres. Le client vous facture la dépose, la reprise et le report d'ouverture sans que rien n'ait été cassé — un dommage immatériel pur, à vérifier ligne à ligne dans votre contrat.
Une vitrine réfrigérée ou un îlot négatif que vous avez livré et mis en service part en dérive de température et fait perdre au commerçant toute sa marchandise périssable. La traçabilité sanitaire impose la destruction des denrées même partiellement épargnées, et le préjudice se chiffre en quelques heures.
Un perçage qui traverse une canalisation, un câble encastré sectionné, un sol technique enfoncé par un transpalette : vos équipes abîment le local du commerçant ou celui du bailleur du centre commercial. Au dommage matériel s'ajoute presque toujours la fermeture du point de vente le temps de la remise en état.
Charge admissible surestimée, défaut de série sur un lot de présentoirs, verre non trempé sur une vitrine : le produit que vous avez vendu cause un dommage chez votre client ou chez le consommateur final. Vous répondez du produit que vous avez mis sur le marché même en simple revendeur, quitte à vous retourner ensuite contre le fabricant.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Fourniture et équipement magasin pour professionnels : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 18,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Tant que vous posez du mobilier démontable — gondoles, racks, présentoirs, comptoirs de caisse —, vous restez dans le champ de la RC Pro et de sa garantie après travaux. En revanche, dès que votre intervention devient un travail de construction sur l'ouvrage (cloisons créées, faux plafond, reprise de dallage, réseaux encastrés), vous engagez la responsabilité décennale de l'article 1792 du Code civil, et l'assurance décennale est alors obligatoire : votre RC Pro ne la remplace pas. Faites décrire précisément vos prestations au contrat, c'est cette description qui déclenche la garantie, pas l'intitulé de votre Kbis.
Devant votre client, c'est vous le vendeur : c'est vous qu'il met en cause, et la responsabilité du fait des produits défectueux permet aussi à la victime finale d'agir contre le professionnel qui a mis le produit sur le marché. Si votre contrat inclut la garantie des produits livrés, l'assureur indemnise puis exerce à votre place le recours contre le fabricant ou l'importateur. Deux réflexes s'imposent : conserver notices, procès-verbaux d'essai et bons de livraison, et vérifier que vos fournisseurs, y compris hors Union européenne, sont eux-mêmes assurés.
Oui, à condition que votre contrat comporte la garantie après livraison et après travaux, celle qui couvre les dommages survenant une fois le matériel installé et le chantier terminé. Ce qui compte, c'est le contrat en vigueur au moment de la réclamation, pas celui de l'époque du chantier : ne restez jamais un seul jour sans assurance entre deux contrats et vérifiez la reprise du passé quand vous changez d'assureur. À l'inverse, l'usure normale, une surcharge répétée ou une modification faite par le magasin après votre départ peuvent vous exonérer en tout ou partie.
C'est un dommage immatériel, et tout dépend de son origine. S'il découle d'un dommage corporel ou matériel garanti — l'effondrement, le percement, la marchandise détruite —, il est dit consécutif et suit la garantie principale. S'il n'y a rien de cassé, par exemple une erreur de plan ou une ouverture décalée, il s'agit d'un immatériel non consécutif : souvent en option, toujours plafonné plus bas. Le simple retard de livraison, lui, relève surtout des pénalités prévues à votre marché, rarement de l'assurance : négociez-les au contrat commercial.
Vis-à-vis du magasin, vous restez responsable de la bonne exécution de ce que vous avez vendu, y compris de ce que vos poseurs font sur place. Votre contrat doit donc mentionner explicitement le recours à la sous-traitance, faute de quoi la garantie peut être discutée. Exigez de chaque intervenant son attestation en cours de validité, avec des activités qui couvrent réellement le montage sur site, et récupérez-la chaque année : une attestation périmée le jour du chantier vous laisse seul face à la réclamation et prive votre assureur du recours qu'il aurait exercé.
Un contrat professionnel n'ouvre ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon, réservés aux particuliers. Le principe reste l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Un véritable changement de situation — changement de profession ou d'activité, cessation — ouvre en revanche la faculté de résiliation prévue à l'article L.113-16 lorsqu'il modifie le risque. Surtout, déclarez sans attendre votre nouvelle activité de pose : non déclarée, elle laisse vos chantiers hors garantie.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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