RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une cliente revient d'un week-end au soleil, coche « non » sur le questionnaire et vous enchaînez la séance de lumière pulsée prévue depuis trois semaines : quarante-huit heures plus tard, des cloques et des taches brunes sur le décolleté. En esthétique par appareils, le dommage n'est ni théorique ni discret — il est cutané, visible, photographié par la cliente, et il se règle comme un préjudice corporel. IPL, radiofréquence, cryolipolyse, HIFU, presso-esthétique, LED : vous délivrez de l'énergie au contact de la peau, et c'est votre réglage que l'expert examinera.
La responsabilité civile professionnelle d'une praticienne en esthétique spécialisée répond des dommages que vos soins causent à autrui : vos clientes d'abord, mais aussi le salon qui vous héberge, l'accompagnant présent en cabine ou le voisin du local. Elle couvre les dommages corporels — brûlure, cloque, hyperpigmentation, gelure, cicatrice, atteinte oculaire, aggravation d'une contre-indication non détectée —, les dommages matériels — vêtement brûlé ou taché par le gel conducteur, mobilier abîmé chez une cliente, cabine louée détériorée, appareil prêté ou loué endommagé — et les dommages immatériels consécutifs, comme la perte de revenus d'une cliente en arrêt après une brûlure. Concrètement, l'assureur indemnise la victime, prend en charge le recours de la caisse d'assurance maladie, les expertises dermatologiques et vos frais de défense, y compris si une plainte est déposée. Aucun texte n'impose à une esthéticienne de souscrire une RC Pro : les soins esthétiques non médicaux ne figurent pas parmi les activités à assurance obligatoire, contrairement aux professionnels de santé ou du bâtiment. Reste que le droit commun vous rattrape : vous répondez des dommages causés par l'appareil que vous avez sous votre garde (article 1242 du Code civil) comme d'un réglage ou d'une anamnèse fautifs (article 1240), et l'attestation est réclamée par les bailleurs, les salons qui vous louent une cabine, les têtes de réseau en franchise et la plupart des loueurs d'appareils.
Prenons un forfait d'épilation IPL visage et décolleté. La cliente a appliqué un autobronzant quatre jours plus tôt sans le signaler, vous conservez la fluence de la séance précédente : brûlure du deuxième degré, cloques, puis une hyperpigmentation en damier qui ne s'estompe pas. Suivent deux ans de dermatologue, des séances de laser correcteur, un arrêt de travail et un préjudice esthétique permanent retenu par l'expert sur une zone que rien ne cache. Entre les soins, les souffrances endurées, le préjudice esthétique, la perte de revenus et le recours de l'organisme social, ce type de dossier se règle couramment dans un ordre de grandeur de 20 000 à 40 000 euros — exemple donné à titre indicatif, chaque situation étant évaluée individuellement par un expert. Sans RC Pro, cette somme et les honoraires d'avocat sortent de votre trésorerie, souvent au moment où vous remboursez encore la machine. Avec la garantie, l'assureur mandate le dermatologue expert, discute le lien entre le tir et la lésion, fait valoir la part de responsabilité de la cliente qui a caché son autobronzant, indemnise et assure votre défense — vous continuez à recevoir vos clientes pendant que le dossier se règle.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Fluence trop élevée pour le phototype, peau bronzée ou autobronzée, tirs superposés, gel conducteur oublié, filtre encrassé : cloques, croûtes, puis hyperpigmentation ou dépigmentation qui met des mois à s'atténuer, parfois définitive. C'est la mise en cause numéro un du métier, et elle porte le plus souvent sur une zone exposée — visage, décolleté, aisselles — donc sur un préjudice esthétique lourdement indemnisé.
Grossesse, traitement photosensibilisant ou isotrétinoïne, diabète, antécédent de mélanome ou grain de beauté dans la zone, épilepsie, troubles veineux pour la presso-esthétique, pacemaker et implants métalliques pour la radiofréquence : le soin réalisé malgré la contre-indication aggrave un état existant. Ce qu'on vous reprochera alors n'est pas l'appareil mais l'entretien préalable — questionnaire non fait, non daté, non signé.
Applicateur mal positionné, membrane de protection absente ou réutilisée, temps d'exposition dépassé : gelure, nécrose cutanée, engourdissement qui dure des semaines. S'y ajoute l'hyperplasie adipeuse paradoxale, cette augmentation du volume de la zone traitée qui ne se corrige qu'en chirurgie — la cliente réclame alors la correction, pas seulement son forfait.
Lunettes mal ajustées, retirées « juste pour un tir », coques oculaires absentes lors d'une épilation des sourcils ou d'une séance LED du visage : éblouissement, photophobie, lésion de la cornée ou de l'iris. Le risque ne vise pas que la cliente allongée — un accompagnant, une apprentie ou un fournisseur présent dans la cabine sans protection est un tiers dont vous répondez.
Une cure de photorajeunissement ou de cryolipolyse vendue avec une promesse chiffrée, des photos avant/après trop démonstratives, et aucune trace écrite du consentement sur les suites possibles : la cliente réclame remboursement et dommages-intérêts. Le défaut d'information est la faute la plus simple à démontrer contre un professionnel, parce qu'elle se prouve par l'absence de document.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Esthétique spécialisée (appareils) : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 11,90€/mois* | dès 21,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Elle l'est quand elle est déclarée, et seulement dans son périmètre esthétique. La frontière entre soin de beauté et acte médical reste discutée en France pour l'épilation lumineuse, et des instituts ont déjà été poursuivis pour exercice illégal de la médecine : tout contrat exclut ce qui relève d'un acte réservé aux médecins. Nommez donc chaque technologie à la souscription — IPL, laser esthétique, radiofréquence, HIFU, cryolipolyse, presso-esthétique, LED — au lieu de déclarer « soins esthétiques ». Une machine ajoutée mais non déclarée, c'est le sinistre qui tombe hors garantie le jour où il arrive.
En partie, oui, tant que vous ne prouvez pas avoir fait ce qu'il fallait. Vous êtes tenue d'une obligation de moyens : questionnaire de santé daté et signé, phototype relevé, contre-indications passées en revue, test préalable sur une petite zone et délai d'observation avant la séance complète. Le mensonge de la cliente réduit, voire supprime, votre part de responsabilité — mais uniquement si vous produisez ce questionnaire signé et la fiche de séance mentionnant les paramètres utilisés. Sans traçabilité écrite, c'est votre parole contre la sienne, et l'expert tranchera sur la seule lésion qu'il a sous les yeux.
Parce qu'il faut distinguer trois niveaux. L'obligation légale n'existe pas ici : les soins esthétiques non médicaux ne sont pas une activité à assurance obligatoire. L'exigence contractuelle, elle, est partout : bailleur du local, salon qui vous loue une cabine à la journée, tête de réseau si vous êtes en franchise, loueur ou vendeur de l'appareil, plateformes de réservation — tous conditionnent le contrat à l'attestation et peuvent le rompre sans elle. Reste la bonne pratique : quand on délivre de l'énergie sur la peau, un seul dossier corporel dépasse largement une année de chiffre d'affaires.
Parfois, mais jamais en première ligne. Face à la cliente, c'est vous qui avez posé la pièce à main et choisi les paramètres : elle vous met en cause, votre assureur indemnise, puis exerce un recours contre le fabricant ou le loueur si un défaut de l'appareil est établi. Pour que ce recours aboutisse, conservez la facture, l'attestation de formation constructeur, le carnet de maintenance, les rapports d'étalonnage et la fiche de séance. Un appareil acheté d'occasion à l'étranger, sans documentation ni maintenance, fragilise à la fois ce recours et votre propre garantie.
Non, pas le prix de la cure. La RC Pro indemnise le dommage causé à un tiers, pas la contre-performance de votre prestation : le remboursement d'un forfait qui n'a pas donné le résultat espéré est un litige commercial, en principe exclu de la garantie. Ce qui bascule en RC Pro, c'est le dommage physique et ses suites — gelure, nécrose, engourdissement durable, hyperplasie adipeuse paradoxale à corriger chirurgicalement. D'où la règle : ne promettez jamais un nombre de centimètres, parlez d'objectif, écrivez-le, et regardez ce que votre protection juridique couvre côté litiges.
Une technologie nouvelle — ajout de la cryolipolyse ou du HIFU, seconde cabine, déplacements à domicile — est une circonstance nouvelle que vous devez déclarer à l'assureur (L.113-2 du Code des assurances) ; un mail avant la première séance suffit. Pour sortir : un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon, réservées aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou lors d'un changement de situation en rapport direct avec le risque, comme une cessation d'activité (L.113-16). Gardez vos anciennes attestations : une hyperpigmentation se réclame des mois après.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →