RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Chaque matin, vous ouvrez vos portes à des dizaines de personnes qui ne sont pas vos salariés : abonnés à l'année, nomades à la journée, clients qu'ils reçoivent en salle de réunion, livreurs, participants d'un meetup du soir. Tout ce monde circule entre vos câbles, votre cuisine partagée, vos casiers, votre réseau et vos imprimantes, sans qu'aucun contrat de travail n'organise leur sécurité. Quand l'un d'eux se blesse, retrouve son matériel abîmé ou rate une échéance à cause d'une panne, c'est l'exploitant qui est mis en cause, pas le voisin de bureau : c'est exactement le terrain de la responsabilité civile professionnelle.
La RC Pro d'un espace de coworking couvre les conséquences financières des dommages que vous, vos salariés, vos prestataires ou vos installations causez à des tiers : membres à l'année, nomades à la journée, visiteurs, clients reçus par vos occupants, voisins de l'immeuble. Trois familles de dommages sont visées : les dommages corporels (un occupant qui chute dans l'escalier ou la cuisine partagée), les dommages matériels (un ordinateur portable, un écran, un vélo, du matériel de tournage détérioré), et les dommages immatériels (le manque à gagner d'un membre privé de son poste, de sa connexion ou d'un courrier de domiciliation). Elle joue sur le terrain de la responsabilité civile : votre faute ou celle de vos préposés (Code civil 1240), et la garde des choses dont vous avez la maîtrise — mobilier, machine à café, porte automatique, faux plafond, réseau (Code civil 1242), un régime qui n'exige pas qu'une faute soit prouvée. Elle intervient pendant l'exploitation courante, mais aussi hors de vos murs (salon, événement chez un partenaire) et après coup, quand le dommage se révèle des mois plus tard. Elle ne répare en revanche ni vos propres locaux ni vos propres pertes : c'est l'objet du contrat multirisque de l'établissement.
Une graphiste indépendante, abonnée depuis huit mois, glisse sur le carrelage de la cuisine partagée nettoyé dix minutes plus tôt sans panneau : poignet fracturé, opération, trois mois sans pouvoir travailler. Elle réclame ses pertes de revenus, ses frais restés à charge et son préjudice personnel, pendant que l'organisme social vous demande de rembourser ce qu'il a versé ; sur ce type de dossier corporel, l'addition atteint facilement l'ordre de 45 000 €, à titre d'exemple et non de règle, chaque situation ayant sa propre trajectoire. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie au moment précis où vous remboursez encore vos travaux d'aménagement et payez vos loyers. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert, discute la causalité et le partage de responsabilité (signalisation, témoins, images de vidéosurveillance), prend en charge vos frais d'avocat et règle l'indemnisation dans la limite du plafond souscrit. La protection est aussi relationnelle : vous n'avez pas à négocier seul, en direct, avec le conseil d'une personne que vous croisez chaque matin dans le même open space. Et l'attestation que réclame votre bailleur ou votre grand compte partenaire sort du même contrat.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Sol de la cuisine fraîchement lavé sans panneau, câble d'alimentation en travers d'un passage, nez de marche décollé, chaise dont le vérin lâche : le dommage corporel est la mise en cause la plus fréquente et la plus lourde d'un espace partagé. La victime n'étant pas votre salariée, elle se retourne contre l'exploitant, et l'organisme social réclame en parallèle le remboursement de ses prestations.
Un seau renversé par votre prestataire de ménage sur trois postes de travail, une étagère qui cède, un dégât des eaux parti de votre kitchenette : les portables, écrans et appareils photo des coworkers valent vite plusieurs milliers d'euros. Dès qu'ils vous sont remis en casier, en vestiaire ou en salle fermée, ils deviennent des biens confiés, un poste à faire garantir explicitement.
Coupure internet de deux jours, panne de badge qui bloque l'accès un lundi matin, salle réservée puis indisponible : vos membres chiffrent la visio manquée, l'appel d'offres non déposé, la journée d'équipe perdue. C'est un préjudice purement immatériel, souvent plafonné dans les contrats, qu'un règlement intérieur en obligation de moyens permet de contenir.
Un recommandé non réexpédié, un avis de l'administration classé dans le mauvais casier, une mise en demeure découverte trop tard : la société domiciliée subit une majoration, une décision rendue sans elle ou une radiation, et vous en demande réparation. Cette activité, soumise à agrément préfectoral, doit impérativement figurer dans votre déclaration à l'assureur.
Le soir et le week-end, votre espace accueille un public extérieur, un traiteur, du matériel de sonorisation et parfois des boissons alcoolisées servies sous autorisation municipale : chute d'un participant, matériel d'un intervenant détérioré, structure qui bascule. L'organisateur invoque presque toujours la responsabilité de l'exploitant des lieux, y compris quand il a lui-même monté la soirée.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Espace de coworking : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Aucun texte n'impose l'assurance de responsabilité civile à l'exploitation d'un espace de coworking : ce n'est pas une profession réglementée à assurance obligatoire. En pratique, elle conditionne l'ouverture. Votre bail commercial impose presque toujours de justifier d'une assurance et de remettre l'attestation, le syndic ou le propriétaire la réclame, et les entreprises qui logent une équipe chez vous l'exigent au contrat. Vos activités annexes ajoutent leurs propres contraintes : la domiciliation d'entreprise suppose un agrément préfectoral, et l'accueil de public vous soumet aux règles de sécurité des établissements recevant du public. Obligation légale non, condition d'exercice oui.
Justement parce qu'il n'est pas votre salarié, il n'y a pas d'accident du travail chez vous : il se retourne directement contre l'exploitant. Deux fondements sont invoqués, la faute (sol lavé sans signalisation, câble en travers, marche non éclairée, siège cassé) et la garde des choses, qui ne suppose pas de faute prouvée. La réclamation additionne les frais médicaux, que l'organisme social vous réclame de son côté, la perte de revenus d'un indépendant qui ne peut plus facturer, la gêne dans la vie courante et parfois l'aide à domicile. La RC Pro finance l'expertise, la défense et l'indemnisation.
Uniquement si votre responsabilité est engagée : votre agent d'entretien renverse un seau sur trois postes, une étagère cède au-dessus d'un casier, un dégât des eaux dont vous répondez noie du matériel. Attention au statut juridique de ces objets : dès qu'ils vous sont remis (casier fermé, vestiaire, salle verrouillée, colis réceptionné à l'accueil), ce sont des biens confiés, un poste que la plupart des contrats excluent sauf extension explicite. Demandez-la, avec un plafond réaliste au regard du matériel qui circule. Le vol commis par un tiers ou un autre membre, sans faute de votre part, relève de l'assurance du propriétaire du matériel.
La réclamation existe et revient régulièrement : visio d'appel d'offres coupée, dépôt de dossier manqué, journée perdue pour une équipe entière. Il s'agit d'un dommage immatériel non consécutif, c'est-à-dire sans dommage matériel préalable : c'est le poste le plus souvent plafonné, parfois exclu, à vérifier ligne à ligne avant de signer. Deux réflexes côté exploitation : rédiger votre contrat de membre en obligation de moyens sur la connexion et les services partagés, et prévoir une compensation en jours d'abonnement plutôt qu'en dommages et intérêts. Conservez les tickets opérateur horodatés, ils prouvent votre diligence.
Beaucoup, et cela doit être déclaré à l'assureur. La domiciliation d'entreprise suppose un agrément préfectoral de domiciliataire et un suivi rigoureux des sociétés hébergées. Le risque n'est plus physique mais immatériel : un recommandé non réexpédié, une mise en demeure ou un avis de l'administration égaré, et le domicilié encaisse une majoration, une décision rendue sans lui, voire une radiation qu'il vous impute. Décrivez précisément l'activité au questionnaire de souscription : nombre de sociétés domiciliées, mode de gestion du courrier, réexpédition, scan. Une activité non déclarée peut priver de garantie le sinistre qui s'y rattache.
Le contrat souscrit pour votre activité est un contrat professionnel : ni délai de rétractation de quatorze jours, ni loi Hamon, réservée aux particuliers. La résiliation intervient à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (L.113-12), ou en cours d'année en cas de changement de situation modifiant le risque (L.113-16). L'urgence est plutôt de signaler les évolutions sans attendre : étage supplémentaire, doublement des postes, second site, ouverture au public le soir, lancement d'événements ou de la domiciliation. Une déclaration inexacte de bonne foi expose à une réduction proportionnelle de l'indemnité au moment du sinistre (L.113-9).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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