RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Le diététicien ne donne pas seulement un avis : il construit un plan alimentaire qu'un patient diabétique, insuffisant rénal, allergique ou dénutri va appliquer seul, chez lui, pendant des semaines. Une ration mal calibrée, un allergène oublié dans une recette, des glucides réduits chez un patient sous insuline sans avoir prévenu son médecin, et le dommage devient corporel. Le risque de ce métier n'est pas dans les murs du cabinet, il est dans les consignes que le patient emporte en sortant.
La responsabilité civile professionnelle du diététicien prend en charge les conséquences financières des dommages causés à un patient, à un client ou à un tiers dans l'exercice de l'activité : bilan nutritionnel, plan alimentaire, éducation thérapeutique, suivi, ateliers, missions en collectivité ou en entreprise. Elle couvre d'abord les dommages corporels, qui sont le vrai risque du métier : carence, hypoglycémie chez un patient traité, déséquilibre d'un traitement, réaction allergique, aggravation d'un trouble du comportement alimentaire, chute d'un patient pendant la consultation ou lors d'une mesure d'impédancemétrie. Elle couvre ensuite les dommages matériels : matériel détérioré chez un client, dans un EHPAD, dans une cuisine de collectivité, sur un site d'entreprise. Elle couvre enfin les dommages immatériels : perte financière d'un établissement dont le plan de menus s'avère non conforme, préjudice lié à la divulgation d'un dossier patient couvert par le secret professionnel. Elle finance aussi la défense — avocat, expertise médicale, procédure — y compris quand la réclamation se révèle infondée, et c'est en pratique la partie la plus utilisée du contrat.
Prenons un cas ordinaire : une patiente diabétique de type 1 vous consulte pour perdre du poids, vous bâtissez un plan qui abaisse nettement les glucides sur trois repas, sans écrire au médecin qui pilote ses doses d'insuline. Trois semaines plus tard, hypoglycémie sévère à domicile, chute, fracture du poignet, hospitalisation, trois mois d'arrêt, et une réclamation qui vise votre plan alimentaire. Entre les frais médicaux restés à charge, le déficit fonctionnel temporaire, la perte de revenus et le préjudice moral, ce type de dossier se chiffre couramment en dizaines de milliers d'euros — à titre d'exemple, un ordre de grandeur de 30 000 à 60 000 €, auquel s'ajoutent 5 000 à 15 000 € d'avocat et d'expertise médicale. Sans RC Pro, cette somme sort de la trésorerie du cabinet, et la procédure se paie avant même de savoir qui a tort. Avec la garantie, l'assureur mandate l'expert, discute le lien de causalité — le plan alimentaire, ou l'absence d'ajustement des doses ? — et indemnise si la faute est retenue. Et lorsque la réclamation est finalement écartée, il aura quand même financé votre défense, ce qui est le scénario le plus courant.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Réduire les glucides d'un patient sous insuline, augmenter les légumes verts chez un patient sous anticoagulant, proposer un régime hyperprotéiné à un insuffisant rénal : le plan est correct dans l'absolu et dangereux pour ce patient-là. C'est la mise en cause la plus fréquente et la plus coûteuse, parce que le dommage est corporel.
Une recette, un menu ou une dégustation contenant un allergène que le patient avait signalé, ou que l'anamnèse n'a pas recherché. La réaction va de l'urticaire au choc anaphylactique, avec un lien de cause à effet facile à établir devant l'expert.
Amaigrissement rapide, signes de dénutrition, conduite anorexique ou vomissements provoqués : poursuivre l'accompagnement sans renvoyer vers un médecin s'analyse en perte de chance. Le reproche porte alors moins sur ce que vous avez fait que sur ce que vous n'avez pas dit ni écrit.
Un complément recommandé puis mal toléré, une interaction avec un traitement en cours, un produit revendu au cabinet ou sur votre boutique en ligne : le patient se retourne vers celui qui a conseillé et encaissé. La vente ajoute une responsabilité de distributeur qui doit être déclarée au contrat.
Plan de menus non conforme dans un EHPAD ou une cantine, texture mal adaptée à un résident dysphagique, blessure ou intoxication lors d'un atelier cuisine : l'établissement ou le participant se retourne contre l'intervenant. S'y ajoutent les dommages matériels causés sur place, dans une cuisine ou avec votre propre matériel de mesure.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Diététicien : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 9,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui. Le diététicien est un professionnel de santé dont le titre et l'exercice sont réglementés, et les professionnels de santé qui exercent à titre libéral sont tenus par le code de la santé publique de s'assurer pour leur responsabilité civile professionnelle. Ce n'est donc pas une bonne pratique facultative : exercer sans RC Pro vous expose à une sanction, en plus de laisser toute l'indemnisation à votre charge. À cette obligation légale s'ajoutent des exigences purement contractuelles : un EHPAD, une clinique, une mutuelle, une plateforme de téléconsultation ou une entreprise cliente réclament l'attestation avant de signer la convention.
Oui, c'est le cœur même de la garantie : la RC Pro répare les dommages corporels causés par un conseil ou un plan alimentaire fautif — carence, hypoglycémie chez un patient sous insuline, déséquilibre d'un traitement anticoagulant lié aux apports en vitamine K, aggravation d'une insuffisance rénale. Ce qui fait la différence en expertise, c'est votre dossier : anamnèse, traitements en cours, courrier ou compte rendu adressé au médecin traitant, consignes remises par écrit, traçabilité des adaptations. Sans dossier, l'expert n'a que la parole du patient et la faute devient très difficile à écarter.
Le conseil de compléments fait partie de votre activité et reste couvert. Mais dès que vous en vendez au cabinet ou en ligne, vous devenez aussi distributeur : un effet indésirable, une interaction avec un traitement, un produit non conforme peuvent vous être reprochés au titre des produits livrés. Cette extension n'est pas systématiquement incluse : il faut la déclarer, la faire figurer au contrat et indiquer le chiffre d'affaires correspondant. Attention aussi à ne pas déborder du cadre de votre titre : poser un diagnostic ou remettre en cause une prescription médicale sera opposé comme une faute.
Uniquement si ces activités ont été déclarées. Un atelier cuisine, une conférence en entreprise, une mission en EHPAD ou en restauration scolaire sortent du cadre de la consultation individuelle : la coupure ou la brûlure d'un participant, une intoxication alimentaire collective, un plan de textures modifiées mal calibré suivi d'une fausse route chez un résident dysphagique relèvent de risques différents, parfois sériels. Précisez la part de votre activité réalisée hors cabinet, le public concerné (enfants, personnes âgées, personnes dénutries) et le fait que vous manipulez ou faites manipuler des aliments.
La téléconsultation est couverte à deux conditions : qu'elle figure dans votre déclaration d'activité, et que vos patients se trouvent dans la zone géographique du contrat. La plupart s'arrêtent à la France ou à l'Union européenne, et un patient installé hors de cette zone peut vous laisser sans garantie au moment de la réclamation. Les programmes vendus en ligne, e-books et menus types posent une autre difficulté : vous délivrez un conseil sans bilan individuel. Signalez-le à l'assureur, gardez une mention invitant à consulter en cas de pathologie ou de traitement, et conservez les questionnaires remplis.
Une mise en cause nutritionnelle remonte souvent longtemps après la consultation, d'où deux clauses à lire avant de signer : la reprise du passé, qui vise les faits antérieurs à la souscription que vous ne connaissiez pas encore, et la garantie subséquente, qui continue de jouer après la fin du contrat — c'est elle qui compte si vous cessez, passez en salariat ou changez de compagnie. Côté sortie, un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon : vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (L.113-12 du code des assurances), ou en cours d'année en cas de changement de situation professionnelle ou de cessation d'activité (L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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