RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous passez une journée sur un site, vous relevez les points de pénétration, les angles morts de la vidéo, les badges qui circulent sans contrôle, l'heure à laquelle le portail logistique reste ouvert sans surveillance, et vous remettez un rapport qui va structurer la protection du site pour plusieurs années. Le jour où quelqu'un entre par la faille que vous n'avez pas vue, ou par celle que vous aviez signalée mais classée en priorité basse, c'est votre rapport que l'expert relira ligne à ligne. Le préjudice n'est presque jamais le vôtre : ce sont les marchandises, l'arrêt d'exploitation et parfois l'intégrité physique des personnes de votre client.
La RC Pro du conseil en sûreté prend en charge les conséquences financières des dommages que vous causez à un client ou à un tiers dans l'exercice de vos missions : audit de vulnérabilité, schéma directeur sûreté, cahier des charges d'un contrôle d'accès ou d'une vidéoprotection, plan de protection des personnes, exercices et tests d'intrusion. Elle joue sur les trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : un participant blessé pendant un exercice de mise en situation, un agent qui chute en vous accompagnant lors d'une reconnaissance de nuit. Les dommages matériels ensuite : une porte, un lecteur, une clôture ou un plafond technique abîmés pendant un test de franchissement. Les dommages immatériels enfin, qui concentrent l'essentiel de votre exposition : vol, dégradation, perte d'exploitation, surcoût de reprise d'un projet imputés à votre analyse ou à vos préconisations. Cette dernière catégorie, quand le préjudice est purement financier sans dommage matériel préalable, s'appelle l'immatériel non consécutif : c'est la ligne à vérifier en priorité dans le tableau de garanties, car elle est souvent plafonnée bien en dessous du plafond global. Les frais de défense et d'expertise sont pris en charge en plus, y compris lorsque votre responsabilité n'est finalement pas retenue.
Prenez une plateforme logistique de produits de valeur que vous auditez : vous validez la protection périmétrique, vous jugez la couverture vidéo du quai de retour suffisante et vous ne remettez pas en cause la suppression du gardiennage de nuit au profit de la télésurveillance. Huit mois plus tard, une intrusion par ce quai vide plusieurs palettes, et les images ne montrent rien d'exploitable ; entre le stock et l'arrêt des expéditions, le préjudice dépasse l'ordre de 300 000 euros. L'assureur dommages du client indemnise, puis se retourne contre vous : l'expertise retient un défaut d'analyse sur cette zone et vous impute une part de responsabilité, de l'ordre de 100 000 euros, avant même les honoraires d'avocat et d'expert que vous avancez pendant deux ans de procédure. Ces chiffres sont des exemples d'ordre de grandeur, pas un barème : ils varient avec la valeur du site, la nature du sinistre et la part de faute finalement retenue. Avec une RC Pro, l'assureur prend la conduite du dossier dès la première mise en cause, finance votre défense technique, souvent décisive pour faire écarter ou réduire l'imputation, et règle l'indemnité dans la limite du plafond souscrit. Sans elle, c'est la trésorerie du cabinet qui absorbe le choc, et en entreprise individuelle votre patrimoine personnel.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un point de pénétration, une temporisation d'effraction insuffisante ou un mode opératoire interne passé à côté lors de votre diagnostic, puis exploité. C'est la mise en cause la plus fréquente et la plus lourde, car le client et son assureur dommages remontent directement à votre rapport pour chercher la faute d'analyse.
Zone aveugle laissée dans le champ des caméras, contrôle d'accès contournable par une issue de secours, détection périmétrique inadaptée à la configuration du site, ou suppression d'un gardiennage de nuit que vous avez validée. Le client vous reproche alors une préconisation inefficace et vous demande de financer la reprise du dispositif, voire le sinistre survenu entre-temps.
Votre livrable décrit noir sur blanc l'ensemble des vulnérabilités d'un site : sa perte, son envoi au mauvais destinataire ou son extraction par un ancien collaborateur constitue à elle seule un préjudice. Le client doit reprendre tout ou partie de son dispositif et peut vous en réclamer le coût, même si aucune intrusion n'a eu lieu.
Un franchissement de clôture qui endommage un équipement, un participant blessé pendant une mise en situation, une évacuation qui provoque une bousculade, ou une équipe de sécurité qui réagit sans savoir qu'il s'agit d'un exercice. Ces missions terrain génèrent des dommages corporels et matériels immédiats, très différents du risque intellectuel de l'audit.
Vidéoprotection installée sans les autorisations requises, caméras orientées vers des zones interdites, durée de conservation des images non conforme, salariés ou représentants du personnel non informés du dispositif que vous avez conçu. Le client subit une sanction, doit démonter ou reparamétrer l'installation, et se retourne vers celui qui a rédigé les préconisations.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Conseil en sûreté : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 16,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Votre engagement est une obligation de moyens, pas de résultat : il faut prouver une faute, par exemple une vulnérabilité évidente non relevée, une méthodologie bâclée ou une hiérarchisation des risques manifestement erronée, et un lien direct entre cette faute et le sinistre. En pratique, ce n'est presque jamais le client qui vous attaque le premier, c'est son assureur dommages, qui l'indemnise puis se retourne contre vous. Votre meilleure défense est écrite : périmètre de mission daté, réserves explicites, préconisations que le client a refusé de financer, traçabilité des relances.
C'est le risque le plus sous-estimé du métier, parce que votre rapport est un mode d'emploi pour entrer. Une clé USB perdue, une boîte mail compromise, un envoi au mauvais destinataire ou un ancien collaborateur qui part avec la base engagent votre responsabilité même si aucune intrusion ne suit : le client doit reprendre son dispositif, et ce surcoût est un préjudice. La RC Pro peut couvrir ces conséquences, mais l'assureur regardera vos pratiques : chiffrement, diffusion nominative, exemplaires numérotés, destruction en fin de mission. Séparez toujours le rapport détaillé de la synthèse de direction.
Pas d'office. Les tests de franchissement, les exercices de mise en situation, les mises à l'épreuve d'équipes de gardiennage et les missions de nuit sortent du conseil sur documents et créent un vrai risque corporel et matériel : ils doivent être déclarés à la souscription, sous peine de discussion au moment du sinistre. Exigez systématiquement un mandat écrit et daté du dirigeant, l'information d'un référent sécurité joignable et, selon le contexte, l'avertissement des forces de l'ordre. Si vous intervenez hors de France, vérifiez l'étendue territoriale du contrat, qui s'arrête souvent à l'Europe.
Cela dépend de votre position contractuelle, et c'est une frontière à tenir. Si vous recommandez et que le client contracte lui-même, vous répondez de la pertinence de votre recommandation, pas de l'exécution du prestataire : d'où l'intérêt de préconiser des spécifications techniques et des niveaux de performance plutôt que des noms. Si vous pilotez le chantier en assistance à maîtrise d'ouvrage, si vous réceptionnez les travaux ou si vous sous-traitez l'installation en votre nom, vous vous rapprochez d'une obligation de résultat et devez le déclarer. Conservez l'attestation d'assurance de chaque intervenant que vous mettez en avant.
Tant que votre activité reste du conseil, de l'audit et de la formation, aucune obligation générale d'assurance ne vous est imposée par la loi. Deux réserves pèsent lourd. Si votre société exerce elle-même une activité de sécurité privée soumise à autorisation, comme la surveillance humaine ou la protection physique des personnes, l'autorisation d'exercice suppose de justifier d'une responsabilité civile professionnelle. Et dans les faits, industriels, bailleurs, exploitants d'ERP, opérateurs sensibles et acheteurs publics l'exigent au contrat, avec attestation nominative et montant minimum de garantie : sans elle, vous ne franchissez pas la phase candidature.
C'est le point aveugle du métier, car vos rapports produisent leurs effets des années après leur remise. La plupart des contrats fonctionnent en base réclamation : ce qui compte est la date à laquelle vous êtes mis en cause, pas celle de l'audit. À l'arrêt du contrat, le Code des assurances impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans (article L.124-5) pour les réclamations portant sur des missions antérieures. Vérifiez aussi la reprise du passé en cas de changement d'assureur. La résiliation, elle, se fait à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (article L.113-12) : votre contrat est professionnel, ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon ne s'y appliquent.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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