RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un miroir de 25 kg collé sur une cloison de salle de bains, une glace sur mesure livrée avec un chant encore vif, un verre plat posé sur une table chez un particulier : dans ce commerce, le produit vendu reste dangereux longtemps après avoir quitté le magasin. La mise en cause ne vient presque jamais de votre local, elle vient de ce que vous avez conseillé, découpé, livré ou fixé — mauvaise épaisseur, verre non trempé en milieu humide, fixation sous-dimensionnée, cotes erronées. C'est très exactement le terrain de la responsabilité civile professionnelle, et pas celui de l'assurance du magasin.
La responsabilité civile professionnelle d'un commerce de détail de miroirs et de verres plats répond des dommages que votre activité cause à des tiers : clients, visiteurs, occupants du logement, voisins, entreprises intervenant sur le même chantier. Elle couvre trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : coupure d'un client sur un chant vif ou un verre brisé, chute d'une glace en rayon, blessure pendant la livraison ou la pose. Les dommages matériels ensuite : parquet rayé, vasque fêlée, faïence percée, meuble abîmé, cage d'escalier ou ascenseur endommagé lors d'une manutention de grand format. Les dommages immatériels consécutifs enfin, c'est-à-dire les pertes financières qui découlent d'un dommage garanti : chambre d'hôtel inexploitable, salon de coiffure fermé le temps de la reprise, chantier retardé. Deux temps doivent être distingués : la RC exploitation, qui joue pendant que vous manipulez, livrez ou intervenez, et la RC après livraison (ou après travaux), qui joue lorsque le sinistre survient des semaines ou des mois après, sur un produit déjà vendu et installé. Pour ce métier, c'est cette seconde garantie qui fait la différence, car elle couvre aussi votre responsabilité de vendeur professionnel : un conseil fautif sur une épaisseur, sur un verre de sécurité en milieu humide ou sur un système de fixation vous est imputable même si vous n'avez pas posé vous-même.
Un client achète une glace murale de 180 × 90 pour sa salle de bains ; vous conseillez un collage au mastic et vous fournissez les fixations. Huit mois plus tard, le miroir se décolle, tombe sur la vasque et blesse l'occupante au bras. Le dossier additionne alors le remplacement du miroir et de la vasque, la reprise de la faïence et du meuble, les frais d'expertise et surtout le préjudice corporel — soins, arrêt de travail, préjudices personnels. Sur ce type de sinistre, l'addition atteint couramment 20 000 à 50 000 € : c'est un ordre de grandeur illustratif, pas un tarif, et il peut être bien supérieur si la victime conserve des séquelles. Sans garantie responsabilité civile après livraison, ces sommes sortent de votre trésorerie, et l'expertise comme les honoraires d'avocat s'y ajoutent avant même que la responsabilité soit tranchée. Avec la garantie, l'assureur instruit le dossier, organise l'expertise contradictoire, prend en charge votre défense et indemnise la victime à votre place, pendant que vous continuez d'ouvrir le magasin. Le vrai enjeu n'est pas le montant du sinistre : c'est que dans ce métier la mise en cause arrive presque toujours des mois après l'encaissement, à un moment où plus rien ne vous protège si le contrat s'arrête à la sortie du magasin.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une glace murale de grand format se décolle ou arrache sa fixation et tombe sur une vasque, un meuble ou une personne. La cause remonte à la colle conseillée, au support non vérifié ou au système d'accroche fourni : la responsabilité du vendeur-poseur est engagée même longtemps après la vente.
Un client, un occupant ou un manutentionnaire se blesse sur un bord non façonné, une arête ébréchée ou un panneau qui casse à la manipulation. Le dommage corporel est immédiat et l'indemnisation intègre soins, arrêt de travail et préjudices personnels.
Un verre livré aux mauvaises dimensions bloque une pose et oblige à reprendre un carrelage, un meuble ou un planning de chantier. Le verre lui-même reste à votre charge, mais les conséquences chez le client relèvent de la responsabilité civile professionnelle.
Un miroir simple recommandé pour une salle d'eau, une épaisseur insuffisante pour une crédence ou un verre non feuilleté à un endroit exposé : le conseil fautif est une faute professionnelle. Elle peut vous être reprochée même si la pose a été faite par un tiers.
Le transport et la pose de grands formats abîment un parquet, une rampe d'escalier, une porte d'ascenseur ou une vitrine de partie commune. Ces dégâts matériels chez un tiers, y compris chez un voisin ou une copropriété, sont la mise en cause la plus fréquente en exploitation.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Commerce de détail de miroirs et verres plats : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 18,90€/mois* | dès 21,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Le commerce de détail de miroirs et verres plats n'est pas une profession réglementée soumise à une obligation légale générale d'assurance de responsabilité. En revanche, deux situations changent la donne. Si vous réalisez des travaux de pose intégrés à un bâtiment, l'assurance de responsabilité décennale devient obligatoire pour cette part d'activité. Et dans les faits, votre bail commercial, un centre commercial, un syndic, un hôtel ou une entreprise générale vous réclameront une attestation avant de vous laisser intervenir : ce n'est pas la loi, c'est une condition d'accès au marché.
La ligne de partage est l'ouvrage. Accrocher un miroir décoratif, livrer une glace ou poser un verre sur un meuble relève de votre RC Pro. Sceller un vitrage, poser une paroi de douche fixée au bâti, une crédence collée, un garde-corps ou une verrière relève des travaux de construction : vous devenez constructeur au sens du Code civil (article 1792) et l'assurance décennale devient obligatoire pour cette activité. Déclarez précisément ce que vous faites : une pose non déclarée est la première cause de refus de garantie.
Oui, si votre contrat comporte la garantie responsabilité civile après livraison ou après travaux. Beaucoup de contrats de commerce ne couvrent que l'exploitation, c'est-à-dire les dommages survenus pendant que vous êtes présent : ils laissent sans réponse le sinistre différé, qui est pourtant le plus fréquent dans ce métier. Vérifiez aussi la reprise du passé et le maintien de la garantie après résiliation, car la réclamation arrive souvent bien après la facture. Dès que vous êtes mis en cause, déclarez sans attendre et ne reconnaissez jamais votre responsabilité par écrit.
Non, en règle générale. Le verre mal découpé, c'est votre prestation elle-même : sa reprise, son remplacement et le manque à gagner correspondant restent à votre charge, comme dans tout contrat de responsabilité. Ce que la RC Pro prend en charge, ce sont les dommages causés autour : un carrelage percé lors d'un essai de pose, un meuble détérioré, l'immobilisation d'une salle de bains ou le retard imposé à un autre corps de métier. Cette distinction entre la malfaçon et ses conséquences chez le tiers mérite d'être vérifiée ligne à ligne.
La RC Pro couvre les dommages que vous causez à des tiers pendant la livraison et la pose, par exemple un mur ou un parquet abîmé en montant un grand format. Elle ne couvre pas la casse du miroir lui-même en transport : cela relève d'une garantie marchandises transportées ou de la responsabilité du transporteur. Vérifiez également l'étendue territoriale du contrat si vous expédiez hors de votre département ou à l'étranger, et déclarez la vente en ligne, qui élargit le nombre de tiers susceptibles de vous mettre en cause.
Un contrat professionnel n'ouvre ni droit de rétractation de 14 jours ni résiliation infra-annuelle à la façon de la loi Hamon, réservée aux particuliers. Le principe reste la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Un changement de situation qui modifie réellement le risque assuré, comme l'arrêt de l'activité de pose ou la cessation d'activité, permet de demander la résiliation en cours d'année sur le fondement de l'article L.113-16, dans le délai prévu et sur justificatif. Prévenez votre assureur : moins d'activités déclarées, c'est aussi une cotisation revue.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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