RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un nuage d'abrasif qui franchit le bâchage et vient piquer les carrosseries garées au pied de l'échafaudage, une pierre de taille dont le calcin part avec la crasse et qui ne se rattrape pas, une poutre de chêne dont la patine et les traces d'outil disparaissent en trois passages : le risque de l'aérogommeur n'est presque jamais dans son atelier, il est dans ce qu'il retire de trop et dans ce qui s'échappe de sa zone de travail. Vous travaillez à quelques centimètres d'un support que personne ne pourra remettre dans son état d'origine, sur des chantiers où le voisinage est à portée de buse. La responsabilité civile professionnelle est la garantie qui répond quand c'est votre geste, et non votre local, qui est mis en cause.
La responsabilité civile professionnelle de l'aérogommeur couvre les dommages que votre travail cause à autrui, dans les trois formes que prend un sinistre. Les dommages matériels d'abord : un support décapé au-delà du point de non-retour (pierre décalcinée, brique effritée, moulure ou sculpture adoucie, joint de chaux ouvert, veines du bois creusées, patine ancienne effacée), mais aussi tout ce que votre nuage atteint en dehors de la zone de travail — carrosseries piquées, vitrages et vitrines rayés, panneaux solaires, mobilier de jardin, piscine, potager, abrasif entré dans un logement par une fenêtre restée ouverte, ou eau d'hydrogommage ressortie en plafond chez l'occupant. Les dommages corporels ensuite : un passant, un voisin ou un occupant atteint par une projection, incommodé par les poussières dégagées, ou blessé dans votre périmètre d'intervention. Les dommages immatériels consécutifs enfin, c'est-à-dire le préjudice financier qui découle des précédents : un commerce fermé le temps du nettoyage, un chantier arrêté, un échafaudage et une occupation de voirie prolongés, la finition d'un autre corps d'état à reprendre. S'y ajoute la garantie des biens confiés, pour tout ce qu'on vous dépose à l'atelier — volets, portails, grilles, radiateurs en fonte, mobilier, jantes — qui reste sous votre garde tant que vous le détenez. La garantie joue également après la fin du chantier, quand le désordre n'apparaît que des semaines plus tard : lasure qui ne prend pas, hydrofuge qui cloque, support resté saturé d'humidité. Elle finance l'enquête, votre défense et l'indemnité due au tiers dans la limite des plafonds souscrits. En revanche, elle ne repasse pas votre propre prestation à vos frais, et elle ne remplace pas l'assurance décennale dès lors que vous intervenez sur un ouvrage de bâtiment.
Prenez le cas d'un immeuble ancien de centre-ville dont le syndic vous confie le décapage de la façade en pierre de taille avant ravalement, environ 180 m², pour un devis de quelques milliers d'euros. Pour venir à bout de salissures tenaces, la pression monte et l'abrasif retenu est plus dur que ce que la pierre supporte : le calcin, cette croûte de surface qui protège le calcaire, part avec la crasse, les moulures des encadrements s'adoucissent, les joints de chaux s'ouvrent sur plusieurs dizaines de mètres linéaires. Un mois plus tard, l'architecte constate que la façade est devenue perméable à l'eau et que le dommage est irréversible : l'expertise chiffre le ragréage minéral, le remplacement des pierres les plus attaquées et la reprise complète des joints entre 40 000 et 70 000 euros — ordre de grandeur pour une surface de ce type — auxquels le syndic ajoute les mois de location d'échafaudage et d'occupation du domaine public qu'il n'avait pas budgétés. Tout le problème tient dans cet écart : votre prestation valait quelques milliers d'euros, la réclamation en vaut dix fois plus, et un décapage ne se rattrape pas. Avec une RC Pro, l'assureur mandate un expert qui discute l'état réel de la pierre avant votre passage, la part du maître d'œuvre dans le choix du procédé et ce qui est réellement imputable à votre geste, prend en charge votre défense si vous contestez la mise en cause, et règle l'indemnité au tiers dans la limite du plafond souscrit, franchise déduite. Concrètement, deux choses changent : vous continuez à accepter les façades anciennes et les supports à valeur patrimoniale au lieu de vous replier sur les volets et les grilles, et vous produisez l'attestation que les syndics, les architectes et les maîtres d'ouvrage publics exigent avant de vous laisser monter sur l'échafaudage.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Pression trop forte, buse maintenue trop longtemps au même endroit ou abrasif trop dur pour le support : le calcin de la pierre disparaît, une brique ancienne s'effrite, les moulures et les sculptures s'adoucissent, les veines d'une poutre s'ouvrent et la patine part avec la crasse. La réclamation porte sur la valeur de restauration du support, voire sur sa valeur patrimoniale, sans aucun rapport avec le prix de votre passage.
La poussière et le granulat franchissent le bâchage et se déposent sur les véhicules stationnés, les vitrines, les panneaux solaires, le linge étendu, une piscine ou un potager, ou entrent dans le bâtiment par une ouverture restée libre. Une seule matinée de pistolage peut produire dix à quinze victimes distinctes, chacune avec sa propre réclamation.
Décaper une peinture ancienne ou un revêtement sans repérage préalable ni confinement disperse des poussières de plomb ou des fibres bien au-delà du chantier, et expose les occupants, le voisinage et les sols. Au dommage corporel s'ajoutent les frais de décontamination et l'arrêt du chantier, et beaucoup de contrats limitent ou excluent expressément ce type de sinistre.
En hydrogommage, l'eau sous pression trouve un joint ouvert, un appui de fenêtre ou une sous-toiture et ressort en plafond chez l'occupant ou chez le voisin du dessous, tandis que l'abrasif colmate gouttières, descentes et regards. Ce sont des dégâts d'eau ordinaires, mais causés par vous et donc réclamés à vous, pas à l'assurance de l'immeuble.
La lasure, l'hydrofuge ou la peinture appliqués derrière vous cloquent, pèlent ou s'imprègnent de façon irrégulière parce que le bois a été trop ouvert, la pierre laissée saturée d'humidité, ou qu'il reste de l'abrasif dans les fibres et les joints. Le peintre ou le maître d'ouvrage chiffre alors la dépose de la finition, sa reprise complète et le retard de son propre chantier.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Aérogommage : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 29,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Ce sont des dommages matériels causés à des tiers avec lesquels vous n'avez aucun contrat : c'est exactement le terrain de la RC Pro et de son volet exploitation. Déclarez immédiatement, photographiez chaque bien touché avant le moindre nettoyage, et laissez l'assureur mandater l'expert : sur une carrosserie, l'écart entre un simple lustrage et une réfection de vernis se joue à l'appréciation technique, et sur une piscine ce sont la vidange et le filtre qui sont discutés. Une franchise reste à votre charge. En prévention : bâchage plein et débordant, arrêt par vent latéral, voisinage prévenu par écrit avant de commencer.
Non : elle indemnise, elle ne restaure pas. Sur un support ancien, l'expert cherchera d'abord à établir dans quel état il était avant votre intervention, et c'est là que le dossier se gagne ou se perd. Sans photos datées, sans zone d'essai validée par écrit avec le client ou l'architecte, sans trace du procédé, de l'abrasif et de la pression retenus, vous portez seul la charge. Faites systématiquement un test sur une surface témoin discrète et faites-le valider. Cela ne vous exonère pas, mais cela déplace le débat sur le partage de responsabilité.
Cela dépend de ce à quoi votre décapage participe. Un nettoyage purement esthétique sur ce qui n'est pas un ouvrage — mobilier, jantes, grilles déposées — n'y est pas soumis. En revanche, dès que votre intervention s'intègre à des travaux de bâtiment (ravalement, mise à nu ou traitement d'une charpente, préparation d'une façade avant protection), vous relevez du régime de responsabilité des constructeurs de l'article 1792 du Code civil, et le Code des assurances impose alors d'être couvert par une assurance de responsabilité décennale avant l'ouverture du chantier. C'est un contrat distinct de la RC Pro, qui, elle, ne répare jamais l'ouvrage lui-même.
C'est le point où vous engagez le plus lourd. Le repérage se fait avant les travaux, jamais après : recherche de plomb dans les peintures pour les bâtiments d'habitation antérieurs à 1949, repérage amiante avant travaux pour les bâtiments dont le permis de construire est antérieur à juillet 1997. C'est au donneur d'ordre de le fournir : exigez-le par écrit et refusez le chantier à défaut. Côté assurance, relisez votre contrat mot à mot : plomb et amiante y sont fréquemment exclus ou plafonnés à part, et un décapage sans confinement peut vous laisser seul face aux frais de dépollution.
Seulement si vous l'avez déclaré. Le patrimoine protégé est un risque à part pour un assureur — valeurs en jeu, irréversibilité totale, obligation de moyens renforcée — et beaucoup de contrats standard l'excluent ou le soumettent à acceptation préalable. Vérifiez-le avant de signer le devis, pas après le sinistre. Souvenez-vous aussi que ces chantiers ne se décident pas entre le propriétaire et vous : les travaux sur un immeuble classé ou inscrit, comme ceux situés dans les abords, sont soumis à autorisation et à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, et le procédé de décapage y est prescrit, pas choisi librement.
Pas automatiquement. Tout ce qu'un client dépose chez vous passe sous votre garde et relève de la garantie des biens confiés, qui n'est pas toujours incluse dans une RC Pro de base et dont le plafond par défaut est souvent très bas : un portail en fer forgé ancien ou un lot de volets sur mesure le dépasse vite. Faites-la ajouter, relevez le plafond et déclarez l'activité atelier en plus des chantiers. Ne résiliez pas pour autant : un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon, réservées aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), et en cours d'année seulement en cas de changement de situation modifiant le risque (article L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →