Réglementation 3 septembre 2026 ⏱️ 8 min de lecture

Cabinet de stomatologie : 7 obligations sur votre local

Un cabinet de stomatologie est un établissement recevant du public bourré d'équipements réglementés. Voici ce que la loi impose à vos murs, ce que l'assureur exige en plus, et comment ces deux listes se rencontrent le jour du sinistre.

Par l'équipe Insurio Courtier responsable · ORIAS 22001730
⚡ L'essentiel
  • Un cabinet de stomatologie de ville est un établissement recevant du public : registre public d'accessibilité obligatoire depuis le 30 septembre 2017, registre de sécurité tenu à jour, et vérification annuelle des installations électriques par un organisme accrédité dès qu'un salarié y travaille.
  • La détention d'un générateur de rayons X (rétroalvéolaire, panoramique, cône beam) suppose une déclaration ou une autorisation auprès de l'autorité de radioprotection — l'ASNR depuis le 1er janvier 2025 — avec conseiller en radioprotection, zonage des locaux et contrôles de qualité.
  • En catastrophe naturelle, la franchise légale des biens à usage professionnel n'est pas rachetable (article L.125-2) : 10 % des dommages matériels directs, avec un minimum de 1 140 € par établissement et par événement, porté à 3 050 € pour la sécheresse (annexe I de l'article A.125-1), et la surprime cat nat est passée de 12 % à 20 % des cotisations dommages aux biens au 1er janvier 2025.
  • Le contrat d'un cabinet est un contrat professionnel : ni loi Hamon ni rétractation de 14 jours. La résiliation se fait à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du code des assurances), ou lors d'un changement de situation professionnelle (L.113-16).

Votre cabinet est un ERP : ce que cela impose aux murs

Un cabinet de stomatologie reçoit du public. Il entre à ce titre dans le régime des établissements recevant du public (ERP), presque toujours en 5e catégorie pour un cabinet de ville sans hébergement. La qualification n'est pas décorative : elle déclenche des obligations que le premier contrôle — ou le premier expert après sinistre — ira chercher.

  • Le registre public d'accessibilité, obligatoire dans tout ERP, toutes catégories confondues, depuis le 30 septembre 2017 : le décret n° 2017-431 du 28 mars 2017, publié au Journal officiel le 30 mars 2017, laissait six mois aux exploitants pour l'établir, et l'arrêté du 19 avril 2017 en fixe le contenu. Il doit pouvoir être consulté par le public au principal point d'accueil accessible de l'établissement, le cas échéant sous forme dématérialisée (articles L.164-1 et R.164-6 du code de la construction et de l'habitation, anciennement L.111-7-3 et R.111-19-60), et décrire les prestations offertes, les éventuelles dérogations obtenues et la formation du personnel à l'accueil des personnes handicapées. Un cabinet en étage sans ascenseur n'est pas hors la loi par principe, mais il doit documenter sa situation.
  • Le registre de sécurité, qui consigne les vérifications d'installations, les consignes d'évacuation, l'entretien des moyens de secours et les travaux réalisés dans les locaux.
  • La vérification des installations électriques : dès qu'un salarié travaille au cabinet — assistante, secrétaire, apprenti — le code du travail impose une vérification initiale à la mise en service, puis une vérification périodique annuelle par un organisme accrédité, avec levée des observations.

Si l'immeuble a été construit avant le 1er juillet 1997, le dossier technique amiante doit exister et vous être communiqué. Sa présence conditionne le moindre percement de cloison pour sceller un fauteuil, tirer une gaine d'aspiration ou passer l'alimentation d'un compresseur.

Enfin, le statut d'occupation détermine qui répond de quoi. En bail professionnel — six ans, régime distinct du bail commercial — vous restez tenu des dégradations survenues pendant votre jouissance et vous répondez de l'incendie sauf à prouver qu'il n'est pas né de votre fait (articles 1732 et 1733 du code civil). C'est précisément l'objet des garanties « risques locatifs » et « recours des voisins et des tiers » d'une multirisque professionnelle.

Radiologie, stérilisation, amalgames, DASRI : les postes réglementés

Le plateau technique d'un stomatologue concentre des équipements soumis chacun à un régime propre. L'assureur ne les contrôle pas a priori, mais l'administration si — et un manquement documenté affaiblit votre position le jour du sinistre.

Radiologie. Rétroalvéolaire, panoramique, cône beam : toute détention d'un générateur de rayons X suppose une démarche déclarative ou une autorisation auprès de l'autorité de radioprotection, l'ASNR depuis le 1er janvier 2025, date de la fusion de l'ASN et de l'IRSN opérée par la loi n° 2024-450 du 21 mai 2024. S'y ajoutent la désignation d'un conseiller en radioprotection, le zonage et la signalisation des locaux, la formation à la radioprotection des patients et les contrôles de qualité, internes et externes, des installations. Les protections plombées et l'affichage relèvent du local, pas de l'appareil : elles se déclarent comme aménagements.

Stérilisation. L'autoclave de classe B est à la fois un dispositif médical à maintenir et un équipement sous pression soumis à contrôles périodiques. Le circuit doit être organisé physiquement, en marche en avant du sale vers le propre, ce qui suppose une zone ou un local dédié et un plan de travail séparé du soin.

Amalgames. Depuis le 1er janvier 2025, la pose d'amalgame dentaire est interdite dans l'Union européenne au titre de la réglementation sur le mercure. Mais la dépose d'anciennes restaurations continue : le séparateur d'amalgame reste obligatoire sur les units concernés, avec un rendement de rétention élevé, un entretien tracé et une filière agréée pour les déchets mercuriels.

DASRI. Aiguilles, carpules, lames, fraises : tri à la source dans des conteneurs normalisés, entreposage à durée limitée selon le volume produit — de trois mois pour les plus petits producteurs à quelques jours au-delà des seuils —, convention avec un collecteur et conservation des bordereaux de suivi. Le local d'entreposage doit être identifié, fermé et distinct des locaux de soins.

Obligation légale, exigence d'assureur, bonne pratique : ne pas confondre

Trois natures d'exigences se superposent dans un cabinet, et elles n'ont ni la même source ni la même sanction. L'obligation légale expose à une sanction administrative ou pénale. L'exigence d'assureur est une condition de garantie : elle figure aux conditions particulières et son non-respect se paie en indemnité réduite ou en non-garantie. La bonne pratique, elle, ne se sanctionne pas — mais c'est souvent elle qui évite le sinistre.

Poste du cabinetObligation légaleExigence fréquente de l'assureurSanction si manquement
Installation électriqueVérification initiale puis annuelle par organisme accrédité (dès un salarié)Rapport de vérification à jour, observations levées ; parfois thermographie infrarougeRéduction d'indemnité ou déchéance après incendie d'origine électrique
Radiologie (panoramique, cône beam)Déclaration ou autorisation, conseiller en radioprotection, contrôles de qualitéAppareil déclaré nommément dans le contenu, valeur d'achat justifiéeAppareil non garanti s'il n'a jamais été déclaré à l'assureur
Stérilisation et DASRIMaintenance de l'autoclave, filière DASRI et bordereaux conservésLocal d'entreposage fermé, distinct des soinsSanction administrative ; aggravation du risque incendie non déclarée
Accès et fermeturesAucune (relève du contrat)Porte de sûreté, protection des ouvrants accessibles, alarme enclenchée hors présenceVol non garanti si le moyen de protection déclaré était absent ou inactif
Réseau d'eau, compresseur, aspirationAucune obligation générale de contrat d'entretienEntretien annuel tracé du compresseur et de l'aspirationDégât des eaux indemnisé mais vétusté fortement appliquée
Dossiers patientsSécurité des données, hébergement certifié si externalisé, notification en cas de violationSauvegarde quotidienne externalisée pour la garantie reconstitutionFrais de reconstitution non pris en charge sans sauvegarde

Vol et incendie : ce que l'assureur exige avant de garantir

Un cabinet de stomatologie est une cible atypique. Le voleur ne cherche pas la caisse : il cherche le matériel transportable et revendable — moteurs d'implantologie, contre-angles, caméra intra-orale, microscope opératoire, écrans, ordinateurs — et parfois l'armoire à produits. Les anesthésiques et, le cas échéant, les médicaments soumis à la réglementation des stupéfiants doivent être conservés sous clé dans un dispositif fermé : c'est une obligation sanitaire, mais elle sert aussi votre dossier vol.

La garantie vol d'une multirisque professionnelle n'est jamais inconditionnelle. Elle repose sur des moyens de protection déclarés : nature des fermetures de la porte d'entrée, protection des ouvrants accessibles depuis l'extérieur ou depuis une cour, présence d'une détection d'intrusion et obligation de la mettre en service hors présence, éventuellement télésurveillance. Ces éléments figurent noir sur blanc aux conditions particulières. S'ils ne correspondent pas à la réalité au moment du sinistre, l'assureur applique la sanction contractuelle prévue — franchise majorée, réduction d'indemnité, voire non-garantie si l'exigence était rédigée comme une condition de garantie.

Attention à la mécanique de l'article L.113-9 du code des assurances : une déclaration inexacte sans mauvaise foi lors de la souscription entraîne une réduction de l'indemnité dans la proportion des primes payées par rapport aux primes qui auraient été dues. Vous n'êtes pas sanctionné pour un oubli, vous êtes indemnisé au prorata de ce que vous avez cotisé. La fausse déclaration intentionnelle, elle, relève de L.113-8 et emporte nullité du contrat.

Côté incendie, les points de départ classiques d'un cabinet sont connus : le compresseur, l'autoclave, les multiprises surchargées du poste de radiologie, la stérilisation laissée en cycle. Un extincteur adapté vérifié annuellement, un cheminement dégagé et un rapport électrique sans observation en attente valent mieux qu'une clause bien rédigée.

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Combien vaut votre plateau technique — et pourquoi le chiffre décide de tout

La question la plus mal traitée à la souscription est celle du montant assuré sur le contenu. Un unit complet, un panoramique, un cône beam, deux autoclaves, l'informatique, le mobilier de salle d'attente et les aménagements plombés : l'addition dépasse très souvent ce que le praticien annonce spontanément, parce qu'il raisonne en valeur comptable résiduelle et non en valeur de remplacement.

Or l'article L.121-5 du code des assurances pose la règle proportionnelle de capitaux : si la valeur déclarée est inférieure à la valeur réelle des biens au jour du sinistre, l'indemnité est réduite dans la même proportion. Déclarer 60 000 € de contenu pour un plateau qui en vaut 120 000 € revient à n'être indemnisé qu'à moitié — y compris sur un sinistre partiel de 8 000 €. C'est la sanction la plus fréquente et la plus évitable.

Quatre points à vérifier ligne à ligne dans vos conditions particulières :

  • Valeur à neuf ou valeur d'usage : sans clause de valeur à neuf, la vétusté est déduite, ce qui est brutal sur de l'imagerie de dix ans.
  • Sous-limites : matériel professionnel, informatique, contenu des locaux annexes, biens à l'extérieur du cabinet, marchandises et consommables sont souvent plafonnés séparément.
  • Bris de machine et dommages électriques : la panne interne d'un cône beam ou d'un autoclave n'est pas un « dommage accidentel » au sens de la garantie de base. Sans extension dédiée, elle reste à votre charge.
  • Aménagements et embellissements : les cloisons plombées, la plomberie de l'unit et les faux plafonds vous appartiennent souvent en tant que preneur, pas au bailleur.

À titre d'ordre de grandeur, une multirisque de cabinet médical se négocie couramment à partir d'une vingtaine d'euros par mois — nos contrats démarrent à 18,90 €/mois — mais ce chiffre n'a de sens qu'adossé à des capitaux justes. Un tarif bas sur des capitaux faux est une mauvaise affaire.

Au sinistre : délais, expertise et arrêt d'activité

Les délais de déclaration sont fixés par l'article L.113-2 du code des assurances : au minimum cinq jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre, ramenés à deux jours ouvrés en cas de vol. En catastrophe naturelle, la déclaration s'effectue dans les trente jours suivant la publication de l'arrêté au Journal officiel ; l'assureur doit ensuite verser une provision puis l'indemnité dans les délais fixés par l'article L.125-2, et la franchise légale applicable aux biens à usage professionnel — 10 % des dommages matériels directs, avec un minimum de 1 140 € par établissement et par événement, porté à 3 050 € pour les mouvements de terrain liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols, selon l'annexe I de l'article A.125-1 — n'est pas rachetable, principe posé par l'article L.125-2. Depuis le 1er janvier 2025 (arrêté du 22 décembre 2023 modifiant l'article A.125-2), la surprime finançant ce régime est passée de 12 % à 20 % des cotisations dommages aux biens ; elle se répercute sur chaque contrat à sa date anniversaire, de sorte que la plupart des cabinets la supportent en totalité depuis 2026 : votre quittance a mécaniquement augmenté sans que votre risque ait bougé.

Le réflexe pratique après un vol ou un incendie : dépôt de plainte immédiat, photographies avant tout déblaiement, conservation des éléments détruits jusqu'au passage de l'expert, et surtout production de justificatifs d'existence et de valeur. Pour un cabinet, cela signifie factures d'acquisition, contrats de crédit-bail, contrats de maintenance et numéros de série. Un inventaire à jour, stocké ailleurs qu'au cabinet, fait gagner plusieurs semaines.

Le vrai coût d'un sinistre de cabinet n'est pourtant pas le matériel : c'est l'arrêt. Un dégât des eaux qui met un unit hors service ferme la salle de soins pendant des semaines. La garantie perte d'exploitation indemnise la marge brute perdue sur une période choisie à la souscription — douze, dix-huit ou vingt-quatre mois — et les frais supplémentaires d'exploitation : location d'un fauteuil chez un confrère, transfert temporaire, informatique de remplacement. Pour une activité à forte part d'honoraires et à charges fixes lourdes, c'est la garantie qui décide de la survie du cabinet.

Dernier poste souvent oublié : la reconstitution des dossiers et des données. Les actions en responsabilité médicale se prescrivent par dix ans à compter de la consolidation du dommage, et l'usage professionnel recommande une conservation bien plus longue des dossiers. Si vos données sont hébergées, l'hébergeur doit être certifié pour les données de santé ; si elles sont locales, la garantie « reconstitution de supports » suppose presque toujours une sauvegarde externalisée régulière pour jouer.

Le contrat : régime professionnel, échéance annuelle et évolutions du cabinet

Premier point à évacuer, parce qu'il circule beaucoup : le contrat qui assure votre cabinet est un contrat professionnel. La loi Hamon, qui permet la résiliation à tout moment après un an, et le droit de rétractation de quatorze jours de la vente à distance ne s'appliquent pas ici : ce sont des dispositifs de protection du consommateur. Les invoquer face à un assureur pour un contrat de cabinet ne mène nulle part.

Le régime applicable est celui de droit commun du code des assurances :

  • Article L.113-12 : résiliation à l'échéance annuelle, par chacune des parties, moyennant un préavis contractuel qui est en pratique de deux mois. C'est votre fenêtre normale pour changer d'assureur — elle se prépare, elle ne s'improvise pas.
  • Article L.113-16 : en cas de changement de situation professionnelle, de cessation définitive d'activité ou de changement de domicile, le contrat peut être résilié en cours d'année dès lors que le changement a une influence directe sur le risque garanti. Le départ en retraite, la fermeture du cabinet ou le passage en exercice salarié entrent typiquement dans ce cadre ; la demande s'exerce dans les trois mois du changement et la résiliation prend effet un mois après notification.
  • Article L.113-3 : le non-paiement de la cotisation déclenche une mise en demeure, puis une suspension des garanties trente jours plus tard et une résiliation possible dix jours après. Un cabinet dont les garanties sont suspendues à cause d'un prélèvement rejeté n'est plus couvert, même si la porte est fermée à clé.

En cours de vie du contrat, l'obligation la plus structurante est celle de déclarer les aggravations et modifications du risque : agrandissement, ajout d'une salle de soins, acquisition d'un cône beam, installation d'un bloc de petite chirurgie, changement d'adresse, association avec un confrère, embauche d'une assistante. Une déclaration en cours de contrat prend quelques minutes ; une non-déclaration se paie en réduction proportionnelle d'indemnité. Et si vous cumulez plusieurs contrats sur les mêmes biens — cas fréquent après une association ou une reprise de patientèle — l'article L.121-4 impose de les signaler : le cumul n'ouvre pas droit à une double indemnisation, il crée surtout une double cotisation.

Questions fréquentes

Pas automatiquement. L'obligation d'accessibilité s'apprécie au regard des dérogations possibles, notamment l'impossibilité technique liée au bâti existant ou le refus de l'assemblée générale de copropriété pour des travaux sur les parties communes. Ce qui est en revanche systématiquement exigé, c'est le registre public d'accessibilité, obligatoire dans tout ERP depuis le 30 septembre 2017 : il doit décrire la situation réelle du cabinet, les dérogations obtenues et les mesures de substitution mises en place. Conservez les décisions de dérogation et les procès-verbaux d'AG : c'est ce dossier qui vous protège lors d'un contrôle.

Non, pas au titre des garanties de base. Incendie, dégât des eaux, vol et bris de glace couvrent des événements accidentels externes ; la défaillance interne d'un générateur, d'un capteur ou d'une carte électronique relève de la garantie bris de machine, et une surtension du réseau relève de la garantie dommages électriques. Ce sont deux extensions à souscrire explicitement, avec leur propre franchise et souvent une clause de vétusté par tranche d'âge. Vérifiez aussi l'articulation avec votre contrat de maintenance constructeur : les deux ne couvrent pas la même chose, et l'assureur exclut généralement ce qui incombe contractuellement au mainteneur.

Oui, et de façon nominative pour les appareils de valeur. D'abord parce qu'un panoramique ou un cône beam non déclaré est un bien non assuré, ou assuré dans une enveloppe de contenu manifestement insuffisante, ce qui déclenche la règle proportionnelle de capitaux de l'article L.121-5. Ensuite parce que les aménagements de la salle — protections plombées, portes spécifiques — représentent un coût de remise en état que l'expert ne retiendra pas s'il n'a rien à quoi le rattacher. Transmettez les factures d'acquisition et les numéros de série, et actualisez la déclaration à chaque nouvel équipement.

Cela dépend de la rédaction exacte de vos conditions particulières. Si la mise en service de la détection d'intrusion hors présence est libellée comme une condition de la garantie vol, l'assureur peut refuser sa garantie ou appliquer la sanction prévue au contrat, généralement une réduction d'indemnité ou une franchise majorée. Si elle figure comme une simple recommandation, l'indemnisation reste due. Le point à retenir : les moyens de protection déclarés à la souscription engagent le cabinet au quotidien, y compris pendant les congés et les absences de la secrétaire. Relisez cette clause avant de partir en vacances, pas après le sinistre.

Non. La loi Hamon ne s'applique qu'aux contrats souscrits par des particuliers hors activité professionnelle, et il n'existe pas non plus de rétractation de quatorze jours sur un contrat professionnel conclu à distance. Pour un cabinet, le régime est celui de l'article L.113-12 du code des assurances : résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis contractuel, en pratique de deux mois. Deux exceptions utiles : l'article L.113-16 en cas de cessation d'activité, de départ en retraite ou de changement de situation professionnelle influant sur le risque, et les cas de résiliation prévus au contrat après sinistre. Anticipez la date d'échéance : c'est elle qui commande le calendrier.

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Article rédigé et vérifié par l'équipe Insurio — Tutassûr, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.

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