Réglementation 27 juillet 2026 ⏱️ 8 min de lecture

Franchisé : 210 000 € de dégâts, 129 250 € d'indemnité — le contrat groupe du réseau couvrait un autre format de point de vente

Adhérer au contrat groupe du réseau ne dispense pas de vérifier les capitaux agencements, la période d'indemnisation et les redevances.

Par l'équipe Insurio Courtier responsable · ORIAS 22001730
⚡ L'essentiel
  • Le document d'information précontractuel doit vous être remis au moins 20 jours avant la signature du contrat de franchise ou le versement de toute somme (art. L.330-3 du Code de commerce) ; son contenu obligatoire est fixé par l'art. R.330-1, qui inclut la nature et le montant des dépenses spécifiques à l'enseigne engagées avant l'ouverture.
  • Si la valeur des biens dépasse au jour du sinistre le capital assuré, la règle proportionnelle de capitaux réduit l'indemnité dans le même rapport, sauf convention contraire (art. L.121-5 du Code des assurances) : un capital de 150 000 € pour 240 000 € d'agencements ramène l'indemnité à 62,5 %.
  • En cours de contrat, les circonstances nouvelles qui aggravent le risque doivent être déclarées dans les 15 jours de leur connaissance (art. L.113-2, 3°) ; le délai de déclaration d'un sinistre fixé par le contrat ne peut être inférieur à 5 jours ouvrés, ramené à 2 jours ouvrés en cas de vol (art. L.113-2, 4°).
  • Pour un contrat souscrit pour les besoins de l'activité professionnelle, la sortie se fait à l'échéance annuelle avec un préavis qui ne peut excéder deux mois (art. L.113-12) : ni le droit de rétractation de 14 jours du Code de la consommation, ni la résiliation infra-annuelle dite « loi Hamon » (art. L.113-15-2), ni l'information d'échéance dite « loi Chatel » (art. L.113-15-1) ne s'appliquent.

« Contrat groupe » du réseau : trois montages qui n'ont rien à voir

Dans la plupart des enseignes, l'assurance dommages aux biens et responsabilité civile est présentée comme « le contrat groupe du réseau ». L'expression recouvre en réalité trois montages juridiques distincts, dont les conséquences pour vous, en cas de sinistre comme en cas de départ, ne sont pas les mêmes.

Première précision : l'assurance de groupe définie par l'article L.141-1 du Code des assurances vise les risques dépendant de la durée de la vie humaine, les atteintes à l'intégrité physique, l'incapacité, l'invalidité ou le chômage — autrement dit les assurances de personnes. Une multirisque professionnelle de magasin, d'atelier ou de restaurant n'entre pas dans cette catégorie. Parler de « contrat groupe » relève ici du langage commercial du réseau, pas d'un régime légal protecteur.

MontageQui est souscripteurQui peut résilierÀ qui le devoir de conseil est dû
Accord-cadre négocié par le franchiseur, adhésion individuelleVous, pour votre propre police, aux conditions tarifaires et techniques négociéesVous, dans les conditions de droit communVous, personnellement
Police unique souscrite par la tête de réseau, dite « pour compte »Le franchiseurLe franchiseur, sauf stipulation contraireAu souscripteur ; votre situation propre n'est pas nécessairement analysée
Simple référencement ou recommandationVousVousVous

Vérifiez donc une chose avant tout : quel nom figure en face de la mention « souscripteur » sur les conditions particulières ? C'est cette ligne, et non la plaquette du réseau, qui détermine qui déclare le risque, qui reçoit les avis d'échéance et qui pilote le sinistre.

Le franchiseur peut-il vraiment vous imposer son assureur ?

Aucun texte n'oblige un commerçant indépendant à s'assurer auprès d'un assureur désigné. Quand l'obligation existe, elle est contractuelle : elle naît du contrat de franchise, parfois du bail commercial. Il faut donc lire la clause à la lettre, car deux rédactions voisines n'ont pas du tout la même portée.

Rédaction de la clauseCe qu'elle impose réellementMarge de négociation
« Le franchisé souscrit une assurance auprès de [assureur nommé] »Désignation nominative du porteur de risqueFaible sur l'assureur, réelle sur les capitaux, franchises et extensions
« … présentant des garanties au moins équivalentes à celles du contrat de référence annexé »Obligation de niveau, pas de porteurForte : tout assureur produisant un tableau de correspondance garantie par garantie
« … justifie chaque année de son assurance par attestation »Obligation de preuve annuelleForte : vous choisissez librement
« Le franchisé adhère au contrat groupe », sans annexe techniqueClause imprécise, sans référentiel de garantiesExigez l'annexe : sans elle, la portée de l'obligation est discutable

Trois repères avant d'ouvrir la discussion :

  • L'information précontractuelle. Le document d'information précontractuel prévu à l'article L.330-3 du Code de commerce doit être remis au moins 20 jours avant la signature ou le versement de toute somme ; l'article R.330-1 impose d'y détailler la nature et le montant des dépenses et investissements spécifiques à l'enseigne engagés avant l'exploitation. Une cotisation d'assurance imposée par le réseau a vocation à y figurer.
  • La légitimité des standards de réseau. La Cour de justice a jugé de longue date (arrêt Pronuptia, 28 janvier 1986, aff. 161/84) que les clauses indispensables à la protection du savoir-faire et à la préservation de l'identité et de la réputation du réseau échappent à la prohibition des ententes. Un niveau minimal homogène de garanties s'inscrit dans cette logique ; l'imposition d'un assureur unique s'en éloigne davantage.
  • Le déséquilibre significatif. L'article L.442-1, I, 2° du Code de commerce sanctionne le fait de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif. C'est un argument de négociation avant d'être une voie contentieuse, longue et incertaine.

Dernier point souvent ignoré : si le franchiseur présente, propose ou aide à conclure le contrat, il exerce une activité de distribution d'assurances au sens de l'article L.511-1 du Code des assurances, qui suppose, sauf exceptions limitativement prévues, une immatriculation au registre unique tenu par l'ORIAS (art. L.512-1). Demandez son numéro. S'il n'en a pas, c'est qu'il se borne à négocier un accord-cadre — et le devoir de conseil pèse alors entièrement sur le courtier ou l'assureur qui vous fait signer.

Cas pratique : 210 000 € de dégâts sur les agencements, 129 250 € versés

Un franchisé de restauration rapide exploite un point de vente de 180 m² au format « restaurant », ouvert deux ans après son entrée dans le réseau. Les agencements, matériels de cuisine, façade et enseigne, imposés par le concept, représentent une valeur de remplacement à neuf de 240 000 € au jour du sinistre. Le contrat de référence du réseau prévoyait un capital forfaitaire « agencements » de 150 000 €, calibré sur le format « corner » du réseau. Personne n'a repris ce capital à l'ouverture.

Un incendie d'origine électrique détruit une grande partie de l'exploitation. Franchise contractuelle : 2 000 €. Période d'indemnisation en perte d'exploitation : 12 mois. Fermeture puis reprise progressive sur 9 mois.

PosteDommageBase retenue par l'assureurIndemnitéReste à charge
Agencements, matériels, enseigne210 000 €Capital 150 000 € / valeur 240 000 € = 62,5 %, puis franchise 2 000 €129 250 €80 750 €
Marchandises12 000 €Capital suffisant12 000 €0 €
Perte de marge brute (9 mois)205 000 €Période d'indemnisation de 12 mois non dépassée205 000 €0 €
Redevance minimale d'enseigne maintenue (9 × 1 950 €)17 550 €Hors assiette de la marge brute assurée0 €17 550 €
Total444 550 €346 250 €98 300 €
La règle proportionnelle de capitaux ne sanctionne aucune faute : elle s'applique mécaniquement dès que la valeur de la chose assurée excède la somme garantie au jour du sinistre, l'assuré restant son propre assureur pour l'excédent, sauf convention contraire (art. L.121-5 du Code des assurances).

Deux pertes, une seule cause : un capital hérité d'un modèle de point de vente qui n'était pas le sien, et une assiette de perte d'exploitation jamais confrontée au contrat de franchise. Ces chiffres sont une illustration ; vos propres montants dépendent de vos conditions particulières.

Ce que l'assurance couvre — et ce qu'elle exige de vous

Côté garanties, une multirisque de point de vente en réseau couvre généralement l'incendie et les événements assimilés, les dégâts des eaux, le bris de glaces et de vitrines, le vol et le vandalisme, les dommages électriques, le bris de machines, les marchandises (y compris, en option, en enceinte réfrigérée), la perte d'exploitation et la responsabilité civile exploitation. Les niveaux, sous-limites et exclusions varient : rien de ce qui suit ne vaut promesse de garantie, votre contrat peut prévoir des solutions différentes.

Côté obligations, le contrat est un échange : la garantie n'est due que si vous tenez votre part.

Ce que l'assureur exigeNatureConséquence possible en cas de manquement
Déclarer exactement le risque à la souscription (activité réelle, surface, chiffre d'affaires, protections)Obligation légale, art. L.113-2, 2°Nullité du contrat en cas de fausse déclaration intentionnelle (L.113-8) ; réduction proportionnelle de l'indemnité si la déclaration inexacte est de bonne foi (L.113-9)
Déclarer en cours de contrat les circonstances nouvelles aggravant le risque, dans les 15 jours de leur connaissanceObligation légale, art. L.113-2, 3°Mêmes sanctions ; l'assureur peut aussi proposer une nouvelle prime ou résilier
Assurer les biens à leur valeur réelle de reconstitutionObligation légale, art. L.121-5Règle proportionnelle de capitaux
Déclarer le sinistre dans le délai contractuelObligation légale, art. L.113-2, 4° : au moins 5 jours ouvrés, 2 jours ouvrés pour le volDéchéance seulement si le contrat la prévoit et si l'assureur établit que le retard lui a causé un préjudice
Respecter les mesures de protection stipulées (fermetures, alarme, moyens d'extinction vérifiés, référentiels APSAD visés aux conditions particulières)Exigence contractuelle de l'assureurNon-garantie ou franchise majorée, selon la rédaction exacte de la clause
Payer la cotisation aux échéancesObligation légale, art. L.113-3Après mise en demeure, suspension de la garantie 30 jours plus tard, puis résiliation possible

Avant la signature, un document d'information normalisé sur le produit d'assurance (IPID), dont le format est fixé par le règlement d'exécution (UE) 2017/1469, doit vous être remis, ainsi qu'une formalisation de vos exigences et besoins au titre de la directive (UE) 2016/97 dite DDA. Dans un réseau, ce document est fréquemment générique : c'est précisément ce qu'il faut faire personnaliser sur votre point de vente.

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La perte d'exploitation du franchisé : les redevances et la centrale, angles morts classiques

C'est le poste où l'écart entre un contrat de réseau standard et votre réalité se creuse le plus. Trois particularités du modèle franchisé y sont rarement prises en compte : les redevances continuent parfois de courir, la reconstruction doit respecter le concept (donc les agenceurs référencés et leurs délais), et vous dépendez souvent d'une centrale d'achat unique.

ParamètreCe que prévoit souvent le contrat de référenceLa question à poser avant de signer
Période d'indemnisationSouvent 12 moisCombien de mois réellement entre un sinistre total et la réouverture au standard de l'enseigne (déblaiement, autorisations, délais des agenceurs référencés) ? 18 ou 24 mois sont souvent plus réalistes.
Base d'indemnisationMarge brute déclarée à l'ouvertureLe montant a-t-il été actualisé sur le dernier exercice clos et sur les 12 mois à venir ?
Redevances d'enseigneTraitées en charges variables, donc hors assiette assuréeLe contrat de franchise les maintient-il, en tout ou partie, pendant la fermeture ? Si oui, faites-les réintégrer par écrit.
Carence de fournisseurFréquemment en option et sous-limitéeLa centrale d'achat du réseau est-elle nommément désignée comme fournisseur garanti ?
Impossibilité d'accèsLimitée dans le temps et dans un périmètreÊtes-vous en centre commercial ? La fermeture de la galerie peut vous coûter cher sans aucun dommage chez vous.
Frais supplémentaires d'exploitationPlafonnés, parfois forfaitairementUn point de vente provisoire est-il envisageable et validé par le franchiseur, et à quel coût ?

Un réflexe simple pour un point de vente : posez côte à côte le contrat de franchise et les conditions particulières d'assurance, et surlignez toutes les sommes que vous devrez encore payer rideau baissé. Ce sont elles qui doivent figurer dans les charges fixes assurées.

Négocier sans quitter le réseau : sept leviers concrets

Dans la grande majorité des cas, le sujet n'est pas de sortir du contrat groupe mais de le faire coller à votre point de vente. Ces demandes s'adressent par écrit, au courtier gestionnaire du réseau ou à l'assureur, avant la prise d'effet ou à l'échéance.

  • Recaler les capitaux agencements sur un devis actualisé de l'agenceur référencé, en valeur de reconstitution à neuf, plutôt que sur un forfait de réseau.
  • Demander une dérogation à la règle proportionnelle de capitaux : l'article L.121-5 réserve expressément la « convention contraire ». Elle s'obtient parfois moyennant une expertise préalable ou un ajustement de cotisation.
  • Porter la période d'indemnisation de la perte d'exploitation à 18 ou 24 mois si votre concept impose des délais de réagencement longs.
  • Faire réintégrer les redevances fixes maintenues par le contrat de franchise dans les charges assurées.
  • Nommer la centrale d'achat dans l'extension carence de fournisseur, et vérifier son plafond propre.
  • Arbitrer franchises et cotisation : attention à l'homonymie, la « franchise » du contrat d'assurance est la somme qui reste à votre charge, sans rapport avec votre statut de franchisé. Vérifiez aussi le délai de carence en jours ouvrés sur la perte d'exploitation.
  • Si vous restez chez votre assureur habituel, produisez un tableau de correspondance garantie par garantie, l'attestation et l'IPID : c'est la pièce qui désamorce le refus du franchiseur lorsque la clause exige un niveau « au moins équivalent ».

Conservez la trace écrite de chaque demande et de chaque réponse. En cas de sinistre mal indemnisé, cet échange documente qui savait quoi, et quand.

Sortir du contrat groupe : le calendrier applicable en B2B

Le régime de résiliation d'un professionnel n'est pas celui d'un particulier. Les dispositifs les plus connus du grand public sont ici sans effet, ce qui impose d'anticiper les dates.

SituationFondementDélai et formalismeEffet
Résiliation à l'échéance annuelleArt. L.113-12 C. assur.Préavis fixé au contrat, qui ne peut excéder deux mois avant l'échéance ; notification par lettre recommandée ou par un autre support prévu au contratFin de la garantie à l'échéance
Cessation définitive d'activité professionnelle, ou changement de profession ayant une incidence directe sur le risque garantiArt. L.113-16 C. assur.Demande dans les trois mois suivant l'événementEffet un mois après notification ; la portion de cotisation correspondant à la période non couverte est remboursée
Cession du fonds de commerceArt. L.121-10 C. assur.L'assurance continue de plein droit au profit de l'acquéreur ; l'assureur comme l'acquéreur peuvent résilierÀ traiter expressément dans l'acte de cession
Non-paiement de la cotisationArt. L.113-3 C. assur.Mise en demeure ; suspension de la garantie 30 jours aprèsRésiliation possible par l'assureur à l'issue de ce délai
Rétractation de 14 jours, résiliation infra-annuelle dite « loi Hamon » (art. L.113-15-2), avis d'échéance dit « loi Chatel » (art. L.113-15-1)Textes réservés aux personnes physiques hors activité professionnelleNe s'appliquent pas à votre contrat professionnel

Concrètement : notez la date d'échéance principale de votre contrat et posez-vous un rappel quatre mois avant. Vérifiez également si le contrat de franchise ne subordonne pas votre sortie du contrat groupe à la production préalable d'une attestation de garanties équivalentes — auquel cas la nouvelle police doit être bouclée avant l'envoi de la résiliation, pas après.

Questions fréquentes

Tout dépend de la rédaction exacte de la clause du contrat de franchise. Si elle désigne nommément un assureur, l'obligation est contractuelle et vous engage. Si elle exige des « garanties au moins équivalentes », le franchiseur ne peut refuser un contrat qui atteint ce niveau : envoyez-lui un tableau de correspondance garantie par garantie (capitaux, franchises, période d'indemnisation, extensions), l'attestation et l'IPID. En cas de refus, demandez par écrit qu'il soit motivé point par point, et conservez l'échange. Attention : ne résiliez jamais l'ancien contrat avant que le nouveau ait pris effet.

Cela dépend du montage. Dans une assurance dite « pour compte », l'indemnité revient au bénéficiaire désigné pour ses propres biens, mais c'est le souscripteur — le franchiseur — qui déclare, gère le sinistre et peut résilier. Réclamez quatre choses : le nom du souscripteur sur les conditions particulières, l'existence d'une clause « pour compte de qui il appartiendra », votre désignation expresse comme bénéficiaire pour les agencements que vous avez financés, et une attestation nominative à votre nom. Si les agencements sont financés par emprunt, votre banque peut en outre exiger une délégation d'indemnité.

Uniquement si elles figurent dans l'assiette assurée. Regardez d'abord le contrat de franchise : prévoit-il une suspension des redevances pendant la fermeture, au-delà d'un certain délai, ou le maintien d'un forfait minimum ? Regardez ensuite la définition de la marge brute assurée dans vos conditions particulières : les redevances proportionnelles au chiffre d'affaires y sont souvent traitées en charges variables, donc exclues. Si un forfait reste dû rideau baissé, il s'agit d'une charge fixe : demandez sa réintégration par écrit, avec le montant exact issu du contrat de franchise.

En principe non. La résiliation infra-annuelle dite « loi Hamon » (art. L.113-15-2) et le droit de rétractation de 14 jours du Code de la consommation visent les particuliers, pas les contrats souscrits pour les besoins d'une activité professionnelle. Votre porte de sortie de droit commun est l'échéance annuelle, avec un préavis qui ne peut excéder deux mois (art. L.113-12). S'y ajoutent des cas particuliers : cessation définitive d'activité ou changement de profession ayant une incidence directe sur le risque (art. L.113-16, demande dans les trois mois de l'événement), ainsi que les facultés éventuellement ouvertes par votre contrat en cas de majoration tarifaire ou après sinistre. Relisez vos conditions générales sur ce dernier point.

Un changement de format, une extension de surface, un ajout d'activité (livraison, cuisson, vente d'alcool, atelier) ou une hausse significative des capitaux constituent des circonstances nouvelles à déclarer à l'assureur dans les 15 jours de leur connaissance (art. L.113-2, 3°). C'est aussi le moment d'actualiser les capitaux agencements et la marge brute assurée, faute de quoi la règle proportionnelle s'appliquera. En cas de cession du fonds, l'assurance continue de plein droit au profit de l'acquéreur, l'assureur comme l'acquéreur conservant une faculté de résiliation (art. L.121-10) : prévoyez expressément le sort du contrat dans l'acte, et informez l'assureur par écrit à la date de transfert.

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Article rédigé et vérifié par l'équipe Insurio — Tutassûr, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.

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