RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Trois heures de live sans repasse, un partenariat signé la veille, un modèle commandé à un illustrateur à l'autre bout du monde : votre métier produit du contenu diffusé en direct, sans validation préalable et sans filet. C'est exactement là que naissent les mises en cause : une phrase lancée sur un autre créateur, un titre musical laissé en fond, une clause d'embargo oubliée pendant une campagne sponsorisée. Derrière l'avatar, c'est vous, ou votre société, qui répondez du préjudice causé au tiers.
La responsabilité civile professionnelle du VTuber couvre les conséquences financières des dommages que vous causez à des tiers dans votre activité de création et de diffusion : sponsors, éditeurs, ayants droit, autres créateurs, prestataires, spectateurs. Elle joue sur les trois natures de dommages : corporels (un visiteur blessé sur votre stand en convention, un invité qui chute dans votre studio), matériels (une régie, un casque de capture ou un décor prêté par un partenaire que vous détériorez) et immatériels, de loin les plus fréquents chez vous : perte d'image d'une marque, manque à gagner d'un éditeur, préjudice d'un ayant droit musical. Sont visées les fautes ordinaires de l'exercice : erreur, négligence, omission, retard, propos excessif, consigne contractuelle non respectée. La garantie paie l'indemnité due à la victime et finance la défense de vos intérêts : avocat, expertise, procédure. En revanche, la faute intentionnelle ou dolosive n'est jamais assurable (article L.113-1 du Code des assurances) : une campagne de dénigrement assumée et répétée sort du contrat.
Prenons un ordre de grandeur, à titre d'exemple et non de tarif. Un éditeur vous confie une campagne de lancement pour 6 000 euros, avec un embargo strict jusqu'à l'annonce officielle. En live, une build de presse apparaît à l'écran et vous lâchez la date de sortie trois jours trop tôt ; le clip circule et l'annonce de l'éditeur tombe à plat. Il vous réclame le remboursement du cachet et un préjudice de communication : la note peut approcher 30 000 euros, auxquels s'ajoutent 6 000 à 9 000 euros d'honoraires si le dossier part au contentieux. Sans RC Pro, c'est votre trésorerie ou celle de votre société qui encaisse seule. Avec, l'assureur instruit le dossier, discute le montant réclamé, indemnise le préjudice reconnu et finance votre avocat, étant entendu qu'aucune assurance ne rembourse à votre place la prestation que vous n'avez pas correctement exécutée.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une accusation lancée en direct contre un autre créateur, un studio ou une marque peut se transformer en action en diffamation ou en dénigrement. Le live ne se corrige pas et le clip découpé par les spectateurs sert de preuve à la partie adverse.
Un modèle commandé sans contrat de cession écrit, ou exploité au-delà de ce qui a été cédé (merch, publicité, revente de dérivés), expose à une réclamation de l'illustrateur, du rigger ou de l'artiste mocap. C'est l'un des contentieux les plus fréquents du milieu, souvent transfrontalier.
Un titre non clearé dans un fond de stream, la diffusion d'une cinématique ou une réaction à une vidéo tierce peuvent déclencher une réclamation de l'ayant droit, au-delà du simple retrait de la VOD. L'accord de la plateforme ne vaut jamais licence sur l'œuvre elle-même.
Embargo levé trop tôt, mention obligatoire du caractère publicitaire oubliée, script non respecté, live promotionnel décalé ou annulé : le sponsor invoque un préjudice de campagne. Le montant réclamé dépasse très largement le cachet perçu.
Une information personnelle affichée à l'écran par erreur, un nom civil prononcé, un partage d'écran mal maîtrisé peuvent constituer une atteinte à la vie privée d'un tiers. Le volet piratage et fuite du fichier des abonnés ou des acheteurs de merch relève, lui, d'une garantie cyber distincte.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Vtuber : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Le VTuber n'exerce pas une profession réglementée à obligation d'assurance : aucun texte ne vous impose de souscrire. En pratique, l'exigence vient d'ailleurs. Les agences de talents, les régies publicitaires, les éditeurs de jeux, les plateformes de mise en relation avec les marques et les organisateurs de conventions réclament très souvent une attestation de RC Pro avant de signer, avec parfois un montant de garantie minimum indiqué au contrat. Il faut donc distinguer trois choses : l'obligation légale, qui n'existe pas ici ; l'exigence d'un donneur d'ordre, qui bloque concrètement des contrats ; et la simple bonne pratique, dès que vous vivez de l'activité.
Non, et c'est la confusion la plus fréquente. La RC Pro indemnise les tiers que vous lésez, pas vos propres actifs : si un compte copie votre modèle, vend du merch à votre effigie ou reprend votre design, c'est à vous d'agir en contrefaçon, ce que finance une protection juridique, pas la RC Pro. Le sens inverse est celui qui vous concerne : si un illustrateur, un rigger ou un artiste mocap vous reproche d'utiliser le modèle au-delà des droits cédés, c'est bien une mise en cause de votre responsabilité. Vérifiez que l'extension propriété intellectuelle figure aux conditions particulières.
Cela dépend entièrement de votre statut. Si vous êtes salarié de l'agence, l'employeur répond en principe des dommages causés dans l'exercice de vos fonctions. Mais le montage courant est celui du contrat de talent : vous restez indépendant, facturez vos prestations, et l'agence assure sa propre responsabilité, pas la vôtre. Ces contrats comportent presque toujours une clause qui vous rend responsable de vos propos, de vos contenus et de vos manquements, et vous impose votre propre RC Pro. Lisez la clause responsabilité, demandez l'attestation de l'agence, et ne présumez jamais d'une couverture par ricochet.
C'est un point critique dans votre métier, parce que vos VOD et vos clips restent en ligne et resurgissent longtemps après. Un contrat de RC Pro peut être déclenché par le fait dommageable ou par la réclamation (article L.124-5 du Code des assurances). En base réclamation, ce qui compte est la date à laquelle la victime vous réclame quelque chose : il faut vérifier la reprise du passé, qui couvre les faits antérieurs à la souscription, et la garantie subséquente, qui prolonge la couverture après la fin du contrat, souvent cinq ans. Ne restez jamais sans contrat entre deux assureurs.
Il faut séparer deux situations. Le dérapage involontaire relève de la faute d'imprudence, qui est assurable : un emportement en live, une information fausse relayée de bonne foi, une accusation lancée sans vérifier, une confusion de nom qui vise le mauvais studio. La campagne délibérée de harcèlement ou de dénigrement, elle, relève de la faute intentionnelle et n'est pas couverte. Autre limite à connaître : une RC Pro prend en charge les dommages-intérêts civils dus à la victime et vos frais de défense, jamais une amende ou une sanction pénale prononcée contre vous.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni droit de rétractation de quatorze jours, ni loi Hamon. La résiliation intervient à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Un changement de situation qui modifie le risque, comme le passage en société, l'ajout d'événements physiques ou l'arrêt de l'activité, ouvre une possibilité de résiliation dans les trois mois (article L.113-16). Surtout, déclarez en cours de contrat vos évolutions réelles : nouveau chiffre d'affaires, lancement de merch, conventions, sous-traitance à des monteurs. Une activité non déclarée peut faire tomber la garantie au moment du sinistre.
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