RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une carotteuse qui traverse une canalisation encastrée, un seau de mortier qui bascule d'un échafaudage sur la voiture garée en dessous, un câble sectionné qui prive le commerce du rez-de-chaussée d'électricité une journée entière : sur un chantier de bâtiment, le dommage causé aux autres arrive bien plus souvent que la malfaçon structurelle. L'entreprise qui réalise des travaux sans tenir de point de vente intervient chez des clients, dans des immeubles habités, au contact direct de tiers et de biens qui ne lui appartiennent pas. C'est exactement ce terrain-là que couvre la responsabilité civile professionnelle, distincte de la garantie décennale.
La RC Pro d'une entreprise de travaux de bâtiment sans commerce couvre les dommages que l'entreprise, ses salariés, ses machines ou ses matériaux causent à autrui à l'occasion du chantier : le maître d'ouvrage, les occupants, les voisins, les passants, les autres corps d'état. Elle joue sur les trois natures de préjudice : les dommages corporels (un passant blessé par une chute de matériau, un occupant qui glisse sur une zone mal balisée), les dommages matériels (canalisation percée, sol existant rayé, mobilier taché, véhicule endommagé) et les dommages immatériels consécutifs, c'est-à-dire les pertes financières qui découlent du dommage matériel, comme la perte d'exploitation d'un commerce privé d'électricité ou le relogement d'une famille. Elle se décompose en pratique en RC exploitation, pendant le chantier, et en RC après travaux, pour les désordres qui apparaissent une fois le chantier fini sans relever de la décennale. Elle couvre aussi votre responsabilité du fait de vos préposés et, selon les contrats, celle engagée à raison de vos sous-traitants. Attention : la RC Pro n'est pas la garantie décennale, qui répond des désordres compromettant la solidité ou la destination de l'ouvrage après réception ; les deux se complètent et ne se remplacent pas.
Prenons un cas banal en rénovation : lors de la reprise d'une salle d'eau au deuxième étage d'un immeuble, la carotteuse traverse une canalisation encastrée non repérée. L'eau descend sur deux appartements : plafonds à refaire, parquet gonflé, peintures, électricité à reprendre, et une famille relogée trois semaines pendant le séchage. Après expertise contradictoire, les assureurs des occupants se retournent contre votre entreprise ; sur ce type de dossier, l'addition se situe couramment dans un ordre de grandeur de 25 000 à 35 000 euros, frais de relogement compris — un simple exemple, chaque sinistre ayant son propre chiffrage. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, en plus du chantier arrêté et des honoraires d'avocat si le litige se judiciarise. Avec la garantie, l'assureur mandate son expert, vous représente face aux parties adverses, indemnise les tiers sous déduction de votre franchise, et vous continuez à travailler. Précision importante : l'assurance de responsabilité décennale est obligatoire pour tout constructeur intervenant sur un ouvrage de bâtiment, mais la RC Pro, elle, n'est pas imposée par la loi — elle est en revanche systématiquement exigée par les maîtres d'ouvrage, les syndics, les donneurs d'ordre publics et les marchés privés, et c'est de toute façon elle qui répond de ce type de sinistre.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un percement, une saignée ou une dépose de cloison atteint une canalisation encastrée dont le tracé n'était pas repéré. L'eau descend d'un ou deux niveaux et vous devez à des tiers les plafonds, les sols, les peintures et parfois le relogement.
Vos travaux abîment ce que vous n'avez pas construit : carrelage du couloir fissuré par les vibrations, escalier ancien épaufré au passage des matériaux, façade souillée, menuiseries rayées. Ces existants relèvent d'une garantie spécifique qu'il faut avoir souscrite pour être indemnisé.
Chute d'un outil ou d'un élément de coffrage depuis un échafaudage, tranchée mal balisée, garde-corps provisoire insuffisant, sol rendu glissant : le dommage corporel est le sinistre le plus coûteux du bâtiment. Frais médicaux, arrêt de travail et préjudices personnels s'additionnent sur plusieurs années.
Soudure, chalumeau, décapage thermique ou disqueuse mettent le feu à une isolation, une charpente ou un stock voisin, parfois plusieurs heures après votre départ. C'est un risque examiné à part par les assureurs : non déclaré à la souscription, il peut n'être pas garanti.
Un câble électrique, une arrivée de gaz ou une fibre coupée lors d'un terrassement ou d'un percement interrompt l'activité d'un commerce ou d'un bureau mitoyen. Au coût de la réparation matérielle s'ajoute la perte financière du tiers, indemnisable au titre des dommages immatériels consécutifs.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Travaux de bâtiment sans commerce : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 19,90€/mois* | dès 19,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, les deux garanties ne couvrent pas la même chose. La décennale répond des désordres qui compromettent la solidité ou la destination de l'ouvrage, après réception, pendant dix ans. Elle ne paie rien pour la canalisation que vous percez pendant le chantier, la voiture rayée devant le pavillon ou le voisin blessé. Ces dommages causés à des tiers relèvent de la RC exploitation et de la RC après travaux. Sans RC Pro, ils restent intégralement à votre charge, alors même que votre attestation décennale est parfaitement en règle.
Vous, en tant qu'entreprise, êtes responsable du dommage que vous causez par votre faute ou par les choses que vous avez sous votre garde. Le voisin ou son assureur se retournera contre vous, généralement après une expertise contradictoire. C'est la RC exploitation de votre RC Pro qui prend alors en charge la remise en état, le relogement éventuel et les frais de défense, sous déduction de votre franchise. Déclarez le sinistre à votre assureur sans attendre le courrier de l'expert : c'est lui qui doit vous représenter face aux parties adverses.
Pas automatiquement. Quand vous rénovez une pièce et que vous fissurez le carrelage du couloir, abîmez une charpente ancienne ou tachez une façade, le préjudice porte sur des « existants » que vous n'avez pas construits. Beaucoup de contrats traitent ce risque par une garantie distincte, avec un plafond et une franchise propres, parfois en option. Sur des chantiers de rénovation en site occupé, vérifiez précisément cette ligne du tableau de garanties avant de signer : c'est l'une des causes de refus de prise en charge les plus fréquentes du secteur.
Pour vos salariés, oui : vous répondez des dommages causés par vos préposés dans l'exercice de leurs fonctions, et votre RC Pro suit. Pour un sous-traitant, vous restez responsable envers votre client de l'ensemble du chantier, mais votre assureur peut se retourner contre lui. Exigez donc systématiquement l'attestation d'assurance de vos sous-traitants, à jour et mentionnant les travaux confiés. Déclarez aussi à votre propre assureur la part de chiffre d'affaires sous-traitée : une sous-traitance non déclarée peut réduire, voire faire tomber, la garantie.
La liste réelle des techniques exercées, pas seulement l'intitulé « travaux de bâtiment ». Maçonnerie, démolition, reprise en sous-œuvre, travaux en hauteur, interventions par point chaud (chalumeau, soudure, disqueuse), travaux sur toiture ou sur monuments anciens sont examinés à part et peuvent être exclus s'ils n'ont pas été annoncés. Déclarez également votre chiffre d'affaires, vos effectifs et le recours à la sous-traitance. Une activité oubliée à la souscription, c'est un sinistre non garanti le jour où il survient : la déclaration exacte est votre première protection.
Non, pas librement : un contrat souscrit pour les besoins de votre entreprise n'ouvre ni droit de rétractation de 14 jours ni résiliation infra-annuelle façon loi Hamon, réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Un changement de situation qui modifie le risque — cessation d'activité, changement de métier, de régime matrimonial — ouvre une possibilité de résiliation en cours de contrat. Surtout, ne laissez jamais de trou entre deux contrats : un chantier livré sans couverture continue vous expose seul.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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