RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un transfert du lit au fauteuil effectué seul, une douche donnée sans tapis antidérapant, et la bénéficiaire de 86 ans se retrouve au sol avec le col du fémur fracturé. La famille ne met pas en cause l'auxiliaire de vie : elle met en cause la structure qui l'a envoyée, son planning, sa formation et son organisation. Dans les services à la personne, vous intervenez chez des publics fragiles, dans des logements que vous ne maîtrisez pas, avec des salariés seuls face à des gestes techniques : c'est la définition même d'un risque de responsabilité civile.
La responsabilité civile professionnelle d'une structure de services à la personne couvre les dommages que vous, vos salariés ou vos intervenants causez à un tiers pendant une prestation, que celle-ci soit réalisée sous régime déclaré, sous agrément (garde d'enfants de moins de trois ans, assistance aux publics fragiles) ou sous autorisation du conseil départemental. Elle vise trois familles de dommages : les dommages corporels (chute lors d'un transfert ou d'une toilette, brûlure, fausse route, erreur dans l'aide à la prise de médicaments), les dommages matériels (mobilier ou électroménager cassé, dégât des eaux, parquet ou canapé abîmé par un produit d'entretien) et les dommages immatériels consécutifs, c'est-à-dire les pertes financières qui découlent des deux premiers, comme le relogement temporaire d'un client dont le logement est inutilisable. Le fondement juridique est simple : l'employeur répond des dommages causés par ses préposés dans l'exercice de leurs fonctions (Code civil, article 1242), et votre faute propre d'organisation — planning intenable, intervenant non formé au transfert, remplaçant envoyé sans consigne — vous engage également (article 1240). La garantie paie l'indemnisation due à la victime ou à sa famille, et finance votre défense, expertise et avocat compris. Elle ne couvre en revanche ni vos propres locaux, ni vos salariés blessés, ni les accidents de la circulation, qui relèvent d'autres contrats.
Prenons un dossier réaliste. Une auxiliaire effectue seule le transfert d'une bénéficiaire de 84 ans du lit vers le fauteuil, alors que le plan d'aide prévoyait un lève-personne ; la dame chute, fracture du col du fémur, prothèse, trois semaines d'hospitalisation puis entrée définitive en établissement faute de pouvoir revenir chez elle. La famille engage la responsabilité de la structure et la caisse d'assurance maladie exerce son recours pour les frais médicaux qu'elle a réglés. En ordre de grandeur, et à titre d'illustration seulement, ce type de dossier se règle couramment entre 60 000 et 120 000 euros une fois additionnés le recours de la caisse, le déficit fonctionnel, les souffrances endurées et le besoin d'assistance, sans compter l'expertise médicale et les honoraires d'avocat. Une association ou une SAS de services à la personne qui vit sur quelques points de marge ne peut pas absorber cela sur sa trésorerie. Avec une RC Pro, l'assureur mandate l'expert, discute pied à pied le lien de causalité et le partage de responsabilité, paie l'indemnisation à votre place et porte les frais de défense, y compris si la procédure dure trois ans. Sans elle, vous financez seul l'indemnité, le temps de direction consacré au dossier et le risque, très concret, de perdre votre autorisation dans la foulée.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
C'est la mise en cause numéro un du secteur : un lever mal assuré, un sol mouillé, un déambulateur laissé hors de portée, et la personne aidée chute. Sur un public âgé, la fracture débouche souvent sur une hospitalisation, une perte d'autonomie définitive et une réclamation de la famille appuyée par le recours de la caisse d'assurance maladie.
Une dose oubliée, un pilulier mal suivi, un traitement anticoagulant donné deux fois : les conséquences peuvent être graves et sont directement imputées à votre intervention. Le litige porte alors autant sur l'erreur que sur la question de savoir si votre salarié était autorisé à effectuer ce geste.
Lave-linge lancé et fuite pendant la vacation, fer à repasser laissé sur une planche, produit décapant sur un parquet ou une plaque vitrocéramique fissurée : les dommages matériels chez le client sont le quotidien des structures de ménage et d'aide à domicile. Quand l'eau descend chez le voisin du dessous, la note grimpe vite et son assureur se retourne contre vous.
Une structure détient parfois des dizaines de trousseaux, et la perte de l'un d'eux impose le remplacement immédiat du cylindre, voire de la porte blindée. Si un cambriolage suit une porte mal refermée en fin d'intervention, votre responsabilité est recherchée sur le vol lui-même.
Blessure pendant un jeu, brûlure en cuisine, enfant récupéré par une personne non autorisée ou accident sur le trajet de l'école : la garde d'enfants, surtout de moins de trois ans, expose à des réclamations parentales immédiates. L'agrément renforce vos obligations de sécurité, donc le niveau d'exigence attendu de vous en cas d'accident.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Services à la personne (structure déclarée/agréée) : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Il n'existe pas pour les services à la personne d'obligation d'assurance comparable à la décennale du bâtiment. En pratique, l'attestation de RC professionnelle figure parmi les pièces attendues : le cahier des charges de l'agrément la réclame pour la garde d'enfants de moins de trois ans et l'assistance aux publics fragiles, et les conseils départementaux la demandent au dossier d'autorisation, comme la plupart des CCAS et des caisses de retraite qui vous confient des heures. Distinguez donc trois niveaux : obligation légale générale, non ; condition posée par l'administration ou le donneur d'ordre, presque toujours ; nécessité au vu du risque corporel, absolue.
En mode prestataire, vos intervenants sont vos préposés : les dommages qu'ils causent chez le bénéficiaire pendant leur mission relèvent de votre RC Pro, CDD, remplaçants d'été et stagiaires compris, sans avoir à les déclarer nominativement. C'est votre effectif et votre masse salariale déclarés qui servent de base, d'où l'importance de les actualiser. En mode mandataire, l'employeur est le particulier : c'est son assurance qui joue pour les gestes de l'intervenant, tandis que votre responsabilité porte sur votre mission de sélection, de mise en relation et de gestion administrative. Si vous exercez les deux modes, dites-le à votre assureur.
Pas la RC Pro : un accident de la circulation relève toujours de l'assurance du véhicule. Si votre salariée utilise sa voiture personnelle pour emmener une personne âgée aux courses ou chez le médecin, son contrat auto doit couvrir un usage professionnel ; à défaut son assureur peut refuser sa garantie et le bénéficiaire blessé se retournera vers votre structure. Récupérez chaque année les attestations auto des intervenants qui transportent, ou souscrivez une garantie auto-mission pour les couvrir pendant les déplacements professionnels. L'accompagnement à pied, en bus ou la promenade, eux, restent bien sur la RC Pro.
Un meuble rayé, un écran renversé, une tache indélébile sur un parquet ou un canapé : ce sont des dommages matériels causés à un tiers, indemnisés sous déduction de la franchise et dans la limite du plafond prévu. La perte du trousseau de clés est traitée à part, par une garantie clés confiées qui prend en charge le remplacement des cylindres et souvent l'ouverture d'urgence : vérifiez qu'elle figure bien au contrat, car de nombreuses structures détiennent des dizaines de trousseaux. Le vol commis par un salarié, lui, n'est pas dans la RC Pro de base : c'est une garantie vol par préposé, à demander expressément.
Oui, tant que l'intervention reste dans le périmètre de votre déclaration, de votre agrément ou de votre autorisation. L'aide à la prise d'un traitement déjà préparé et prescrit est considérée comme un acte de la vie courante ; la préparation du pilulier, l'injection, le pansement ou l'aspiration relèvent d'un professionnel de santé. Si une auxiliaire déborde sur un acte de soin par bonne volonté et qu'un accident survient, l'assureur peut objecter que la prestation sortait de l'activité garantie. Écrivez le périmètre dans le plan d'aide, tracez le refus des actes non autorisés et formez vos équipes : c'est aussi votre meilleure défense.
Non. Un contrat souscrit pour les besoins de la structure n'ouvre ni rétractation de quatorze jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : ces protections visent les particuliers, pas les professionnels. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (Code des assurances, article L.113-12), et le Code prévoit par ailleurs une résiliation en cas de changement de situation affectant le risque (article L.113-16). Le point vraiment important reste la déclaration des évolutions : passage sous autorisation, ouverture d'une antenne, démarrage de la garde d'enfants de moins de trois ans, effectif qui double. Une activité non déclarée est une garantie qui peut tomber.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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