RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une salle de cinéma fait entrer des dizaines de personnes dans le noir, sur des gradins en pente, avec des marches, des sols collants de soda et des enfants qui circulent en pleine séance. Le sinistre le plus fréquent n'est pas l'incendie de la cabine : c'est la chute d'un spectateur à la sortie d'une travée, un disque dur DCP confié par un distributeur qui repart hors service, ou une boisson chaude renversée au comptoir. Dans ces cas, ce n'est pas votre matériel qui est en jeu, mais l'argent que vous devez à quelqu'un d'autre.
La responsabilité civile professionnelle d'un exploitant de salle de cinéma prend en charge les conséquences pécuniaires des dommages causés à des tiers du fait de votre exploitation : vous, vos salariés, vos bénévoles, vos équipements, vos locaux, vos prestations. Elle vise trois familles de dommages : corporels (un spectateur blessé dans un escalier de salle ou au comptoir), matériels (une copie ou un disque dur DCP confié par un distributeur, du matériel de projection prêté, le véhicule d'un client abîmé sur votre parking) et immatériels consécutifs (le manque à gagner d'un distributeur ou d'une entreprise dont la séance privatisée n'a pas pu se tenir à cause d'un dommage garanti). Elle suit l'activité que vous avez déclarée : séances commerciales, séances scolaires, ciné-club, avant-premières, privatisations et, si vous les signalez, les projections hors les murs. Au-delà de l'indemnité due à la victime, elle finance votre défense : expertise contradictoire, avocat, procédure civile. En revanche, elle ne répare jamais vos propres biens — projecteurs, fauteuils, écran, murs — qui relèvent d'un contrat de dommages distinct.
Prenez le scénario le plus banal : le balisage lumineux d'une travée est en panne depuis quelques jours, une spectatrice de 68 ans rate une marche en sortant de la salle et se fracture le col du fémur. Opération, plusieurs mois d'immobilisation, séquelles à la marche, aide à domicile : entre les frais de santé que l'Assurance maladie vous réclame au titre de son recours, les pertes de revenus et l'indemnisation des préjudices personnels, l'addition atteint couramment plusieurs dizaines de milliers d'euros — un ordre de grandeur de 40 000 à 80 000 euros n'a rien d'exceptionnel sur ce type de dossier, à titre d'exemple et non de tarif. Sans responsabilité civile professionnelle, cette somme sort de votre trésorerie, augmentée des honoraires d'expert et d'avocat. Avec le contrat, l'assureur mandate son expert, discute le partage de responsabilité entre l'éclairage défaillant et l'imprudence de la victime, négocie avec la caisse et règle l'indemnité. Vous ne supportez que votre franchise, et votre exploitation continue pendant les deux ou trois ans que dure ce genre de procédure.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Gradins en pente, marches non contrastées, obscurité, balisage lumineux hors service, sol rendu glissant par une boisson renversée : la chute est la première cause de mise en cause d'un cinéma. Vous devez veiller à la sécurité de votre public, et la victime cherchera précisément la défaillance d'entretien, d'éclairage ou de signalisation.
Disque dur de distributeur perdu ou rayé, serveur de projection loué qui grille, matériel prêté pour un festival rendu cassé : ces biens ne vous appartiennent pas et leur remplacement vous est facturé au prix fort. La garantie des biens confiés n'est pas automatique dans un contrat de responsabilité, elle se demande avec un plafond réaliste.
Brûlure avec un café servi au comptoir, allergène non signalé sur une confiserie vendue en vrac, produit conservé hors température : votre responsabilité de vendeur est engagée envers le consommateur, même si vous n'avez rien fabriqué. Le volet produits livrés ou après livraison doit être prévu dès que vous exploitez un comptoir ou une buvette.
Écran gonflable qui bascule, câblage traversant un passage public, séance dans une salle municipale, ciné-concert avec intervenants sur scène : le risque sort de votre bâtiment et touche des tiers, des véhicules ou un site que vous n'exploitez pas. Ces activités doivent figurer noir sur blanc dans vos conditions particulières, faute de quoi elles ne sont pas garanties.
Avant-première annulée faute de KDM commandée à temps, panne évitable pendant une privatisation d'entreprise, salle indisponible le jour d'une opération scolaire payée : le distributeur ou l'organisateur vous réclame son préjudice, pas une réparation matérielle. Ce dommage immatériel n'est couvert que si la formule souscrite le prévoit, et il faut le vérifier avant de signer.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Salle de cinéma : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 39,00€/mois* | dès 23,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, mais vous partez avec un désavantage. En tant qu'exploitant vous devez veiller à la sécurité de votre public, et vous répondez aussi des choses que vous avez sous votre garde : une marche non signalée, un balisage éteint, un accoudoir descellé, un sol rendu glissant. Si la victime démontre ce défaut, votre responsabilité est retenue ; son imprudence peut réduire votre part. Le réflexe utile : photographier les lieux le jour même, consigner l'incident dans un registre et déclarer à votre assureur dans le délai prévu au contrat, au minimum cinq jours ouvrés.
Pas par défaut. Une RC couvre ce que vous causez à autrui ; les biens confiés relèvent d'une extension spécifique, généralement plafonnée et souvent limitée quant au vol. Vérifiez le plafond au regard de ce qui vous serait réellement réclamé : un serveur de projection, un projecteur laser ou une lentille prêtée se chiffrent en dizaines de milliers d'euros. Faites valider l'extension avant un festival, une itinérance ou toute opération où vous accumulez du matériel qui ne vous appartient pas, et demandez si les supports en dépôt sont garantis hors séance.
Il faut distinguer trois plans. Les obligations liées à l'établissement recevant du public portent sur la sécurité — registre, commission de sécurité, dégagements, formation du personnel — et non sur l'assurance. Aucun texte n'impose une RC professionnelle à un exploitant de cinéma comme il en impose une à un avocat ou à un maçon : ce n'est pas une profession à assurance obligatoire. En revanche, votre bail commercial, une convention avec la commune, un distributeur, un festival ou une collectivité qui vous confie une salle exigeront presque tous une attestation. L'obligation est contractuelle, pas légale, mais tout aussi contraignante.
Seulement si c'est déclaré. L'assureur garantit l'activité décrite aux conditions particulières, rien d'autre. Une projection en plein air avec écran gonflable, une séance dans une salle des fêtes, un ciné-concert avec intervenants sur scène, une buvette, un partenariat associatif ou une tournée scolaire modifient votre exposition et doivent être signalés. À défaut, l'assureur peut réduire l'indemnité, voire refuser sa garantie si le risque déclaré ne correspond pas au risque réel le jour du sinistre. Un avenant, souvent peu coûteux, suffit à sécuriser une saison entière d'événements.
C'est un dommage corporel, donc du ressort de la RC professionnelle : l'assureur instruit le dossier, mandate une expertise et indemnise si votre responsabilité est retenue. Mais la diffusion de sons amplifiés est encadrée par la réglementation, avec des niveaux à respecter et des relevés à conserver. Si vous ne pouvez produire aucune mesure, la discussion tourne vite à votre désavantage. Faites mesurer et archiver les niveaux de chaque salle, en particulier après un changement de processeur audio ou d'enceintes. Les amendes administratives ou pénales, elles, ne sont jamais assurables.
Un contrat professionnel n'ouvre ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la loi Hamon, réservés aux particuliers : ne comptez pas dessus. Le principe reste la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (Code des assurances, L.113-12) et dans la forme prévue au contrat. Un changement de situation — cession du fonds, cessation d'exploitation, changement d'activité, passage en exploitation associative — ouvre une faculté de résiliation à demander dans les trois mois suivant l'événement (L.113-16). Ne résiliez jamais avant d'avoir la nouvelle attestation en main : une journée sans garantie suffit.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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