RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Dans un cours de danse, le risque n'est pas dans les murs : il est dans le corps de vos élèves. Un porté lancé trop tôt, un échauffement écourté parce que la salle n'était libre qu'à 18 h 30, des pointes données à une enfant de neuf ans, et la blessure ne se lit plus comme un accident de pratique mais comme une faute de pédagogie. S'y ajoute tout ce que vous encadrez sans y penser : les mineurs qui vous sont confiés entre le vestiaire et le studio, et le soir de gala où cent personnes entrent dans une salle que vous n'avez pas aménagée.
La responsabilité civile professionnelle répare les dommages que vous causez à un tiers dans l'exercice de votre enseignement : un élève, un parent, un spectateur, le propriétaire de la salle. Elle joue sur les trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord, qui dominent très largement votre métier — entorse, fracture, déchirure musculaire, chute d'un praticable, malaise sur un plateau surchauffé. Les dommages matériels ensuite : parquet marqué par un accessoire, miroir brisé, sono ou éclairage empruntés et détériorés, tapis de danse déchiré, effets personnels d'un élève abîmés dans le studio. Les dommages immatériels enfin, plus rares mais réels : un gala annulé par votre faute que l'association doit rembourser, une salle rendue indisponible pour l'occupant suivant. Concrètement, l'assureur instruit la réclamation, prend en charge votre défense — y compris quand vous n'êtes finalement pas responsable — et indemnise la victime lorsque votre responsabilité est retenue, dans la limite du plafond et après franchise. Restent hors garantie la faute intentionnelle, les amendes, et vos propres blessures, qui relèvent d'une prévoyance et non de la RC Pro.
Gala de fin d'année, groupe modern jazz. Vous programmez un porté travaillé depuis six semaines, mais la répétition sur plateau a été réduite à vingt minutes et le sol de scène est plus glissant que votre parquet. À la réception, la porteuse lâche : l'élève de quinze ans retombe sur la cheville, fracture avec luxation, deux interventions, neuf mois d'immobilisation et une reprise de la danse qui restera partielle. Les parents engagent une action, la caisse d'assurance maladie réclame de son côté le remboursement des soins et des indemnités versées, et l'expertise retient un défaut de préparation et d'adaptation au plateau. Entre la créance de l'organisme social, l'indemnisation des préjudices personnels de l'adolescente — souffrances endurées, déficit fonctionnel, préjudice d'agrément pour une danseuse qui ne reprendra pas au même niveau — et les frais de procédure, on se situe dans un ordre de grandeur de 40 000 à 90 000 € ; ce sont des exemples de coûts de sinistre, pas un barème. Avec une RC Pro, l'assureur mandate l'avocat, discute l'expertise médicale et verse l'indemnité ; sans elle, et si vous exercez en nom propre, la somme sort de votre patrimoine personnel.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un porté, une pyramide, un saut réceptionné sans parade : vous validez le passage à l'étage supérieur alors que le groupe n'a ni la préparation physique ni l'encadrement nécessaires. La blessure survenue dans cet exercice se lit alors comme une faute de progression pédagogique, et non comme l'aléa normal de la pratique.
Mettre une enfant sur pointes avant que son pied ne soit prêt, forcer un écart, remettre au travail une élève à peine sortie d'une entorse sur la foi d'un « ça va aller ». Ce sont des conseils techniques : un conseil fautif qui laisse une séquelle articulaire engage votre responsabilité autant qu'un geste dangereux.
Entre le vestiaire, le couloir et la porte du studio, vous répondez d'élèves mineurs que leurs parents vous ont confiés. Un enfant qui ressort seul sur le trottoir, une chute dans l'escalier pendant que vous accueillez le groupe suivant : la mise en cause vise votre organisation de la surveillance, pas la danse elle-même.
Praticables mal calés, câbles au sol, coulisses encombrées, spectateurs debout dans une allée : le jour de la représentation, vous encadrez un lieu et un public que vous ne maîtrisez pas. Une chute d'élève en coulisse ou de spectateur dans la salle vous est reprochée au titre de l'organisation.
Salle municipale prêtée, barres, miroirs, sono, tapis de danse, matériel de l'école qui vous accueille : ces biens ne sont pas les vôtres et vous en répondez pendant votre créneau. Un tapis déchiré par un accessoire ou un parquet marqué relève de la garantie des biens confiés, souvent dotée d'un plafond distinct.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Professeur de danse : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 11,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, et sur deux fondements. L'enseignement de la danse contre rémunération est une activité réglementée — diplôme d'État exigé pour le classique, le contemporain et le jazz — et la réglementation impose aux personnes et aux structures qui enseignent d'être couvertes en responsabilité civile pour les dommages causés aux élèves et aux tiers. S'y ajoute, dans tout lieu où se pratique une activité physique encadrée, l'obligation de garantir la responsabilité de l'exploitant, des enseignants et des pratiquants. Ne confondez pas cette obligation légale avec l'attestation que réclament la mairie ou le gérant du studio : celle-ci est contractuelle et conditionne l'accès à la salle.
Cela dépend de votre statut, pas de votre planning. Salarié de l'association, vous êtes son préposé : son contrat vous couvre pour les cours qu'elle organise. Auto-entrepreneur ou indépendant qui lui facture des heures, vous êtes juridiquement un tiers : son assureur peut refuser de vous garantir, voire se retourner contre vous après avoir indemnisé l'élève. Deux issues possibles : obtenir de l'association une extension écrite vous désignant nommément, ou souscrire votre propre RC Pro — la seule qui vous suive ensuite chez vos autres clients, en stage et à domicile.
Non. En enseignement de la danse, vous êtes tenu d'une obligation de moyens et non de résultat : encore faut-il démontrer une faute de votre part — progression inadaptée à l'âge ou au niveau, échauffement bâclé, absence de parade sur un porté, sol ou matériel dangereux (Code civil 1240 et 1242). Une entorse survenue dans un exercice courant, correctement enseigné, ne vous est pas imputable. La RC Pro sert aussi dans ce cas de figure : elle finance votre défense, alors qu'un litige même gagné coûte plusieurs milliers d'euros d'avocat et d'expertise médicale.
Seulement si vous les avez déclarés. Un spectacle n'est pas un cours : montage, praticables, éclairage, coulisses, public assis, bénévoles qui manipulent le décor, parfois billetterie. Vérifiez que le contrat vise l'organisation de galas et de représentations, les répétitions hors de votre lieu habituel, l'accueil de public et la participation de mineurs. Le théâtre ou la salle municipale exigera l'attestation avant de vous remettre les clés, avec la date et l'adresse de la manifestation. La convention de mise à disposition met en général aussi les dégâts causés au lieu à votre charge.
Uniquement si ces situations figurent au contrat. Le lieu compte : chez un particulier, vous ajoutez le risque de dommages au logement — parquet rayé, miroir mural, meuble heurté — qui relève des biens de la personne chez qui vous intervenez. La discipline compte tout autant : hip-hop acrobatique, danse aérienne, pole dance, travail sur pointes ou portés acrobatiques ne sont pas toujours inclus dans un contrat souscrit pour de la barre au sol. Déclarez chaque nouvelle activité et chaque nouveau public — enfants, seniors en établissement, salariés en entreprise — avant le premier cours.
Votre contrat est professionnel : ni délai de rétractation de quatorze jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon, réservés aux particuliers. Le principe reste la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (L.113-12). Une modification réelle de votre situation professionnelle — cessation d'activité, changement de métier, ouverture d'un studio — peut ouvrir une résiliation en cours d'année lorsqu'elle modifie le risque garanti (L.113-16). Et n'attendez pas l'échéance pour signaler une nouvelle discipline ou un premier gala : cela se règle par un avenant, pas par un changement d'assureur.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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