RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une cliente vient vous voir pour son sommeil, ne mentionne pas l'antidépresseur qu'elle prend depuis six mois, et repart avec une cure de millepertuis. Trois semaines plus tard, c'est son avocat qui vous écrit. En phytothérapie, le danger n'est presque jamais la plante seule : c'est ce qu'elle devient une fois combinée au traitement, à l'âge ou à l'état de santé de la personne assise en face de vous.
La responsabilité civile professionnelle du phytothérapeute répare les dommages que votre conseil cause à un client, à un accompagnant ou à un tiers, sur le principe posé par le Code civil : celui qui cause un dommage par sa faute ou sa négligence doit le réparer (article 1240). Elle couvre les trois familles de dommages : corporels (réaction, aggravation d'un état de santé, hospitalisation après une cure conseillée), matériels (huile essentielle renversée sur les vêtements ou le mobilier d'un client, matériel abîmé dans une salle louée) et immatériels (perte de revenus de la personne en arrêt, frais engagés en pure perte). La faute reprochée n'est presque jamais un geste : c'est un conseil inadapté, un dosage ou une durée de cure mal calibrés, une omission — ne pas avoir demandé quels médicaments la personne prend — ou une mise en garde jamais donnée. Le contrat finance aussi l'enquête, l'expertise médicale et votre défense, y compris lorsque la réclamation est infondée. Il ne couvre en revanche ni l'acte volontaire, ni les amendes pénales, ni vos propres pertes d'exploitation.
Prenez le cas d'une cliente de 45 ans sous antidépresseur, venue pour de la fatigue, à qui vous conseillez six semaines de millepertuis sans l'avoir interrogée sur ses traitements. Elle est hospitalisée quatre jours pour un syndrome sérotoninergique, puis arrêtée trois semaines. Une réclamation de ce type se chiffre couramment entre 20 000 et 35 000 € — frais de santé réclamés par la caisse, perte de revenus, préjudice moral — auxquels s'ajoutent 6 000 à 10 000 € d'avocat et d'expertise médicale ; ce sont des ordres de grandeur donnés à titre d'exemple, jamais un tarif ni un montant garanti. Sans RC Pro, ces sommes sortent de votre trésorerie et de votre patrimoine professionnel, alors qu'une activité de conseil dégage rarement une telle réserve. Avec le contrat, l'assureur mandate l'expert, discute le lien de causalité entre la plante et le trouble — un point souvent difficile à établir contre vous —, négocie ou fait rejeter la demande, puis règle l'indemnité si votre responsabilité est retenue. Concrètement, la garantie change deux choses : vous ne financez pas votre défense, et vous continuez à recevoir vos clients pendant les mois que dure la procédure.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Millepertuis avec un antidépresseur ou une pilule, ginkgo ou harpagophytum avec un anticoagulant, réglisse chez un hypertendu : la plante modifie l'effet du médicament et l'accident survient chez un client qui n'avait rien signalé. C'est la mise en cause la plus fréquente et la plus lourde, parce qu'elle laisse derrière elle un dossier d'hôpital.
Huile essentielle mal diluée, plante agressive pour le foie sur une cure trop longue, dosage adulte donné à un enfant, à une femme enceinte ou à une personne âgée. La réclamation vise alors précisément la posologie et la durée que vous avez conseillées, deux points qui figurent dans vos notes et dans vos messages.
Un client repousse une consultation médicale parce qu'il veut « tester les plantes d'abord », et sa pathologie évolue pendant ce temps. On ne vous reproche pas la maladie mais la perte de chance : ne pas avoir dit clairement, et de préférence par écrit, d'aller voir un médecin.
Mettre un nom sur des symptômes, suggérer d'espacer un médicament, promettre un résultat ou proposer une plante réservée au circuit pharmaceutique fait basculer le conseil vers l'exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie. La sanction pénale ne s'assure jamais, mais les frais de défense et la réclamation civile du client, eux, relèvent du contrat.
Tisane composée par vos soins, gélules revendues au cabinet, macérat préparé à la demande : un défaut, une erreur d'étiquetage ou une contamination engage votre responsabilité de vendeur, même sans rien avoir fabriqué. Cette garantie des produits livrés se demande explicitement, sinon seul le conseil est couvert.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Phytothérapeute : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 13,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. La phytothérapie pratiquée comme accompagnement bien-être n'est pas une profession réglementée : aucune loi ne vous impose ce contrat. L'obligation n'existe que si vous exercez aussi sous un titre de santé réglementé (médecin, pharmacien, sage-femme, infirmier), qui impose sa propre assurance. Ne vous y trompez pas pour autant : votre responsabilité, elle, est engagée dans tous les cas. Beaucoup de fédérations de praticiens, d'écoles, de plateformes de rendez-vous et de bailleurs de cabinet réclament l'attestation — c'est une exigence contractuelle, pas une obligation légale.
Oui, la garantie joue. Ce qui sera examiné n'est pas ce que le client a caché, mais ce que vous avez demandé. Un questionnaire d'accueil écrit et daté — traitements en cours, grossesse, allergies, pathologies connues — assorti de la mention que votre conseil ne remplace pas un avis médical déplace la discussion vers un partage de responsabilité, voire un rejet de la réclamation. Conservez ces fiches plusieurs années après la fin de l'accompagnement : une victime peut agir longtemps après les faits.
Pas automatiquement. Le conseil et la vente sont deux expositions distinctes : il faut demander la garantie des produits livrés et déclarer le chiffre d'affaires correspondant, faute de quoi un défaut de produit reste à votre charge. En revendeur, vous répondez devant le client même sans avoir fabriqué, avec un recours possible contre le fabricant. Si vous composez vous-même vos mélanges, l'étiquetage, les allergènes et le respect de la liste des plantes vendues librement hors pharmacie deviennent votre affaire.
C'est une procédure pénale : une amende ou une peine prononcée contre vous n'est jamais assurable, la loi l'interdit. En revanche, la défense pénale prévue au contrat prend en charge l'avocat, et la demande d'indemnisation civile du client reste couverte tant que la faute n'est pas intentionnelle. Le vrai antidote tient à votre pratique : aucun diagnostic, aucun conseil d'arrêter ou d'espacer un médicament, aucune promesse de guérison, aucun titre laissant croire à une qualification médicale.
Elle suit l'activité déclarée, pas le lieu — à condition d'avoir déclaré vos modes d'exercice et votre zone géographique. Visio, déplacements chez le client, ateliers collectifs, salons, interventions en entreprise : tout cela s'ajoute au cabinet et doit être signalé en cours de contrat, comme toute évolution de votre activité. Pensez aussi au volet exploitation : la cliente qui chute dans votre salle d'attente ou se brûle sur un diffuseur relève de cette garantie, pas de la faute de conseil.
En base réclamation, le Code des assurances impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat (L.124-5) : une réclamation présentée pendant ce délai, pour un conseil donné alors que vous étiez assuré, reste prise en charge. Vérifiez-le noir sur blanc avant de résilier. Côté résiliation, un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni loi Hamon : vous sortez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou en cours d'année si votre situation professionnelle change, sur justificatif (L.113-16).
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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