RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous décidez du moment de la mise, du dosage du SO2, du protocole de collage et de la composition d'un assemblage : vos préconisations engagent des volumes qui ne se rattrapent pas. Une cuve qui dévie, un lot qui refermente en bouteille chez un importateur, une AOP déclassée, et c'est une année de travail de votre client qui perd sa valeur. Entre le conseil et le sinistre, il s'écoule souvent plusieurs mois — le temps que le vin parle.
La RC Professionnelle de l'œnologue prend en charge les conséquences financières des dommages que vous causez à vos clients — domaines, caves coopératives, maisons de négoce — ou à des tiers dans le cadre de vos missions : conseil de vinification, suivi analytique, assemblage, assistance à la mise, accompagnement qualité et audit de chai. Elle répond de trois familles de dommages : corporels (un salarié ou un visiteur blessé pendant votre intervention en cave), matériels (une cuve contaminée par du matériel de prélèvement, un équipement détérioré, des échantillons confiés et perdus) et immatériels (la perte de valeur d'une cuvée, un lot rappelé, un marché export refusé). Pour un œnologue, c'est cette troisième catégorie qui pèse le plus lourd, car le préjudice se chiffre sur des hectolitres et non sur le montant de vos honoraires : vérifiez donc explicitement que les dommages immatériels non consécutifs sont garantis, et à quelle hauteur. La garantie joue sur l'erreur, l'omission, la négligence et le manquement au devoir de conseil, y compris quand vous n'avez pas alerté un client d'un risque que vous étiez en mesure de voir. Elle ne joue en revanche ni sur un désaccord de goût, ni sur un litige d'honoraires, ni sur la reprise gratuite de votre propre prestation.
Une cave coopérative vous confie le suivi de 300 hl d'un blanc en appellation. Vous validez la mise après collage sans contrôler la stabilité microbiologique ; six semaines plus tard, une partie des cols expédiés à trois cavistes et à un importateur refermente en bouteille. Le lot est rappelé, puis déclassé : entre la perte de valeur au col, la reprise logistique, la destruction et l'indemnisation des acheteurs, un dossier de ce type se situe couramment dans un ordre de grandeur de 150 000 à 200 000 € — un exemple, pas un tarif, chaque cas dépendant du volume et de la valorisation. Sans assurance, cette somme sort de votre trésorerie de consultant, ou vous perdez votre outil de travail. Avec une RC Professionnelle, l'assureur instruit le dossier, mandate un expert et discute contradictoirement le partage de responsabilité — la traçabilité de la cave, les analyses réalisées, les instructions écrites que vous aviez données — puis indemnise dans la limite du plafond, franchise déduite. Il prend aussi en charge votre défense, y compris pour faire écarter les réclamations infondées, fréquentes dès qu'une cuvée déçoit commercialement. Déclarez le sinistre dès que vous en avez connaissance : le Code des assurances impose au minimum cinq jours ouvrés, et un dossier annoncé tôt se défend beaucoup mieux.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Sulfitage sous-dosé, stabilisation jugée inutile, mise validée trop tôt : la cuve part en déviation ou le vin refermente en bouteille. Le client chiffre alors sa perte sur l'intégralité du lot, sans rapport avec le montant de votre intervention.
Une valeur mal lue ou un bulletin mal exploité — SO2 libre, acidité volatile, sucres résiduels, stabilité protéique — et le vin part avec un défaut ou hors des seuils réglementaires. Le lot est bloqué à la douane, rappelé ou refusé par l'acheteur.
Un intrant, un traitement ou une pratique non admis en AOP, en bio ou dans la charte d'un négociant suffit à faire déclasser la cuvée. La perte de valeur au col est immédiate et porte souvent sur plusieurs centaines d'hectolitres.
Analyse rendue trop tard, absence pendant une fermentation qui s'arrête, décision d'assemblage repoussée : en vendanges, quelques jours suffisent à abîmer une récolte. L'indisponibilité vous sera reprochée aussi durement qu'une erreur technique.
Matériel de prélèvement mal désinfecté qui contamine une cuve, sonde ou pompe cassée, échantillons confiés et égarés, visiteur blessé lors d'une dégustation en cave. Ces dommages matériels et corporels relèvent aussi de votre RC Pro, pas seulement vos conseils.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Œnologue : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 16,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, à condition que votre contrat garantisse les dommages immatériels non consécutifs, c'est-à-dire un préjudice purement financier sans casse ni blessure. C'est exactement le cas d'un déclassement : le vin existe toujours, il se vend simplement beaucoup moins cher. Beaucoup de contrats généralistes plafonnent cette garantie très bas, voire l'excluent. Vérifiez la sous-limite ligne à ligne et confrontez-la à la valeur d'une cuvée type chez vos clients : un plafond ne représente pas la même protection pour un domaine de huit hectares et pour une coopérative qui vinifie plusieurs milliers d'hectolitres.
Non. Le titre d'œnologue est protégé par le diplôme national, mais aucune obligation légale d'assurance ne pèse spécifiquement sur cette profession, contrairement aux avocats, aux experts-comptables ou aux architectes. L'exigence vient du contrat : coopératives, groupes de négoce et appels d'offres imposent presque tous une attestation à jour, parfois avec un plancher de garantie. Faites relire la clause avant de signer et vérifiez surtout que l'attestation mentionne vos activités réelles — conseil de vinification, suivi analytique, assistance à la mise, audit — car une activité non déclarée n'est pas couverte le jour du sinistre.
Oui, pour la partie libérale. Quand vous agissez comme salarié, dans la limite de la mission confiée par votre employeur, c'est l'assurance de la cave qui répond des dommages causés aux tiers. Dès que vous facturez une prestation en votre nom à un autre domaine — même une seule visite, même pour rendre service — vous engagez votre responsabilité personnelle et l'assureur de votre employeur n'a aucune raison d'intervenir. Déclarez cette activité accessoire, son périmètre et son chiffre d'affaires : c'est ce qui déclenche la garantie, et une sous-déclaration se paie au moment du sinistre.
Vis-à-vis de votre client, oui : c'est vous qui avez choisi le laboratoire, prélevé ou fait prélever l'échantillon, puis interprété le bulletin. Il vous demandera des comptes, et votre RC Pro intervient au titre de l'erreur de conseil et d'interprétation. L'assureur exercera ensuite un recours contre le laboratoire si la faute vient de lui : conservez donc les demandes d'analyse, les conditions de prélèvement et les bulletins datés. Signalez la sous-traitance à votre assureur, car certains contrats la limitent ou la conditionnent au fait que le prestataire soit lui-même assuré.
Seulement si la territorialité de votre contrat le prévoit. Un conseil donné en France produit ses effets à Tokyo, à Londres ou à New York : un dosage de SO2 conforme ici mais au-dessus du seuil du pays d'arrivée, une mention d'allergène oubliée, et le conteneur est immobilisé. Beaucoup de contrats couvrent le monde entier sauf les États-Unis et le Canada, où le coût des réclamations est sans commune mesure. Si vous suivez des cuvées destinées à ces marchés, demandez l'extension par écrit avant la campagne : une simple attestation ne prouve rien sur ce point.
Un contrat professionnel n'ouvre ni délai de rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon : vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (L.113-12), ou en cours d'année si votre situation change réellement, par exemple une cessation d'activité (L.113-16). Pour les millésimes anciens, tout dépend de la base de garantie : en base réclamation, c'est la date de la réclamation qui compte, avec une garantie subséquente d'au moins cinq ans après résiliation (L.124-5). Négociez la reprise du passé chez le nouvel assureur : un défaut de vin se révèle tard.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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