RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un puits curé le matin peut rendre une eau trouble ou non conforme trois semaines plus tard : boues remises en suspension, chloration mal rincée, matériel descendu sans décontamination après un autre chantier. Chez un gîte, un éleveur ou une commune, ce n'est jamais le puits seul qui est touché, c'est tout le réseau qui en dépend et l'activité qui s'arrête. Le vrai risque de ce métier n'est pas votre treuil ni votre motopompe : c'est l'eau des autres, le terrain des autres et l'exploitation des autres.
La responsabilité civile professionnelle couvre les conséquences financières des dommages que votre entreprise cause à des tiers pendant et après l'intervention : le client, ses voisins, les usagers de l'eau, une collectivité. Elle joue sur les trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : un usager qui tombe malade après avoir bu une eau contaminée par votre passage, un promeneur blessé par un ouvrage laissé ouvert ou un affaissement de terrain. Les dommages matériels ensuite : pompe immergée arrachée au treuil, cuvelage fissuré, canalisation d'alimentation percée, dalle cassée, terrain affaissé autour du puits, réseau intérieur à désinfecter entièrement. Les dommages immatériels consécutifs enfin, souvent les plus lourds sur ce métier : un gîte fermé, un élevage privé d'abreuvement, un maraîcher sans irrigation, des frais d'eau de substitution par citerne. La garantie s'applique aussi bien à votre responsabilité contractuelle envers le client qu'à votre responsabilité délictuelle envers les tiers, y compris le fait des choses que vous avez sous votre garde (articles 1240 et 1242 du Code civil), et elle finance votre défense en cas de mise en cause.
Vous curez en avril le puits qui alimente les sanitaires d'un gîte de douze couchages. Trois semaines plus tard, les analyses révèlent une contamination bactériologique du réseau : le matériel descendu dans l'ouvrage avait servi la veille sur un autre chantier sans avoir été décontaminé. Le gîte ferme le temps de la désinfection complète du réseau et des contre-analyses, en pleine saison. Entre la remise en état, l'expertise, les nuitées remboursées et la perte d'exploitation, un dossier de ce type atteint couramment un ordre de grandeur de 30 000 à 50 000 euros, et il grimpe nettement si des occupants sont tombés malades. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, à côté d'une prestation facturée quelques centaines d'euros. Avec elle, l'assureur mandate l'expert, discute la part réellement imputable à votre intervention, finance votre défense si le litige part au contentieux et indemnise le préjudice retenu.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Désinfectant mal dosé ou insuffisamment rincé, outillage descendu sans décontamination, boues remuées qui repartent dans la colonne : l'analyse revient non conforme après votre passage. Le client se retourne contre vous pour la désinfection du réseau, les contre-analyses et tout ce que l'eau alimentait.
Un pompage trop brutal, un curage qui décomprime le fond ou un cuvelage ancien fragilisé peuvent provoquer l'effondrement partiel du puits et un affaissement autour. Les fissures apparaissent alors sur la terrasse, le muret ou l'annexe voisine, parfois chez le voisin du client.
Pompe immergée arrachée à la remontée, câble d'alimentation sectionné, crépine ou colonne d'exhaure tordue, canalisation percée en dégageant la margelle. Ces biens sont ceux sur lesquels vous travaillez, une catégorie que beaucoup de contrats excluent sans extension spécifique.
Fuite de carburant d'un groupe électrogène, huile hydraulique du treuil, tuyau percé : quelques litres suffisent pour atteindre la nappe par l'ouvrage que vous êtes justement en train d'ouvrir. Les frais de dépollution et de surveillance du captage sont sans commune mesure avec le prix de l'intervention.
Annoncer un puits récupérable qui ne l'est pas, garantir un débit jamais atteint après curage, valider un ouvrage comme exploitable alors qu'il est en communication avec une source polluée. Le client engage des dépenses inutiles sur votre parole et vous en réclame le remboursement.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Nettoyage et curage de puits : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 22,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Aucune loi n'impose de RC Pro pour l'entretien et le curage de puits : ce n'est pas une profession réglementée, contrairement aux métiers du droit ou de la santé. Deux nuances importantes. Si vous reprenez le cuvelage, la margelle ou la maçonnerie de l'ouvrage, vous entrez dans le champ des travaux de construction, où l'assurance décennale est, elle, obligatoire. Par ailleurs, la quasi-totalité des donneurs d'ordre (communes, syndicats des eaux, gîtes, exploitations sous cahier des charges) exigent une attestation RC Pro à jour avant de vous laisser intervenir : exigence contractuelle, pas légale, mais tout aussi bloquante.
Oui, si votre intervention est la cause : désinfectant mal dosé ou mal rincé, matériel descendu sans décontamination, boues remises en suspension, crépine déplacée. La garantie prend en charge la remise en état et la désinfection du réseau, les analyses de contrôle, l'eau de substitution et la perte d'exploitation subie par le client. Point de vigilance majeur : la pollution du sol ou de la nappe relève fréquemment d'une garantie distincte, dite atteinte accidentelle à l'environnement, souvent proposée en option et plafonnée plus bas que la RC Pro. Demandez-la explicitement et lisez son plafond.
Non. La RC Pro indemnise les tiers, pas vos propres salariés : un accident en fond de puits relève d'abord de la législation sur les accidents du travail et de la Sécurité sociale. En revanche, si votre entreprise est reconnue en faute inexcusable (aucun contrôle d'atmosphère avant descente, pas de surveillant en surface, pas de harnais ni de treuil de récupération), les sommes complémentaires mises à votre charge peuvent être couvertes par une garantie responsabilité civile de l'employeur, faute inexcusable. Sur un métier en espace confiné, vérifiez qu'elle figure bien au contrat avant de signer.
Pas automatiquement. Les contrats excluent très souvent les dommages aux biens confiés et aux biens sur lesquels vous travaillez, et la pompe, la colonne, le câble ou la crépine que vous manipulez sont exactement ces biens-là. Il faut demander l'extension biens confiés et vérifier son plafond, fréquemment limité à quelques milliers d'euros par sinistre, ce qui est peu face à une pompe de forage récente. En revanche, ce que vous endommagez autour (cuvelage fissuré, dalle cassée au treuil, mur voisin) relève du dommage matériel classique de la RC Pro.
Non. Dès que vous ne faites plus de l'entretien mais que vous touchez à la structure (reprise de cuvelage, pose de buses, dalle, approfondissement, création d'ouvrage), vous devenez constructeur au sens de l'article 1792 du Code civil et engagez une responsabilité de dix ans sur la solidité de l'ouvrage. Cette responsabilité relève de l'assurance décennale, obligatoire pour ces travaux, et non de la RC Pro. Déclarez précisément la part travaux de votre activité : une activité non déclarée à l'assureur n'est tout simplement pas garantie le jour du sinistre.
Un contrat professionnel ne relève ni du délai de rétractation de 14 jours ni de la loi Hamon, réservés aux particuliers. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances). Le Code prévoit aussi une résiliation en cas de changement de situation professionnelle modifiant le risque garanti, par exemple si vous abandonnez le curage pour le forage ou cessez l'activité (article L.113-16). Surveillez surtout la reprise du passé : une contamination révélée des mois après votre chantier doit rester garantie.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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