RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un tube que vous avez soufflé, cintré et rempli de gaz finit sa vie à quatre mètres du sol, sur la façade d'un client, relié à un transformateur qui monte à plusieurs milliers de volts. Le jour où une électrode s'échauffe dans le caisson, où une fixation lâche au-dessus d'un trottoir ou où un tube bleu au mercure se brise dans la salle d'un restaurant, ce n'est plus votre matériel qui est en jeu : c'est le dommage causé à quelqu'un d'autre. La responsabilité civile professionnelle du néoniste commence exactement là.
La RC Pro du néoniste répare les dommages que votre travail cause à des tiers : le client, un passant, un voisin, le propriétaire du mur. Elle couvre les dommages corporels (un passant blessé par une chute d'enseigne ou un éclat de verre, quelqu'un électrisé en touchant un raccordement mal isolé), les dommages matériels (façade noircie par un départ de feu, vitrine cassée à la dépose, local souillé par le mercure d'un tube brisé) et les dommages immatériels consécutifs, c'est-à-dire les jours de fermeture que ces dégâts imposent au commerce. Elle joue pendant l'intervention, atelier et chantier compris, mais surtout après la livraison de l'enseigne, quand le sinistre survient des mois plus tard sur une pièce que vous avez fabriquée et raccordée. Elle finance aussi votre défense : expertise contradictoire, discussion avec l'assureur du client, frais d'avocat si le recours part devant le tribunal. En revanche elle ne répare jamais vos propres biens : four, pompe à vide, transformateurs et stock de tubes relèvent d'un autre contrat.
Vous posez une enseigne néon sur la devanture d'un restaurant. Huit mois plus tard, l'humidité entre dans le caisson, le raccordement haute tension amorce, le feu prend dans l'auvent et lèche la façade ; personne n'est blessé, mais la salle reste fermée trois semaines. L'expert retient un défaut d'étanchéité et d'isolation du raccordement : c'est votre geste qui est en cause, pas le bâtiment. L'assureur du restaurateur chiffre la remise en état de la devanture autour de 45 000 € et la perte d'exploitation autour de 25 000 €, puis se retourne contre vous, soit de l'ordre de 70 000 € réclamés à un artisan seul (ordres de grandeur donnés en exemple, un sinistre réel dépend de l'expertise). Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, puis de votre patrimoine. Avec, l'assureur mandate son propre expert, discute le montant et la part de responsabilité, indemnise le tiers, et vous continuez à souffler pendant les mois que dure le dossier.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un transformateur mal dimensionné, une électrode mal soudée ou un caisson qui prend l'eau suffisent à provoquer un amorçage puis un incendie dans la devanture du client. C'est la mise en cause la plus lourde du métier, car elle survient après votre départ et entraîne presque toujours une fermeture derrière le dommage matériel.
Une fixation sous-dimensionnée dans une façade ancienne, un scellement qui travaille avec le vent, et le caisson finit sur le trottoir. Le dommage corporel à un passant ou matériel à un véhicule remonte directement vers celui qui a conçu, fixé et livré l'enseigne.
Les tubes bleus et blancs contiennent du mercure : un tube cassé pendant la pose ou une maintenance contamine un plancher, un comptoir, une réserve alimentaire. Le nettoyage spécialisé et l'arrêt d'activité qui l'accompagne se réclament au professionnel qui manipulait la pièce.
Les néons vintage qu'on vous apporte à l'atelier ont une valeur de collection et ne se refabriquent pas à l'identique. Cassés à la flamme, tombés de l'établi ou perdus au transport, ils relèvent des biens confiés, une extension à demander qui n'est jamais incluse d'office.
Vous dessinez et fabriquez une enseigne que la mairie refuse ou fait retirer, parce que le format, la luminance ou le clignotement ne passent pas dans le secteur concerné. Si le client démontre que vous l'avez conseillé sur ce point, le préjudice est immatériel : dépose, refabrication, ouverture retardée.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Néoniste : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 21,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
En règle générale non. Depuis un revirement de la Cour de cassation de mars 2024, un élément d'équipement simplement ajouté sur un bâtiment existant, ce qu'est une enseigne posée en façade, ne relève ni de la décennale ni de la garantie de bon fonctionnement : les désordres se règlent sur le terrain de la responsabilité contractuelle, donc de votre RC Pro. La nuance demeure si votre intervention constitue elle-même un ouvrage, par exemple un totem scellé sur fondation maçonnée. Faites écrire par votre assureur ce que couvre exactement votre contrat sur ce point.
Non, cela se déclare. Beaucoup de contrats d'artisan d'art sont rédigés pour un atelier et excluent ou limitent les travaux en hauteur, l'usage d'une nacelle et les opérations de levage. Demandez que la pose sur façade, la hauteur maximale d'intervention et le mode d'accès figurent explicitement aux conditions particulières, et vérifiez que le volet exploitation couvre le chantier lui-même : outil qui tombe, vitrine rayée, véhicule touché. Un contrat qui ne mentionne que la fabrication de tubes lumineux vous laisse seul le jour de la pose.
Sur le principe oui, si le bris vient de votre manipulation ou d'un défaut de la pièce : le local souillé est un dommage matériel et la fermeture qui suit un dommage immatériel consécutif. Mais l'atteinte accidentelle à l'environnement fait souvent l'objet d'une garantie distincte, parfois optionnelle, avec son propre plafond et sa propre franchise. Demandez confirmation écrite que les frais de décontamination d'un local tiers sont inclus, et à quel montant ils sont plafonnés.
Pas par la RC Pro seule. Un bien confié est entre vos mains, pas entre celles d'un tiers : sa destruction relève de la garantie biens confiés, qui se souscrit en extension, et la pièce sur laquelle porte directement votre travail reste fréquemment exclue. Pour une enseigne de collection, annoncez une valeur cohérente, gardez une photo datée et un bon d'entrée signé, et regardez le plafond par objet : il est souvent très inférieur à la cote réelle d'un néon d'époque.
Pas à la porte de l'atelier. Un tube qui fuit, une électrode mal scellée ou un mauvais remplissage de gaz est un défaut du produit que vous avez livré, et il vous est reproché même si un autre a réalisé la pose et le raccordement. Vérifiez que la responsabilité civile après livraison figure bien au contrat, avec un plafond identifié, et faites préciser l'étendue géographique si vous expédiez : la plupart des contrats s'arrêtent à la France et à l'Union européenne.
La loi ne l'impose pas au néoniste : votre activité n'est pas une profession réglementée à assurance obligatoire, à la différence des métiers du bâtiment soumis à décennale. En pratique elle est exigée par les enseignes, franchises, bailleurs, centres commerciaux et collectivités, qui réclament l'attestation avant de vous laisser intervenir. Côté résiliation, un contrat professionnel n'ouvre ni les 14 jours de rétractation ni la loi Hamon : vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année en cas de changement réel de situation (article L.113-16).
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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