RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un script de migration lancé un jeudi soir, une clé d'API poussée par erreur dans un dépôt public, une dépendance mise à jour qui casse le tunnel de paiement : chez un prestataire informatique, la faute ne se voit jamais au moment où elle est commise, elle se voit quand le client compte ce qu'il a perdu pendant que son service était à l'arrêt. Et le chiffre qui arrive alors n'a aucun rapport avec ce que vous avez facturé : vous avez vendu trois jours de prestation, on vous réclame quatre jours de chiffre d'affaires perdu, une facture de récupération de données et le coût du prestataire appelé en urgence pour rattraper. La responsabilité civile professionnelle est exactement la garantie qui répond de ces dommages causés à un tiers dans l'exercice de votre activité.
La RC Pro d'un micro-entrepreneur en systèmes d'information couvre les conséquences financières des dommages que vous causez à un tiers dans votre prestation — développement, intégration, infogérance, administration système, maintenance applicative, paramétrage d'outils — par une erreur, une omission, une négligence ou un conseil fautif. Elle joue sur les trois familles de dommages : les dommages corporels, rares mais réels dès que vous intervenez sur site (câble tiré en travers d'un couloir, baie déplacée sur le pied d'un salarié) ; les dommages matériels, quand un serveur, un poste de travail ou un équipement réseau qui vous est confié est détérioré pendant l'intervention ; les dommages immatériels enfin, qui sont le cœur du métier. Ces derniers sont les pertes purement financières subies par le client : indisponibilité d'un service, commandes non enregistrées, données à reconstituer, pénalités qu'il doit à son tour à ses propres clients. Le point technique décisif tient en une ligne des conditions particulières : la mention des dommages immatériels non consécutifs — ceux qui ne découlent d'aucun dommage matériel préalable, donc l'immense majorité des sinistres informatiques — presque toujours assortie d'une sous-limite inférieure au plafond affiché en première page. S'y ajoutent les frais de défense, pris en charge même lorsque la réclamation se révèle infondée, tandis que restent hors garantie la faute intentionnelle ou dolosive (article L.113-1 du Code des assurances), le remboursement de vos propres honoraires, la reprise à vos frais du travail mal fait et les amendes, jamais assurables.
Prenons une mission ordinaire : 2 400 € facturés pour migrer la base d'une boutique en ligne vers un nouvel hébergement, opération lancée un jeudi soir pour limiter la gêne. Le script écrase la table des commandes, la sauvegarde automatique était désactivée depuis trois semaines sans que personne ne l'ait vérifiée, et la boutique reste à l'arrêt quatre jours en pleine période commerciale. Le client chiffre sa réclamation : de l'ordre de 30 000 € de marge perdue, 8 000 € facturés par une société de récupération de données et 5 000 € pour le prestataire appelé en renfort — des ordres de grandeur destinés à illustrer, jamais un tarif. En micro-entreprise, une somme pareille ne se provisionne pas : elle représente plusieurs mois de chiffre d'affaires, et si la réforme de 2022 sur l'entrepreneur individuel sépare en principe votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel, la dette d'indemnisation reste la vôtre, sans plafond et sans écran de société. Avec une RC Pro couvrant expressément les dommages immatériels non consécutifs, l'assureur instruit la réclamation, discute la part réellement imputable à votre faute — une sauvegarde inactive depuis trois semaines engage aussi le client —, indemnise dans la limite prévue au contrat et prend en charge l'avocat même si la mise en cause se révèle finalement infondée. Sans elle, vous négociez seul, sur votre trésorerie, face à un client qui a déjà cessé de vous payer et qui parle à votre place à vos autres donneurs d'ordre.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une régression non détectée, une dépendance mise à jour sans test, un déploiement lancé en fin de semaine : le tunnel de commande tombe et le client chiffre chaque heure d'indisponibilité. C'est le sinistre type du prestataire IT, et il se règle sur la ligne des dommages immatériels non consécutifs, celle qu'il faut lire avant de signer et pas après.
Un script de migration passé sur la base de production, une purge trop large, une sauvegarde présumée active qui ne tournait plus : les données ne se rachètent pas, elles se reconstituent, et la facture du prestataire spécialisé dépasse vite le montant de la mission. Beaucoup de contrats traitent les frais de reconstitution de données comme une garantie distincte, avec sa propre limite et sa propre franchise.
Une clé d'API dans un dépôt public, un port d'administration exposé, un correctif de sécurité repoussé pour tenir le planning : la fuite est subie par le client, mais c'est votre manquement qui est reproché. La RC Pro répond du dommage que le client vous réclame et des frais de défense, jamais de la sanction administrative infligée à ce client par l'autorité de contrôle.
Vous avez recommandé une architecture, un CMS ou un hébergement qui ne tient pas la charge annoncée, ou vous n'avez pas alerté par écrit sur une limite connue du choix que le client vous imposait. Le devoir de conseil et de mise en garde du professionnel de l'informatique est apprécié sévèrement : ce qui n'a pas été écrit est réputé ne pas avoir été dit.
Une mission qui dérape de plusieurs semaines fait glisser une ouverture de site, une campagne ou une intégration attendue par un tiers, et le client vous facture ce que ce décalage lui a coûté. La garantie couvre les pertes qu'il subit de ce fait, jamais le remboursement de vos honoraires ni la reprise du développement à vos frais.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Micro-entrepreneur secteur systèmes d'information : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,00€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
C'est un dommage immatériel non consécutif : une perte purement financière, sans destruction matérielle préalable. C'est le poste dominant en informatique et c'est aussi celui qui manque le plus souvent dans les contrats d'entrée de gamme. Vérifiez trois lignes de vos conditions particulières : la mention explicite des dommages immatériels non consécutifs, leur sous-limite, très souvent inférieure au plafond général affiché, et le montant de la franchise. Si la mention est absente, la garantie ne jouera pas, quel que soit le beau chiffre annoncé en première page.
Elle est utile, elle ne remplace pas l'assurance. Une clause qui plafonne votre responsabilité au montant de la prestation est écartée par le juge lorsqu'elle vide de sa substance votre engagement essentiel, et elle ne tient pas en cas de faute lourde ou dolosive. Elle n'est par ailleurs opposable qu'à votre cocontractant : l'utilisateur final ou le client de votre client, qui agit sur le terrain de la responsabilité délictuelle (article 1240 du Code civil), n'y est pas tenu. Gardez la clause, et assurez ce qu'elle ne bloque pas.
Non. Le prestataire informatique n'exerce pas une profession réglementée soumise à une obligation légale d'assurance, contrairement à un architecte ou à un constructeur. La contrainte vient d'ailleurs, et elle est réelle : ESN et agences qui vous prennent en sous-traitance, plateformes de freelancing, appels d'offres et marchés publics, DSI de grands comptes réclament une attestation avant de signer, souvent avec un plafond minimum et la couverture des immatériels non consécutifs. Vérifiez aussi la zone géographique du contrat si vous facturez hors de France.
Non, et aucun assureur ne le fera : les sanctions administratives et pénales ne sont pas assurables en France. Ce que la RC Pro peut prendre en charge est autre chose, et c'est souvent l'essentiel du chiffre : le dommage que votre manquement a causé au responsable de traitement ou aux personnes concernées, frais de notification, remise en état, indemnisation réclamée par le client dont la base a fuité par une faille que vous aviez laissée ouverte. En tant que sous-traitant, vous répondez de vos propres manquements aux mesures de sécurité convenues.
Oui, et c'est fréquent en informatique où un défaut se révèle tard. La RC Pro fonctionne le plus souvent en base réclamation : c'est la date de la réclamation, non celle de la faute, qui déclenche la garantie. Un bug écrit en 2024 et découvert en 2027 relève donc du contrat en vigueur au moment où le client vous écrit. Quand vous changez d'assureur ou cessez l'activité, c'est la garantie subséquente qui prend le relais pour les faits antérieurs, pour une durée d'au moins cinq ans (article L.124-5 du Code des assurances).
Votre contrat est un contrat professionnel : ni le délai de rétractation de quatorze jours ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon ne s'y appliquent, ces règles étant réservées aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation professionnelle change réellement, cessation d'activité ou changement de métier (article L.113-16). Faites démarrer le nouveau contrat le jour même où l'ancien s'arrête : quelques jours de trou restent un trou de garantie.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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