RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une tuile photovoltaïque n'est pas un accessoire posé sur un toit : c'est le toit. En déposant la couverture d'une maison habitée pour intégrer des tuiles ou des ardoises solaires, vous prenez la main sur son étanchéité, sur son câblage et sur tout ce qui se trouve dessous. Une bâche qui lâche une nuit d'orage, un connecteur qui chauffe sous les éléments, une tuile qui glisse de l'échafaudage : ce sont vos clients, leurs voisins ou des passants qui encaissent, et c'est votre responsabilité qui est engagée.
La responsabilité civile professionnelle de l'installateur de tuiles et ardoises solaires couvre les dommages que votre activité cause à autrui : au client, à ses voisins, aux passants, aux autres entreprises présentes sur le chantier. Elle joue sur les trois types de préjudices : corporels (un élément qui tombe sur une personne, un tiers blessé au pied de l'échafaudage), matériels (eau dans les combles, charpente percée, câblage existant sectionné, véhicule enfoncé) et immatériels consécutifs (relogement du client, arrêt d'activité d'un local, perte de revente d'électricité après un dommage). Elle intervient pendant les travaux, au titre de votre exploitation, et après l'intervention pour les désordres qui n'entrent pas dans le champ décennal. Elle prend également en charge la défense de vos intérêts quand la mise en cause est contestée ou partagée entre plusieurs intervenants. Elle ne remplace pas la garantie décennale, obligatoire pour vos travaux de couverture : les deux contrats sont complémentaires et un poseur de BIPV a besoin des deux.
Prenez un chantier ordinaire : 45 m² de tuiles solaires en remplacement d'une couverture existante, maison habitée, dépose étalée sur trois jours avec bâchage. La deuxième nuit, une rafale décroche la bâche ; l'eau descend dans les combles aménagés, gorge l'isolant, gonfle les plafonds et le parquet, abîme le mobilier. Séchage, réfection des plafonds, remplacement de l'isolant et du sol, hébergement de la famille pendant les travaux : la remise en état tourne facilement autour de 25 000 €, un simple ordre de grandeur, chaque sinistre ayant son propre chiffrage. Avec une RC Pro, l'assureur mandate l'expert, indemnise le client, discute le partage de responsabilité avec l'assureur adverse et règle vos frais de défense si la faute est contestée. Sans elle, vous financez la réfection sur votre trésorerie, vous perdez le chantier suivant faute de disponibilité, et vous continuez à travailler pour un client qui vous attaque.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Toiture ouverte, une nuit de pluie ou un bâchage qui lâche suffisent à noyer isolant, plafonds et sols d'un logement occupé. Avant réception, ce sinistre relève de votre RC Pro et non de la décennale, et il touche des biens existants que vous n'avez pas construits.
Un connecteur DC mal serti, une boîte de jonction sous-dimensionnée ou un serrage insuffisant chauffent lentement sous la couverture avant de provoquer un départ de feu. Le sinistre peut gagner la charpente, tout le logement et la maison mitoyenne, avec un risque de victimes.
Charpente percée ou fragilisée, écran de sous-toiture déchiré, câble sectionné au passage des gaines, gouttière ou souche de cheminée abîmée à la manutention. Ces dégâts portent sur des ouvrages que vous n'avez pas réalisés et exigent une garantie dommages aux existants clairement chiffrée.
Une tuile solaire, un rail, un outil ou une palette qui glisse peut blesser un occupant, un voisin ou un passant, écraser un véhicule ou traverser une véranda. Le dommage corporel est le poste le plus lourd et ne connaît pas de limite naturelle.
Ombrage sous-estimé, calepinage ou orientation discutables, onduleur mal dimensionné : le client constate une production inférieure et réclame la perte de revente d'électricité. C'est un préjudice purement immatériel, indemnisé seulement si votre contrat prévoit les dommages immatériels non consécutifs.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Installateur de tuiles et ardoises solaires : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, ce sont deux contrats distincts. La décennale est obligatoire : vos tuiles assurent le clos et le couvert, une infiltration rend le logement impropre à sa destination et la responsabilité du constructeur est présumée (article 1792 du Code civil). La RC Pro n'est pas imposée par la loi, mais elle couvre tout ce que la décennale laisse dehors : dommages pendant le chantier, aux voisins, aux biens du client, aux passants. Dans les faits, aucun particulier ni donneur d'ordre sérieux ne signe sans les deux attestations.
Avant la réception des travaux, la décennale ne joue pas : c'est votre RC Pro qui répond. Bâche arrachée, pluie non prévue, et l'eau descend dans l'isolant, les plafonds, le parquet, parfois le mobilier. Vérifiez deux lignes de votre contrat : la garantie des dommages aux existants, c'est-à-dire les parties du bâtiment que vous abîmez sans les avoir construites, et celle des biens confiés. Beaucoup de contrats bas de gamme les plafonnent très bas, alors que c'est le sinistre le plus fréquent du métier.
Le maître d'ouvrage se retourne vers l'entreprise titulaire du marché, pas vers vous. Mais celle-ci, et surtout son assureur, exerceront ensuite un recours contre vous pour la part qui vous revient. Le sous-traitant n'est pas tenu par l'obligation légale d'assurance décennale, ce qui ne l'empêche pas de répondre de ses fautes devant l'entreprise principale : la facture arrive simplement par un autre chemin. En pratique, tous les donneurs d'ordre réclament attestation RC Pro et décennale avant le premier chantier, et les recontrôlent à chaque renouvellement.
Cela dépend de l'origine. Si la sous-production découle d'une erreur qui vous est imputable — ombrage ignoré, calepinage ou orientation inadaptés, onduleur mal dimensionné —, il s'agit d'un préjudice immatériel : une perte de revenus sans dommage matériel. Ce préjudice n'est indemnisé que si votre contrat inclut les dommages immatériels non consécutifs, une garantie souvent absente des formules d'appel. En revanche, un rendement promis oralement et présenté comme un engagement de résultat reste très généralement exclu : ne chiffrez jamais une production sans réserve écrite.
Vous serez mis en cause le premier, parce que c'est vous qui avez posé. Votre assureur indemnise le client, puis exerce un recours contre le fabricant ou le fournisseur. Pour que ce recours aboutisse, conservez tout : références de lot, factures d'achat, Avis Technique du procédé, notice de pose, photos avant recouvrement. Attention au piège inverse : poser en dehors des prescriptions du fabricant ou des règles de l'art de la couverture transforme un défaut produit en faute de pose, et vous restez alors seul face au sinistre.
Un contrat professionnel n'est ni un contrat de consommation ni une assurance auto ou habitation : pas de rétractation de 14 jours, pas de loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation change et modifie le risque, par exemple un changement d'activité (article L.113-16). Deux réflexes : ne résiliez jamais avant d'avoir l'attestation du nouvel assureur en main, et vérifiez la reprise du passé, car en base réclamation (article L.124-5) un chantier ancien peut ressortir des années plus tard.
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