RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous livrez un longbow de 45 livres à un archer qui vous a donné son allonge au téléphone. Huit mois plus tard, la branche supérieure part en éclats à la décoche et l'archer garde une cicatrice à l'avant-bras : c'est vous qui avez choisi le bois, posé la colle et fait le tillering. La responsabilité civile professionnelle du facteur d'arc traite exactement ce moment-là — le dommage que votre travail cause à quelqu'un d'autre, pas ce qui arrive à votre atelier.
La RC Pro du facteur d'arc couvre les conséquences financières des dommages que vous causez à un tiers dans l'exercice de votre métier : conception, débit et collage des lamelles, tillering, finition, dimensionnement et montage de corde, réglage, réparation et vente d'arcs traditionnels. Elle intervient sur les trois familles de dommages. Les dommages corporels d'abord : l'archer blessé par une branche qui casse, le voisin de pas de tir touché pendant une démonstration. Les dommages matériels ensuite : le viseur, le carquois, le mobilier d'un club ou le stand de l'exposant voisin abîmés par votre produit ou votre intervention. Les dommages immatériels consécutifs enfin : le compétiteur privé de sa saison, le club obligé de louer du matériel de remplacement. Le volet décisif dans votre métier est la responsabilité du fait des produits livrés, qui prolonge la garantie une fois l'arc parti de l'atelier, parfois des années après la vente.
Prenez un arc reflex-deflex vendu autour de 500 €. Un collage lâche à pleine traction, la branche explose, un éclat entaille la main d'arc de l'acheteur : opération du tendon, trois mois sans travailler pour ce menuisier de 34 ans. L'assurance maladie réclame ses débours et l'archer demande réparation de ses souffrances, de son préjudice esthétique et de sa perte de revenus. À titre d'ordre de grandeur, et non de tarif, un dossier corporel de ce type se chiffre couramment en dizaines de milliers d'euros, sans commune mesure avec le prix de l'arc. Avec une RC Pro, l'assureur mandate l'expert, discute le lien entre le défaut de collage et la blessure, prend en charge votre défense et paie l'indemnité si votre responsabilité est retenue. Sans elle, l'expertise, l'avocat et l'indemnisation sortent de votre trésorerie : un seul dossier peut valoir plusieurs années de marge d'atelier.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un défaut de collage, un nœud invisible ou un profil trop mince fait éclater une branche en pleine traction et blesse l'archer. Sur le terrain du produit défectueux, la victime n'a pas à prouver votre faute : il lui suffit d'établir le défaut, le dommage et le lien entre les deux.
Une corde trop courte, un nombre de brins mal calculé ou une encoche fragile provoque une décoche à vide et projette un fragment vers le visage du tireur. Les atteintes oculaires sont les mises en cause les plus lourdes à indemniser dans ce métier.
Vous recommandez 50 livres à un archer dont l'allonge et l'épaule ne suivent pas, et il déclare une lésion après quelques semaines de pratique. Le conseil fait partie intégrante de votre prestation : une recommandation fautive vous engage au même titre qu'un défaut de fabrication.
Un longbow ancien confié pour un recollage ou un retillering casse sur votre banc, et sa valeur sentimentale double la facture. Ce dommage porte sur un bien confié, poste très souvent exclu du contrat de base : l'extension doit être demandée si vous acceptez des réparations.
Un visiteur essaie un arc sur votre stand, lâche une flèche mal orientée et blesse un passant ou détruit la vitrine du voisin. Les organisateurs exigent presque toujours une attestation, et cette activité d'essai encadré doit figurer noir sur blanc dans votre déclaration d'activité.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Facteur d'arc traditionnel : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. La fabrication d'arcs n'est pas une profession réglementée soumise à assurance obligatoire, contrairement aux métiers du bâtiment ou aux professions du droit et du chiffre. L'obligation revient en revanche par contrat : clubs, organisateurs de salons et de fêtes médiévales, boutiques revendeuses et la plupart des places de marché en ligne réclament une attestation avant de vous référencer ou de vous laisser exposer. Et sans contrat, vous restez personnellement redevable de tout dommage causé par un arc que vous avez signé.
C'est la garantie du fait des produits livrés qui répond, et la date qui compte dépend du mode de déclenchement de votre contrat. En base réclamation, ce qui déclenche la garantie est la date à laquelle la victime vous réclame réparation, à condition que le contrat soit en cours ou que vous bénéficiiez encore de la garantie subséquente, d'une durée minimale de cinq ans après résiliation (Code des assurances, L.124-5). En pratique : ne laissez jamais de trou entre deux contrats et vérifiez la reprise du passé quand vous changez d'assureur.
Pas automatiquement. Regardez la clause de territorialité : la France et l'Union européenne sont généralement acquises, mais les livraisons vers les États-Unis et le Canada sont très souvent exclues, les niveaux d'indemnisation y étant sans rapport avec les nôtres. Si une part de votre production part outre-Atlantique, déclarez-le à la souscription plutôt qu'au moment du sinistre : une déclaration incomplète du risque, même de bonne foi, permet à l'assureur de réduire l'indemnité en proportion de la prime qui aurait dû être payée (L.113-9).
Oui, et c'est l'oubli qui fait tomber le plus de garanties dans ce métier. Fabriquer et vendre relève du risque produit ; faire tirer des gens relève du risque d'exploitation et d'encadrement, avec un pas de tir, des distances de sécurité, du public derrière et parfois des mineurs. Si vos conditions particulières ne mentionnent que la fabrication d'arcs, l'assureur peut opposer un refus sur un accident survenu pendant une initiation. Faites inscrire l'activité, les lieux et le nombre de participants.
Pas nécessairement. L'usage non conforme du produit est un argument de défense classique, encore faut-il pouvoir le prouver. D'où trois réflexes d'atelier : remettre une notice écrite (puissance, allonge, corde compatible, interdiction de décocher à vide), conserver la fiche de fabrication de chaque arc (essence, colle, dates, contrôle après tillering) et garder la trace écrite des échanges avec le client. Dès la première mise en cause, prévenez votre assureur sans reconnaître votre responsabilité : c'est lui qui porte cette discussion technique.
Un contrat professionnel n'est ni un contrat de consommation ni une assurance auto ou habitation : pas de rétractation de quatorze jours, pas de loi Hamon après un an. Le principe reste la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (Code des assurances, L.113-12), en partant de la date d'anniversaire du contrat. En cas de changement de situation — cessation d'activité, changement de métier — la résiliation en cours d'année est possible si le changement modifie le risque (L.113-16). Signez le nouveau contrat avant de résilier l'ancien.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
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